Connaissiez-vous toutes ces histoires ? Laquelle vous a le plus surpris ?

 

  • L’affaire des couveuses koweitiennes
  • L’opération Northwood
  • L’opération Paperclip
  • Valentin Bondarenko
  • Le massacre de Katyn
  • Rafid Al-Janabi
  • L’opération fast and furious
  • L’incident de gleiwitz
  • Le projet MkUltra
  • Les incidents du golfe de Tonkin

Voici quelques « fondamentaux de ré-information » peu médiatisés et donc peu connues du grand public, montage réalisé par Lama Faché.

On ne rira malgré tout qu’à moitié puisque certaines de ces théories du complot avalisées ont causé la mort de centaines de milliers de personnes. Théories du complot, désinformation, propagande, voilà matière à lire :

Les gardiens de l’establishment occidental usent de l’étiquette « complotiste » pour couper court aux débats et calomnier ceux qui ont l’audace de contester les récits de l’élite, mais sont aussi les plus complotistes, selon l’écrivain Neil Clarck.

Il y a ici une grande ironie. Car ce sont les gardiens de l’establishment occidental qui mettent en avant les théories du complot de la manière la plus active depuis à peu près vingt ans. En effet, les théories les plus exotiques, infondées et même parfaitement dangereuses, sont promues par ceux qui sont les plus prompts à traiter les autres de «complotistes».

En 1967, la CIA a créé le label Théoriciens du complot… pour attaquer quiconque mettait en doute la version officielle.

Les théories du complot devraient être acceptées comme normales

La Magna Carta, la Constitution et la Déclaration d’Indépendance ainsi que d’autres documents occidentaux fondateurs étaient fondés sur des théories du complot. La démocratie grecque et le capitalisme de marché libre ont également été basés sur les théories du complot.

Mais c’était le bon vieux temps… Les choses ont maintenant changé.

La CIA a inventé le terme théoricien de la conspiration en 1967

Tout cela a changé dans les années 1960. Plus précisément, en avril 1967, la CIA a écrit un mémo qui a inventé le terme « théories du complot »… et recommandé les méthodes pour discréditer ces théories. Le mémo a été marquée comme psych – abréviation pour opérations psychologiques ou de désinformation – et CS pour l’unité de la CIA des services clandestinsBasée sur d’importantes révélations par la FOIA [Freedom of Information Act, loi pour la liberté d’information, NdT], la révélation du livre était que la CIA était probablement responsable de la large dissémination du concept de théorie de la conspiration comme terme de manipulation politique, ayant orchestré ce développement comme un moyen d’influencer l’opinion public.

Le mémo a été produit en réponse à une demande de Freedom of Information Act par le New York Times en 1976. Le mémo indique :

2. Cette tendance de l’opinion est un sujet de préoccupation pour le gouvernement américain, y compris notre organisation.

***

Le but de ce mémo est de contrer et de discréditer les déclarations des théoriciens de la conspiration, de manière à empêcher la circulation de ces déclarations dans d’autres pays. Des informations générales sont fournies dans une section classifié et dans un certain nombre de pièces jointes non classifiées.

3. Action. Nous ne recommandons pas d’initier la discussion autour de la conspiration, là où elle n’est pas déjà publique. Là où la discussion est active, nous recommandons:

a. De discuter du problème de la publicité avec des contacts amicaux dans les élites (en particulier les politiciens et les éditeurs), soulignant que l’enquête officielle concernant l’événement en question a fait l’objet d’investigations aussi approfondies qu’il est humainement possible, que les accusations des contradicteurs sont sans fondement sérieux et que toute discussion spéculative à venir fera le jeu de l’opposition. De souligner également que certains aspects de l’exposition du complot semblent être délibérément générés par… des propagandistes. Incitez-les à utiliser leur influence pour décourager la spéculation sans fondement et irresponsable.

b. D’employer des éléments de propagande et de réfuter les attaques des critiques. Les critiques de livres et des articles de fond sont particulièrement appropriés à cette fin. Les pièces jointes non classifiées permettant cette orientation devraient fournir des documents d’information utiles pour créer ces éléments de propagande. Notre stratagème devrait souligner, le cas échéant, que les opposants sont (I) attachés à des théories adoptées avant que la preuve ne soit faite, (II) politiquement intéressés, (III) financièrement intéressés, (IV) hâtifs et inexacts dans leurs recherches, ou ( V) épris de leurs propres théories.

***
4. Lors de discussions privées avec les médias, ne pas s’adresser à un journaliste en particulier, ou s’attaquer à des publications peut être encore à venir; les arguments suivants devraient être utiles:

a. Aucune nouvelle preuve significative n’a émergé dont la Commission n’ait pas tenu compte.

***
b. Les contradicteurs sur-médiatisent habituellement des éléments particuliers et ignorent les autres. Ils ont tendance à mettre davantage l’accent sur les souvenirs de témoins individuels (qui sont moins fiables et plus divergents et prêtent ainsi plus le flanc à la critique)…

***
c. Une conspiration à grande échelle souvent suggérée serait impossible à dissimuler aux États-Unis, spécialement depuis que des informateurs peuvent recevoir de grandes gratifications, etc.

***
d. Les contradicteurs ont souvent été attirés par une forme d’orgueil intellectuel: ils s’enflamment sur une théorie et en tombent amoureux; ils se moquent également de la Commission parce qu’elle n’a pas toujours pu répondre à chaque question avec une décision claire dans un sens ou l’autre.

***
f. Quant aux charges que le rapport de la Commission serait un travail bâclé qui a été publié trois mois après le délai initialement fixé. La Commission a tenté d’accélérer la publication de son rapport, en grande partie à cause de la pression de ces spéculations irresponsables déjà connues, provenant dans certains cas de ces mêmes contradicteurs qui, non contents de ne pas admettre leurs erreurs, formulent de nouvelles critiques.

g. Ces vagues d’accusations que «plus de dix personnes sont mortes mystérieusement» peuvent toujours être expliquées de manière naturelle…

5. Lorsque cela est possible, il faut contrer ces spéculations en encourageant les références au rapport de la Commission lui-même. Les lecteurs étrangers ouverts d’esprit devraient encore être impressionnés par le soin, la minutie, l’objectivité et la rapidité avec laquelle la Commission a travaillé. Les critiques de livres pourraient être encouragés à reprendre à leur compte l’idée que le rapport est, de loin, d’une qualité supérieure à l’œuvre de ses détracteurs.

Voici des captures d’écran d’une partie de la note :

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Résumant les tactiques recommandées par le mémo de la CIA :

– Prétendre qu’il serait impossible à autant de gens de garder le silence sur une aussi grande conspiration
Avoir des gens proches de la CIA pour attaquer les détracteurs et rediriger le public vers les rapports officiels
– Prétendre que le témoignage oculaire n’est pas fiable
– Revendiquer que ce sont de vieilles nouvelles, et qu’aucune nouvelle preuve significative n’a émergé
– Ignorer les déclarations de conspiration à moins qu’elles ne soient déjà trop actives
– Déclarer qu’il est irresponsable de spéculer
– Accuser les théoriciens d’être mariés avec leurs théories et d’en être épris
– Accuser les théoriciens d’être politiquement motivés
– Accuser les théoriciens d’avoir des intérêts financiers dans la promotion de théories du complot

En d’autres termes, l’unité clandestine des services de la CIA a créé les arguments pour attaquer les théories du complot sur leur fiabilité dans les années 1960, dans le cadre de ses opérations de guerre psychologique.

Mais alors, elles existent ces théories du complot ?

Oubliez l’histoire occidentale et les mémos de la CIA… Les théoriciens du complot ne sont-ils pas stupides? En fait, les complots sont si fréquents que les juges sont formés pour examiner les allégations de complot comme un autre droit légal à être réfutées ou prouvées sur la base d’éléments de preuve précis :

La loi fédérale et les codes des 50 États comprennent des éléments spécifiques pour aborder la notion de complot, et punir ceux qui fomentent ces conspirations. Mais examinons ce que les personnes formées à peser les preuves et à parvenir à des conclusions pensent des complots. Regardons ce que les juges américains pensent.

Sur Westlaw, l’un des deux réseaux juridiques que les avocats et les juges utilisent pour des recherche d’information sur la loi, j’ai cherché des décisions de justice, comprenant le mot conspiration. C’est un terme tellement commun dans les procès qu’il a saturé Westlaw. Plus précisément, j’ai eu le message suivant :

« Votre requête a été interceptée car elle ne peut récupérer un si grand nombre de documents. »

Par expérience, je sais que cela signifie qu’il y avait potentiellement des millions ou des centaines de milliers de cas qui utilisent le terme. Les cas étaient tellement nombreux, que Westlaw ne pouvait même pas commencer à traiter la demande. J’ai donc cherché à nouveau, en utilisant l’expression coupable de conspiration. J’espérais que cela pourrait non seulement affiner ma recherche, au moins assez pour permettre à Westlaw de la traiter, et que cela me donnerait les cas où le juge a effectivement trouvé l’accusé coupable d’un complot. Cette requête a retourné 10 000 cas exactement – qui est le nombre maximal de résultats que Westlaw peut donner à la fois. En d’autres termes, il y avait plus de 10 000 cas en utilisant l’expression coupable de conspiration (peut-être y a-t-il un moyen de changer les paramètres pour obtenir plus de 10 000 résultats, mais je ne l’ai pas encore trouvé).

De plus, comme tout avocat peut le confirmer, généralement seules les décisions des cours d’appel sont publiées dans la base de données Westlaw. En d’autres termes, les décisions des tribunaux de première instance sont rarement publiées; les seules décisions normalement publiées sont celles des tribunaux qui instruisent les demandes d’appels. Parce que seule une très petite fraction des cas soumis à la justice vont en appel, cela signifie logiquement que le nombre de verdicts de culpabilité dans les affaires de complot dans un procès doit être beaucoup, beaucoup plus grand que 10 000.

En outre, coupable de conspiration n’est qu’une des nombreuses expressions de recherche utilisables pour trouver les cas où l’accusé a été reconnu coupable d’un procès pour complot. En recherchant sur Google, j’ai eu 3 170 000 résultats (comme hier) sous le terme coupable de conspiration, 669 000 résultats pour le terme de recherche condamnations pour conspiration, et 743 000 résultats pour condamné pour complot.

Bien sûr, de nombreux types de conspirations sont nommés autrement. Par exemple, une doctrine juridique très ancienne rend illégal pour deux ou plusieurs sociétés de comploter en vue de fixer les prix, c’est appelé fixation des prix (1 180 000 résultats). Compte tenu de ce qui précède, je voudrais extrapoler qu’il y a eu des centaines de milliers de condamnations pour conspiration criminelle ou civile aux États-Unis. Enfin, de nombreux crimes ne sont pas signalés ou sont non résolus, et les auteurs ne sont jamais attrapés. Par conséquent, le nombre réel de conspirations commis aux États-Unis doit être encore plus élevé.

En d’autres termes, les complots existent de tout temps aux États-Unis, et beaucoup des conjurés sont arrêtés et reconnus coupables par les tribunaux américains. Rappelez-vous, la chaîne de Ponzi de Bernie Madoff était une théorie du complot. En effet, le complot est un crime très bien reconnu dans le droit américain, enseigné à tous les étudiants en droit de première année dans le cadre de leur programme de base. Raconter à un juge que quelqu’un a une théorie du complot serait comme lui dire que quelqu’un prétend qu’on empiétait sur sa propriété, ou qu’il a commis une agression ou volé une voiture. C’est un concept juridique de base.

Évidemment, de nombreuses allégations de complot sont fausses (si vous voyez un juge à un dîner, demandez-lui de vous raconter certaines des allégations de complot infondées qui ont été faites devant sa Cour). De toute évidence, les gens vont gagner ou perdre devant la Cour en fonction du fait qu’ils peuvent prouver, ou pas, leur réclamation avec des preuves disponibles. D’ailleurs, toutes les allégations de violation de propriété, d’agression ou de vol ne sont pas vraies.

Prouver une allégation de complot n’est pas différent de prouver toute autre réclamation juridique et la simple étiquette de complot n’est pas moins prise au sérieux par les juges.

Il n’y a pas que Madoff. Les chefs d’Enron ont été reconnus coupables de complot, comme l’a été le chef d’Adelphia. De nombreux responsables gouvernementaux de niveau inférieur ont été reconnu coupables de complot.

Voir ici (en anglais) :

http://fas.org/irp/news/2009/05/doj051309.html
http://www.justice.gov/atr/public/press_releases/2009/243940.htmhttp://cityroom.blogs.nytimes.com/2009/10/28/former-nyc-tv-official-pleads-guilty-to-conspiracy/http://www.washingtonsblog.com/2009/02/not-just-a-few-bad-apples-corruption-is-systemic-in-america.html
http://www.highbeam.com/doc/1G1-123412764.html

Le chroniqueur financier de Time Magazine Justin Fox a écrit :

Certains complots des marchés financiers sont réels…

La plupart des bons journalistes d’investigation sont des théoriciens de la conspiration, de fait. Et que dire de la NSA et des entreprises de haute technologie qui ont coopéré avec elle?

Mais nos dirigeants ne feraient pas ça

Alors que les gens admettent facilement que des dirigeants d’entreprise et des responsables gouvernementaux de bas niveau sont susceptibles de comploter, ils peuvent s’opposer fermement à l’idée que les plus riches ou les plus puissants puissent éventuellement comploter aussi.

Mais les initiés puissants ont longtemps admis leur participation à des conspirations. Par exemple, l’administrateur d’Obama de l’Office de l’information et des affaires réglementaires, Cass Sunstein, a écrit :

Bien sûr, certaines théories de la conspiration, selon notre définition, sont avérées. La chambre d’hôtel du Watergate utilisée par le Comité national démocrate était, en fait, mise sur écoute par les fonctionnaires républicains, opérant à la demande de la Maison Blanche. Dans les années 1950, la Central intelligence agency a administré des médicaments de LSD dans le cadre du Projet MKULTRA, dans un effort pour étudier la possibilité de contrôle des cerveaux. L’opération Northwoods, une rumeur concernant un plan du ministère de la Défense pour simuler des actes de terrorisme et pour en accuser Cuba, a vraiment été proposée par des fonctionnaires de haut niveau …

Mais quelqu’un aurait craché le morceau

Une défense commune des personnes qui tentent de dévier les enquêtes de complots potentiels est de dire que quelqu’un aurait vendu la mèches’il y avait vraiment une conspiration.

Mais le célèbre lanceur d’alerte Daniel Ellsberg explique :

C’est un lieu commun que vous ne pouvez pas garder de secrets à Washington ou dans une démocratie, qu’importe le secret sensible, vous êtes susceptible de le découvrir le lendemain dans le New York Times. Ces truismes sont carrément faux. Ce sont en fait des histoires pour couvrir les méthodes destinées à flatter et tromper les journalistes et leurs lecteurs, mais aussi un volet du processus de maintien du secret. Bien sûr, de nombreux secrets vont finalement sortir, ce qui n’aurait pas pu être le cas dans une société pleinement totalitaire. Mais le fait est que l’écrasante majorité des secrets ne fuit pas pour le public américain. C’est vrai même lorsque l’information retenue est bien connue d’un ennemi et quand elle est clairement indispensable au rôle du Congrès de décider l’entrée en guerre ou à tout contrôle démocratique de la politique étrangère. La réalité inconnue du public et de la plupart des membres du Congrès et de la presse est que les secrets qui seraient de la plus grande importance pour beaucoup d’entre eux peuvent être conservés de manière fiable pendant des décennies par le pouvoir exécutif, même s’ils sont connus par des milliers d’initiés.

L’histoire prouve qu’Ellsberg à raison. Par exemple :

Cent trente mille personnes aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada ont travaillé sur le projet Manhattan. Mais il a été gardé secret pendant des années

– Un documentaire de la BBC montre que :

Il y avait « un coup d’État prévu aux États-Unis en 1933 par un groupe d’hommes d’affaires de la droite américaine… Le coup d’État visait à renverser le président Franklin D. Roosevelt à l’aide d’un demi-million de vétérans de guerre. Les conspirateurs soupçonnés impliqueraient certaines des plus célèbres familles en Amérique (les propriétaires de Heinz, Birds Eye, GoodTea, Maxwell Hse et le grand-père de George Bush, Prescott), qui croyaient que leur pays devrait adopter les politiques d’Hitler et de Mussolini pour combattre la grande dépression. »

En outre, « ces tycoons dirent au général Butler que les Américains accepteraient le nouveau gouvernement parce qu’ils contrôlent tous les journaux ». Avez-vous déjà entendu parler de ce complot avant? C’en était certainement un très grand. Et si les conspirateurs contrôlaient déjà les journaux, alors la situation doit être bien pire aujourd’hui avec la consolidation des médias?

Sept des huit grandes banques systémiques ont fait faillite dans les années 1980 lors de la crise de l’Amérique latine, et la réponse du gouvernement a été de couvrir leur insolvabilité. C’est un couvercle en place depuis plusieurs décennies.

– Les banques ont été impliquées dans des comportements criminels systématiques et ont manipulé les marchés.

– Les gouvernements dissimulent des accidents nucléaires depuis cinquante ans pour protéger l’industrie nucléaire. Les gouvernements ont agi de connivence pour couvrir la gravité de nombreux autres accidents environnementaux. Pendant de nombreuses années, les responsables du Texas ont intentionnellement sous-déclaré la quantité de rayonnement dans l’eau potable pour éviter d’avoir à signaler les violations.

– L’espionnage des Américains par le gouvernement a commencé avant le 9/11. Mais le public n’a appris cela que bien des années plus tard. En effet, le New York Times a retardé l’histoire afin que cela n’affecte pas le résultat de l’élection présidentielle de 2004.

Voir ici (en anglais) :

http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=abIV0cO64zJE
– http://rawstory.com/news/2007/ATT_engineer_says_Bush_Administration_sought_1216.html
– http://web.archive.org/web/20060213222729/http://news.yahoo.com/s/ap/20060204/ap_on_go_pr_wh/ford_era_spying_1

– La décision de lancer la guerre en Irak a été prise avant le 9/11. En effet, l’ancien directeur de la CIA George Tenet a dit que la Maison Blanche voulait envahir l’Irak bien avant le 9/11, et a inséré de fausses preuves dans ses justifications pour le faire. L’ancien secrétaire au Trésor Paul O’Neill – qui siégeait au Conseil national de sécurité – dit aussi que Bush a planifié la guerre en Irak avant le 9/11. Et de hauts fonctionnaires britanniques disent que les États-Unis discutaient d’un changement de régime en Irak un mois après que Bush avait pris ses fonctions. Apparemment, Dick Cheney a même fait des champs du pétrole irakien une priorité nationale de sécurité avant le 9/11. Et il a été démontré aujourd’hui qu’une poignée de personnes étaient responsables d’avoir volontairement ignoré la preuve que l’Irak n’avait pas d’armes de destruction massive. Ces faits n’ont été rendus publics que récemment. En effet, Tom Brokaw a dit: «Toutes les guerres sont basées sur la propagande.» Un effort concerté pour produire la propagande est une conspiration.

En outre, les fonctionnaires et les initiés gouvernementaux de haut niveau ont admis des complots spectaculaires après les faits, y compris :

Soutenir les terroristes pour promouvoir des objectifs géopolitiques
Soutenir la terreur sous faux drapeau

Ces aveux n’apparaissent que de nombreuses décennies après les événements. Ces exemples montrent qu’il est possible de garder des conspirations secrètes pendant une longue période, sans que personne ne trahisse.

En outre, pour toute personne qui sait comment les opérations militaires secrètes fonctionnent, il est évident que la segmentation sur la base du ne savoir que ce qui est nécessaire, avec une soumission à la hiérarchie, signifie que quelques initiés peuvent lancer l’affaire et la plupart des gens impliqués ne comprendront même pas le tableau général en temps réel.

En outre, pour ceux qui pensent que les co-conspirateurs iront se vanter de leurs actes, c’est oublier que les gens dans l’armée ou dans les services secrets, ou qui ont d’énormes sommes d’argent en jeu, peuvent être très disciplinés. Ils ne sont pas susceptibles d’aller à la barre pour vendre la mèche, comme un bas de plafond ou un voleur alcoolique de bas étage pourrait le faire.

Enfin, les personnes qui effectuent des opérations secrètes peuvent le faire pour des raisons idéologiques – croire que la fin justifie les moyens. Ne jamais sous-estimer la conviction d’un idéologue.

Conclusion

L’idée générale est que certaines conspirations dénoncées sont des affabulations mais que certaines sont vraies. Chacune doit être jugée sur ses propres faits.

Les humains ont tendance à essayer d’expliquer des événements aléatoires à travers des modèles connus… C’est ainsi que nos cerveaux sont câblés. Par conséquent, nous devons soumettre nos théories de causes à effets à la froideur implacable des faits.

D’autre part, le vieux dicton de Lord Acton est vrai :

Le pouvoir tend à corrompre, et le pouvoir absolu tend à corrompre absolument.

Ceux qui exploitent sans freins ni – et sans la lumière désinfectante du soleil du contrôle public et du devoir de rendre des comptes – ont tendance à agir dans leur propre intérêt… et le vulgum pecus s’y brûlera les ailes. Les premiers Grecs le savaient, tout comme ceux qui ont contraint le roi à signer la Magna Carta, les Pères fondateurs et le père de l’économie moderne. Nous devrions nous rappeler cette importante tradition de la civilisation occidentale.

Post-scriptum :

Ridiculiser toutes les théories du complot n’est en fait qu’une tentative de faire taire les critiques du pouvoir. Les riches ne sont pas pires que les autres… mais ils ne sont pas nécessairement meilleurs non plus. Les puissants dirigeants peuvent ne pas être de mauvaises personnes… mais ils peuvent être des sociopathes.

Nous devons juger les puissants individuellement chacun par ses actions, et non par des stéréotypes préconçus qu’ils seraient tous des saints qui agissent dans notre intérêt, ou tous des criminels intrigants.

 

Faut-il être complotiste pour comprendre le monde qui nous entoure ?

 

A partir du moment où notre société fonctionne avec le sceau du secret, où il y a des profanes (ceux qui ne connaissent pas les secrets) et des initiés (ceux qui les connaissent), où on doit cacher des informations à la population (secret défense, top secret…) sous prétexte de sécurité. Comment ne pas avoir une vision que ceux qui défendent ce système de fonctionnement nomment « complotisme »? Dès lors qu’on a des choses à cacher, ou qu’on nous cache des choses il y a lieu de douter, de se poser des questions. C’est logique, rationnel et humain comme réaction. L’inverse est douteux.

Complotiste, le mot n’existe pas encore dans le Larousse français. Pourtant, il est devenu aujourd’hui un qualificatif on ne peut plus commun pour désigner ceux qui le plus souvent remettent en cause les versions officielles.
De la genèse de l’utilisation de ce terme aux enjeux de compréhensions des évènements politiques, économiques et sociétaux actuels, penchons nous sur une nouvelle façon de voir le monde, à la lumière des nouveaux moyens d’informations.

Le complotiste, ce citoyen presque comme les autres

Vous le croisez surement tous les jours, mais vous le reconnaissez rarement.
En effet, le premier attribut du complotiste est qu’il est discret. Vous ne le verrez jamais attablé à une terrasse de café, braillant à ses amis circonspects que le 11 Septembre 2001 c’est la CIA ou encore que Chavez a été assassiné. Non. Le complotiste est un être discret, calme le plus souvent, observant avec attention le monde qui l’entoure et se questionnant sans cesse sur l’étrange maladie qui touche ses concitoyens, à savoir leur aversion profonde pour la réflexion.
Le complotiste n’est pas matérialiste, parce qu’il a compris la stratégie de la société de consommation et ses conséquences sur les peuples, sur les nations.
Si vous discutez avec lui, le complotiste vous écoutera, mais vous coupera régulièrement la parole, exaspéré par ce qu’il considère être des incohérences majeures dans votre discours et une absence évidente de logique dans votre argumentation. Oui, c’est un défaut du complotiste, il pense avoir toujours raison. Il pense avoir toujours raison parce que lui, contrairement à d’autres, il lit, il s’informe partout où il le peut, la presse française, la presse étrangère, il lit les médias dominants, il lit la presse dissidente. Il lit absolument tout, il regarde tout et ensuite…et bien il réfléchit.
Dernière chose, le complotiste se fout de la doxa, de l’opinion dominante, il pense en son âme et conscience, observant pour chaque sujet qu’il étudie une démonstration quasi mathématique : le postulat de départ, la démonstration, et la conclusion. Dans sa bibliothèque vous trouverez du Sartre, du Camus, du Bourdieu, du Chomsky, des livres des éditions La Découverte, Xénia, Kontre Kulture et bien d’autres encore car le complotiste ne discrimine pas les auteurs… sauf BHL, quand même !
La fourchette d’âge du complotiste n’a jamais été renseignée, et nous ne savons pas le pourcentage d’hommes et de femmes français qui sont à l’heure actuelle des complotistes. Il n’en demeure pas moins que pour reconnaître un complotiste il vous suffira de lui demander ce qu’il pense de BFMTV. A ceci, s’il en est un, il vous répondra pour sûr : « BFMTV c’est de la merde, prend toujours l’inverse de leur information et tu auras la vérité. »

Complotiste, un terme devenu aujourd’hui nom commun

C’est après le 11 Septembre 2001 et les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone que ce terme est véritablement apparu dans les discours des commentateurs d’actualités et des politiciens. Était alors complotiste celui qui remettait en cause la version officielle de ces attentats et qui par définition y voyait un…complot. Majoritairement la thèse en présence chez les complotistes du 11/09/2001 était qu’ils voyaient la main du gouvernement américain derrière les attaques et notamment celle de la CIA, dans le but de permettre au gouvernement Bush de l’époque d’orienter l’opinion publique américaine afin de légitimer une intervention militaire en Irak, et là on se souvient de son célèbre discours avec « l’Axe du Mal »…
Cela dit, il fut un temps ou être complotiste n’était pas si mal vu et je me souviens que lors de la sortie au cinéma du film W., on trouvait devant les salles obscures de certaines villes de provinces, des citoyens qui distribuaient des tracts sur lesquels était résumée assez grossièrement la thèse des complotistes. A cette époque, nous pouvions encore échanger cordialement entre complotistes, pro-américains et simples badauds qui passaient par là. Le côté exotique de l’opinion divergente ajoutait du piment aux discussions entre amis, collègues ou voisins. Chacun donnait son opinion, librement…

Mais petit à petit, les enjeux géostratégiques et géopolitiques évoluant, les politiques occidentales d’ingérence dans les pays du Moyen-Orient se sont durcies et les actes condamnables au regard du droit international aussi. Des voix ont commencé à s’élever, il a fallu les bâillonner. Trop dangereux pour la pérennité du projet impérialiste.

Donc, toute remise en cause d’un évènement servant les politiques occidentales au détriment de vies humaines civiles ou plus largement du processus de paix dans certains pays devint, pour les journalistes – bras droit du pouvoir politique – du complotisme pur et dur, un truc grave genre virus H1N1, il fallait trouver le vaccin en urgence. Alors, perfusion de désinformation au 20h et sur les chaînes d’infos en continue, injection de « complotisme, ce truc d’illuminés » – une dose de cheval comme dirait l’autre, et procès permanents pour bien faire comprendre aux citoyens le côté illicite de la réflexion libre, ou quand réfléchir par soi même devient un délit, on comprend que la lutte pour la liberté et la vérité vient véritablement de commencer.

Faire son choix entre Presse d’Etat et Presse indépendante

Entre Presse d’Etat, financée et orientée, et Presse indépendante, le complotiste à fait son choix. Consommateur de médias dits de « réinformation », on le trouve souvent sur Egalité et Réconciliation, Réseau Voltaire, MetaTV et certains autres médias étrangers (russes notamment), souvent bien plus objectifs que la soupe indigeste de la presse française.

En France il y a d’abord l’AFP comme presse d’Etat. C’est l’Agence France Presse existant depuis 1944 et qui fournit aux médias français toutes les actualités. Et même si l’Agence France Presse se revendique comme étant indépendante vis-à-vis du pouvoir politique, elle a souvent été épinglée dans des manipulations d’informations servant ce même pouvoir politique, comme par exemple la traduction mensongère du discours de l’ancien Président iranien Mahmoud Ahmadinejad aux côtés d’Hugo Chavez l’ancien président du Venezuela, en 2012. Le tollé sur la toile avait d’ailleurs été énorme une fois la manipulation découverte.

Ainsi, la principale agence d’info qui fournit toutes les rédactions d’information avec des actualités tronquées et mensongères, des fausses informations qui servent la politique menée en France, pose véritablement la question de l’indépendance de cette agence AFP (qui assure diffuser aux rédactions des informations « neutres et fiables ») et plus largement cela questionne sur le crédit à accorder aux médias d’informations français.

Il y a ensuite le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel), organisme lui aussi soi disant indépendant qui surveille et sanctionne les chaînes de télévision qui n’appliqueraient pas la loi, ou qui, et on va le voir avec une affaire édifiante, sert encore une fois le pouvoir politique en tenant le rôle plus que jamais de police de la pensée. Ainsi, en 2002, l’analyste politique Thierry Meyssan était reçu sur le plateau de l’émission Tout le monde en parle sur France 2, une émission animée par Thierry Ardisson, et dans laquelle il venait présenter son livre 11 Septembre 2001 – L’effroyable imposture et dans lequel il remettait en question la thèse officielle des attentats du 11 Septembre 2001. C’est un courrier que le CSA envoya au président de France Télévision pour rappeler à l’ordre la chaîne de TV (pas de thèses non officielles à la télévision), et Thierry Meyssan ne fut plus invité sur un plateau de télévision en France.
Le CSA a donc clairement le pouvoir de censurer ceux qui ont une parole un peu trop libre sur certains sujets…

Le CSA, un organe de censure qui souhaiterait d’ailleurs élargir son champ de compétence puisqu’en 2014 certaines propositions ont été faites notamment par Olivier Schrameck, l’actuel président du CSA pour qu’ils obtiennent le pouvoir de « réguler » (donc censurer un peu plus) des sites internet proposant un contenu audiovisuel, comme YouTube par exemple.

Nous sommes donc indéniablement ici fasse à des organismes indépendants fantoches qui cachent un pouvoir politique voulant à tout prix verrouiller les moyens d’informations pour que seule la presse d’Etat, ou la presse validée par l’Etat puisse être accessible et ainsi désinformer sans cesse pour modeler à la convenance de ceux qui nous gouvernent, l’esprit des citoyens de ce pays.

Internet à l’épreuve de la pensée unique

Et s’il était aisé jusque dans les années 1990 d’orienter une opinion publique de telle ou telle façon en affirmant des contre vérités sur les pays étrangers, ou sur tout autre sujet propre à initier un débat public défavorable à la politique du pouvoir en place, un outil a mis en difficulté les politiciens et journalistes habitués au mensonge systématique : Internet.
L’info la bonne est à bout de clic et en quelque seconde sur tablette, pc et Smartphone.
Ca, c’est le Graal pour le complotiste.
Démonter les théories officielles devient donc un jeu online, partisans de la vérité face aux débunker autoproclamés. Mais la partie est rarement gagnée par le complotiste. En effet, la législation de plus en plus sévère en la matière, sanctionne le complotisme, rebaptisé tantôt révisionnisme, tantôt diffamation, tantôt négationnisme… Pourtant, les combattants de la vérité persévèrent pour une raison simple. Ils se sentent investit d’une mission, celle de lever le voile sombre de la pourriture oligarchique qui dirige le monde, de faire tomber le masque du mensonge et pourquoi pas de participer à la prise de conscience des peuples, opprimés qu’ils sont, et initier leur révolte contre leurs oppresseurs… Telle est la finalité du complotiste actif sur le net. Le trollage pseudo subversif du geek warkrafteur aux neurones complètement carbonisés, sur des sujets sérieux, ça n’est pas du complotisme.
Le complotisme c’est un travail de fond et de faits, d’analyse et d’argumentation.

En conclusion, complotiste vice ou vertu ?

A l’heure de la bêtise instituée, des programmes télévisés du service public totalement abrutissants, des journaux détenus par des hommes d’affaires milliardaires aux intérêts connus et critiquables, certains font le choix de s’extraire de ce processus de vidage des cerveaux, de broyage de l’intellect, d’asservissement par la promotion de la stupidité. Certains font le choix de raisonner, ceux-ci sont les complotistes.

Vous l’avez compris, le complotiste n’est en réalité rien d’autre qu’un citoyen lambda qui a décidé de réfléchir. Pas de haine, pas de frustration, de névrose, de paranoïa, de folie furieuse ou d’idées dangereuses chez le complotiste, simplement la volonté de savoir, de comprendre et de…dire, écrire, réinformer.

Difficile à admettre pour les professionnels de la désinformation, mais ils – les complotistes – sont des gens normaux. Tellement normaux que les diaboliser à outrance devient indispensable pour ne pas éveiller la curiosité de la masse amorphe des français qui se complaisent encore dans leur effrayant vide intellectuel.

Qu’ils aient raison sur tout ou tort parfois, saluons le courage des complotistes connus et anonymes, ceux qui agissent dans l’ombre et la lumière, offrons leurs les fleurs du mal, c’est-à-dire de l’attention, de la considération, un peu d’intelligence et surtout de la réflexion dans notre monde empli de mensonge et de bêtise.

Bref, passons du solipsisme cartésien à un solipsisme un peu plus moderne : Je pense donc je suis… complotiste ! 

 


Source : fr.sott.net / idpolsite.wordpress.com

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