En faisant le bilan d’observations conduites notamment avec le télescope Hubble, des astronomes concluent que le nombre de galaxies observables sur la voûte céleste doit être revu à la hausse… d’un facteur 10. Il y en aurait presque 2.000 milliards mais, pour beaucoup d’entre elles, nous les voyons telles qu’elles étaient alors que l’univers était encore relativement jeune.

L’univers observable, c’est-à-dire celui dont nous recevons aujourd’hui des grains d’énergie, qu’ils soient associés à des ondes radio, gravitationnelles, gamma ou dans le visible, est âgé d’environ 13,8 milliards d’années. Certains des objets qui ont émis ces grains d’énergie, par exemple des atomes tout juste formés, sont cependant actuellement à plus de 45 milliards d’années-lumière de la Voie lactée. Mais il ne s’agit nullement de la taille du cosmos, pour autant que nous le sachions, pas plus que, sur Terre, la taille de l’horizon n’est l’indication de sa dimension.

Ces grains d’énergie nous parviennent à la vitesse de la lumière et plus ils ont voyagé longtemps, plus la longueur d’onde qui leur est associées a été dilatée par l’expansion de l’univers, de sorte que la lumière visible desgalaxies les plus lointaines est désormais dans l’infrarouge et au-delà. Donc, quand nous parlons du nombre de galaxies dans l’univers observable, nous parlons en fait du nombre de galaxies que l’on peut observer sur la voûte céleste dans une bande de longueurs d’onde donnée, et pas du nombre de galaxies existant aujourd’hui.

Les cosmologistes continuent à arpenter la géographie et l’histoire de l’univers observable. Le dernier résultat obtenu concerne la démographie des galaxies comme l’explique cette vidéo. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Hubble, ESA

Les champs profonds de Hubble, des carottages de l’univers

Ce nombre a commencé à être estimé correctement avec le télescope Hubble et les campagnes d’observations à champ profond, c’est-à-dire celles qui permettent d’observer des galaxies lointaines sur une large portion de l’histoire de l’univers. Ce sont en quelque sorte des carottages dans les couches de l’histoire du cosmos observable, superposées sur la voûte céleste à diverses longueurs d’onde. En l’occurrence, avec Hubble, il s’agit d’une bande qui s’étend de l’infrarouge proche à l’ultraviolet.

Le bilan s’établissait entre 100 et 200 milliards de galaxies de toutes tailles et formes. Mais, dans un article récemment déposé sur arXiv, une équipe d’astronomes, utilisant les dernières observations de Hubble ainsi que celles d’autres instruments, avance que ce chiffre a probablement été sous-estimé d’un facteur 10. Il y aurait donc pas loin de 2.000 milliards de galaxies observables sur la voûte céleste, avec, dans le langage des astrophysiciens, des décalages spectraux vers le rouge compris entre z=8 et z=0.

Répétons-le, il ne s’agit nullement du nombre de galaxies existant dans l’univers, dont nous ignorons la taille, et pas non plus du nombre de galaxies existant aujourd’hui dans un volume sphérique dont le rayon serait celui de l’horizon cosmologique. En fait, comme le montrent les observations de Hubble, il existe moins de galaxies actuellement dans ce volume que dans un volume de dimension équivalente il y a plus de 10 milliards d’années.

Pour quelle raison ? Tout simplement parce que les galaxies croissent au moins partiellement en fusionnant. Hubble nous montre ainsi qu’il y avait dans le passé de l’univers observable plus de galaxies naines comparables en tailles à celles qui entourent la Voie lactée et Andromède aujourd’hui, et moins de grandes galaxies comme ces dernières. C’est d’ailleurs une confirmation de plus, s’il en fallait, de la théorie du Big Bang. L’univers observable a une histoire et il change irréversiblement avec le temps. (Source : futura-sciences.com)

Une substance composant le génome humain a été retrouvée dans une comète recréée. Les scientifiques y voient une preuve que la vie sur Terre viendrait de l’espace.

La présence de ribose, un sucre composant l’acide ribonucléique (ARN) du génome humain, a été détectée dans une comète reproduite artificiellement.

Cette découverte remet en avant l’hypothèse selon laquelle la vie sur Terre trouverait sa source dans l’espace. La molécule de ribose serait ainsi le chaînon manquant dans l’explication scientifique de l’apparition de la vie terrestre.

Le ribose est-il présent dans les comètes naturelles ?

La substance a été découverte dans la glace d’une comète créée en laboratoire. Les spécialistes de l’institut de chimie de l’Université de Nice (Alpes-Maritimes) ont effectué leurs recherches en collaboration avec le Synchroton Soleil et en s’appuyant sur le travail de l’Institut d’astrophysique spatiale d’Orsay-Paris-Sud, précise BFM TV.

Les scientifiques avaient commencé leur expérience en recréant artificiellement les conditions d’apparition de nébuleuses, des formations qui peuvent ensuite donner naissance à des comètes.

À lire aussi : Sciences. Le rôle des comètes dans l’apparition de la vie se confirme

Pour démontrer de façon encore plus probante le rôle joué par les comètes dans l’apparition de la vie sur Terre, les scientifiques doivent encore franchir une dernière étape dans leurs recherches : s’assurer que le ribose est bel et bien présent dans les comètes naturelles, et pas seulement dans leurs versions artificielles. (Source : ouest-france.fr)

Et si la Terre avait été « fécondée » par de la vie extraterrestre apportée par les météorites ?

C’est une hypothèse marginale sur les origines de la vie mais qui garde tout son attrait Or une expérience vient de montrer pour la première fois que des bactéries coincées dans une météorite peuvent survivre aux conditions extrêmes de son entrée dans l’atmosphère.

Ce résultat ne permet pas d’inférer que les premières formes de vie terrestres, des organismes unicellulaires, ont été apportées depuis l’espace, loin de là !, mais il démontre que ce n’est pas totalement impossible. Surtout, il nous en apprend davantage sur l’extraordinaire résistance des formes de vie les plus simples…

 Une vie résistante aux conditions extrêmes de la rentrée atmosphérique

L’expérience, menée par des chercheurs de l’Académie des Science Russe, a consisté à sélectionner une bactérie particulièrement résistante, à l’enfermer dans un morceau de basalte (roche magmatique présente dans de nombreux météorites), à coller le tout sur la paroi extérieure d’un satellite, à envoyer ce dernier dans l’espace et puis à le faire rentrer dans l’atmosphère à une vitesse comparable à celle des météorites, enfin à regarder si la population de bactéries a survécu au voyage.

Concrètement, le candidat sélectionné est la bactérie Thermoanaerobacter siderophilus, une espèce découverte en 1999 capable de survivre à des températures de 121 °C pendant 90 minutes et dans un milieu riche en oxydes de fer (présents dans les météorites). De nombreuses colonies de cette bactérie ont été enfermées dans trois disques de basalte (7 cm de diamètre, 1.4 cm d’épaisseur) lesquels ont été collés à la surface du module d’atterrissage d’un satellite FOTON-M4, comme le montrent les images :

Après 45 jours de séjour dans l’espace, sur une orbite de 575 km d’altitude, le module de rentrée atmosphérique s’est précipité sur la Terre à 7,6 km/s (soit 27 360 km/h) : les frottement de l’air ont porté les disques de basalte enfermant les bactéries à des températures pouvant dépasser 1250 °C (fusion du basalte).

16 % des colonies bactériennes ont survécu à l’expérience

Si les échantillons n’ont pas subi le terrible impact avec le sol, car le module a fini par déployer ses parachutes, le résultat est néanmoins impressionnant : 16% des colonies ont survécu. Et après avoir choyé ces survivantes dans un bain de culture à 65°C pendant 120 heures, celles-ci avaient l’air de se porter bien, comme le montre la figure ci-dessous :

L’expérience et ses résultats sont inédits, d’autres ont déjà été réalisées mais dans des conditions moins extrêmes. Même s’il a manqué l’étape cruciale de l’impact sur le sol, dont la violence dépasse les conditions de cette expérience, cela renforce un peu l’hypothèse de la panspermie, qui postule la « fertilisation » de la Terre par une vie extraterrestre.

Une hypothèse marginale, mais pas impossible

Mais c’est une hypothèse marginale parmi les exobiologistes, qui lui préfèrent la version plus faible : ce sont les molécules nécessaires à la vie (dites prébiotiques) et non pas la vie elle-même qui a pu provenir de l’espace – on sait que certaines de ces molécules se forment naturellement dans des corps ou des objets cosmiques, comme les nébuleuses.

En revanche, rien ne dit qu’un jour nous n’utiliserons pas cette technique pour exporter nos propres bactéries dans l’espace pour ensemencer une planète ou une lune proche, dans une expérience de « terraformation » au long cours… (Source : science-et-vie.com)

La vie extraterrestre pourrait carburer aux rayons cosmiques

Une bactérie extrêmophile vit grâce à l’énergie libérée par la désintégration des noyaux d’uranium. Selon un exobiologiste, des formes de vie analogues pourraient faire de même sur Mars ou Europe en utilisant l’énergie des rayons cosmiques, comme ceux que génèrent les supernovae.

La découverte de formes de vie autour des sources hydrothermales a montré que des écosystèmes peuvent prospérer sans lumière. Et des organismes dits extrêmophiles vivent très bien dans des environnements nettement plus chauds, froids ou acides que ceux ordinairement rencontrés à la surface de la Terre. Les exobiologistes sont donc devenus prudents quant aux conditions nécessaires pour l’apparition et pour le développement de la vie sur d’autres planètes.

Un article publié dans le Journal of the Royal Society Interface, et disponible sur arXiv, écrit par un chercheur du Blue Marble Space Institute of Science, illustre bien ce changement de paradigme, qui remonte au moins aux années 1970. Il permet d’envisager l’existence de formes de vie microscopiques à la surface de Mars ou d’Europe, une lune de Jupiter, malgré l’absence de boucliers contre les rayons cosmiques délétères, tels le champ magnétique puissant et l’atmosphère dense qui protègent la Terre. Les idées avancées permettent aussi de rendre un peu moins invraisemblables certains scénarios de panspermie en montrant que des formes de vie pourraient voyager sur des blocs rocheux éjectés par des impacts malgré les rayons cosmiques galactiques.

Desulforudis audaxviator, la bactérie qui se nourrit de radioactivité

Dimitra Atri s’est en effet inspiré d’un micro-organisme qui tire son énergie par chimiosynthèse de la radioactivité des noyaux instables contenus dans certains minéraux. Desulforudis audaxviator est une bactérie sulfatoréductrice anaérobie initialement découverte dans les échantillons d’eau remontés de la mine d’or de Mponeng, en Afrique du Sud. Elle vit à plusieurs kilomètres de profondeur, à partir de l’hydrogène moléculaire produit par la dissociation des molécules d’eau sous l’effet du rayonnement ionisant de la désintégration radioactive d’isotopes de l’uranium, du thorium et du potassium. L’hydrogène permet à D. audaxviator de réduire le soufre en sulfure d’hydrogène H2S afin de produire l’énergie qui lui est nécessaire.

Atri a voulu savoir si l’énergie des rayons cosmiques pouvait se substituer à celle portée par la radioactivité des noyaux et il a pour cela conduit des simulations à partir des modèles décrivant la propagation des flux de rayons cosmiques dans la Voie lactée. Conclusion : des corps célestes, comme Mars ou les lunes de Jupiter et de Saturne, dont les surfaces sont intensément bombardées par les rayons cosmiques, peuvent être accueillantes pour des organismes analogues à D. audaxviator.

Bien sûr, cela ne permet pas d’imaginer des êtres vivants aussi complexes que les métazoaires terrestres, constitués d’un très grand nombre de cellules, et il ne paraît pas possible d’imaginer entrer en contact un jour avec des E. T. qui se nourriraient de rayons cosmiques. Mais si le chercheur a raison, découvrir de la vie sur Mars ou sur Europe pourrait être plus facile que prévu, même si cela représente un défi particulièrement ardu à relever. En attendant, Dimitra Atri envisage d’exposer des populations de D. audaxviator à des flux de radiations comparables à ceux qui bombardent la surface de ces planètes pour tester sa théorie.

(Source : futura-sciences.com)

 

La Terre ne serait pas la première planète habitable

Des scientifiques américains affirment qu’il y a trois milliards d’années, le climat de Vénus n’était pas si austère qu’il l’est aujourd’hui et qu’à l’époque, la planète aurait pu abriter de la vie organique.

La surface de Vénus est de nos jours tellement incandescente qu’elle est capable de faire fondre du plomb et son ciel est couvert en permanence de nuages toxiques composés d’acide sulfurique. Baptisée la « jumelle méchante » de la Terre, cette planète aurait toutefois pu abriter une vie organique par le passé. Du moins, c’est ce qu’estiment des chercheurs américains de l’Institut Goddard d’études spatiales au sein de la NASA, écrit le journal The Guardian.

D’après les résultats de leur recherche, alors que les premières bactéries, aussi primitives soient-elles, sont apparues sur Terre, le climat sur Vénus aurait pu être relativement doux et sa surface couverte d’océans dont la profondeur atteignait alors par endroits 2 000 mètres. « Au cas où vous auriez habité Vénus il y a trois milliards d’années, notamment ses régions de plaine, vous auriez pu constater que le climat de la planète ressemblait à s’y méprendre à celui des tropiques terrestres. Il semble qu’à l’époque, le ciel vénusien ait été couvert de nuages et que certaines de ses régions aient été exposées à des pluies prolongées », supposent les chercheurs.

À les en croire, les océans n’auraient disparu qu’il y a 175 millions d’années. Cependant, la période ultérieure à cette catastrophe naturelle aurait pu être marquée par l’apparition de micro-organismes primitifs, expliquent les scientifiques.

Les astronomes espèrent que les recherches à venir pourront élucider ce mystère tout en soulignant qu’elles seront très difficiles à réaliser en laboratoire.

(Source : fr.sputniknews.com)

Les planétologues, les astronomes, ou encore les amateurs de science-fiction connaissent bien la célèbre « équation de Drake ». Imaginée par l’astronome américain Frank Drake en 1961, cette formule (voir en fin de ce post) est supposée donner les probabilités d’existence d’une civilisation extraterrestre. Mais si elle est bien jolie – et peut faire rêver – elle demeure très très théorique, voire stérile, et vise uniquement à distinguer les probabilités qu’il y ait dans la Galaxie une civilisation extraterrestre technologique.

Or un astrobiologiste de l’Université Columbia (États-Unis) et un chimiste de l’université de Glasgow (Royaume-Uni) viennent de commettre une nouvelle équation pour la vie extraterrestre, bien plus concrète et calculable, pour évaluer les chances qu’une exoplanète abrite non pas une civilisation technologique mais simplement une forme de vie alien – primitive ou pas. Elle devrait permettre d’orienter les observations astronomiques vers les planètes les plus intéressantes.

La formule de l’abiogenèse

La nouvelle équation ne manque pas de charme, et séduira certainement ceux pour qui ce type de formule agit comme une « preuve » de l’existence d’aliens  – ce qui est loin d’être le cas, l’équation n’étant que probabiliste. Mais elle a le mérite d’être plus calculable que celle de Drake. Elle s’écrit :

Quel est le sens de ce hiéroglyphe moderne ? Détaillons un peu : l’équation porte sur une planète donnée, pour laquelle on se questionne sur ses chances de voir émerger la vie au cours d’une période de temps donné t. Ainsi :

Ce terme représente la moyenne attendue du nombre d' »évènements » durant le laps de temps t sur cette planète. Par « évènements », il faut entendre : l’abiogenèse, soit l’émergence d’entités vivantes (bactéries, algues, ou autre) à partir de matière inerte. C’est donc bien ce que l’on cherche à calculer.

  • Nb : nombre possible de briques élémentaires

Les astrobiologistes ont appris à distinguer plusieurs familles de molécules nécessaires à l’émergence de la vie, les molécules prébiotiques. Il s’agit des hydrates de carbone, des protéines, des acides nucléiques, des lipides, etc. Ce terme est donc censé donner le nombre total d’atomes de ces molécules présentes dans la planète (atmosphère, surface, océans et croûte planétaire). Par exemple, pour la Terre, Nb vaut 10^49

  • no: nombre moyen de briques élémentaires par « organisme »

Ce terme peut être compris comme le nombre minimal d’atomes (organisés en briques élémentaires) qu’il faut pour former un système vivant, c’est-à-dire capable de se maintenir dans l’environnement (homéostasie) et de se reproduire (avec nécessairement de microscopiques variations entre deux générations).  Par exemple, sur Terre, les organismes vivants les plus petits sont les bactéries, qui contiennent en moyenne 10^11 atomes.

  • fp.fa.fe : fraction de briques élémentaires disponible durant le laps de temps t

Seule une fraction des briques élémentaires contenues dans la planète est disponible durant un certain laps de temps. Cette disponibilité peut être de trois sortes. (fp) : il s’agit des molécules libres c’est-à-dire non liées à d’autres ;  (fa) : nombre de ces molécules mobiles (dans l’atmosphère, l’eau liquide, etc.) ; (fe) : molécules ayant une affinité chimique les rendant capable de se lier à d’autres naturellement. Par exemple, la fraction de ces molécules disponibles sur Terre est de l’ordre de 10^(-14) : seul un 100 000-milliardième de la masse de molécules prébiotiques contenues dans l’atmosphère, le sol, les océans et le sous-sol terrestres est disponible pour interagir avec d’autres.

  • Nl no

Au calcul précédent, il faut soustraire le nombre de molécules prébiotiques déjà « séquestrées » par un organisme vivant et ne pouvant donc pas participer à l’abiogenèse.

  • Pa : probabilité d’assemblage par unité de temps.

Il ne suffit pas d’avoir les ingrédients nécessaires, encore faut-il que ceux-ci s’assemblent. Ce terme indique donc la probabilité qu’une assemblée de briques élémentaires réagisse afin de créer un organisme vivant. Bien sûr, cette donnée est inconnue, car on ne sait toujours pas comment la vie a émergé sur Terre. Mais l’on sait qu’elle est apparue entre 0,5 et 1 milliards d’années après la formation de la Terre, voici 4,6 milliards d’années. Ce qui a conduit les chercheurs à évaluer que cette probabilité était comprise entre 10^(-36) et 10^(-30) sur Terre.

Limites de l’équation

Les chercheurs signalent qu’ils n’ont pas tenu compte de la possibilité de transfert de molécules prébiotiques entre deux planètes d’un même système solaire à l’occasion de gros impacts de météorites. Ils précisent également qu’ils s’appuient sur l’exemple de la vie terrestre, et que l’équation ne tient pas compte du cas où d’autres types de systèmes chimiques (briques élémentaires, solvants, etc.) pourraient également produire de la vie.

Néanmoins cette équation devrait permettre aux exobiologistes de cibler a priori des systèmes planétaires plus à même de remplir les conditions pour l’émergence de la vie. Mais tout cela demeure probabiliste, et il ne sera possible d’affirmer l’existence d’une vie autre que terrestre que le jour où on la détectera effectivement. (Source : science-et-vie.com)

Les extraterrestres ont existé, c’est presque sûr, selon cette équation calculée par des chercheurs

C’est une question que tout le monde s’est posé au moins une fois. Sommes-nous seuls? Des extraterrestres existent-ils, ou ont-ils existé, ailleurs dans l’univers? Jusqu’alors, ces questions n’avaient pas vraiment de réponse définitive et étaient laissées à l’appréciation de chacun.

Mais dans un article publié dans la revue Astrobiology, deux chercheurs ont voulu mettre des chiffres sur ces discussions. Selon leurs calculs, les chances que l’humanité soit la première et seule espèce intelligente de l’univers sont d’une sur 10 milliards de billions. Soit un 1 suivi de 22 zéros. C’est incroyablement faible.

« Pour moi, cela implique que d’autres espèces intelligentes et technologiques ont très certainement évolué avant nous », explique Adam Frank, professeur de physique et d’astronomie à l’université de Rochester, coauteur de l’étude.

Comment Adam Frank et Woodruff Sullivan, de l’univeristé de Washington, ont réussi à établir ces chiffres? Grâce à un « simple » calcul, pourrait-on dire.

Une équation à deux inconnus et une règle de trois

De nombreux scientifiques ont essayé de mettre sur le papier les chances que d’autres espèces intelligentes existent actuellement (voir plus bas). Mais les deux comparses ont choisi de prendre la question du point de vue « archéologique », en se demande si, depuis la création de l’univers, d’autres espèces ont pu se développer sur une planète similaire à la Terre.

L’équation s’écrit ainsi:

A = Nast * ƒbt

« A », c’est la probabilité qu’une espèce intelligente ait apparu, nous y compris. « Nast », c’est le nombre de planètes se situant dans la « zone habitable » dans l’espace. A l’instar des trois planètes potentiellement habitables découvertes récemment.

ƒbt, enfin, correspond à la probabilité qu’une vie intelligente et usant de technologie se développe sur une planète située dans la fameuse zone habitable, ni trop près, ni trop loin de son étoile.

Le nombre de planètes pouvant abriter la vie est maintenant connu, notamment grâce aux multiples observations d’exoplanètes depuis les années 1990. Les deux chercheurs se sont donc basés sur les études d’autres scientifiques pour établir que 20% des étoiles disposent de planètes dans la zone habitable. Le tout en sachant que le nombre d’étoiles dans l’espace est également une variable de mieux en mieux définie.

En partant du principe qu’une seule espèce, la nôtre, a émergé, il est alors facile, avec une simple règle de trois, de calculer la dernière variable de l’équation. Ainsi, il y a une chance sur 10 milliards de billions pour que nous soyons la seule espèce intelligente et ayant acquis une technologie avancée dans tout l’univers depuis le début de celui-ci.

Une première équation vieille de 55 ans

Même si l’on considère que nous avons eu beaucoup de chance et que l’évolution sur la Terre est une chose extrêmement rare, un tel ordre de grandeur est tout de même très, très faible.

A l’échelle de notre galaxie, « une espèce intelligente d’extraterrestres est certainement apparu dans l’histoire de la Voie lactée si la probabilité de l’apparition d’une autre espèce sur une planète habitable est supérieure à une sur 60 milliards », précisent les chercheurs.

Les travaux des deux chercheurs ne sortent pas de nul part. Il y a 55 ans, le professeur Frank Drake avait mis au point une équation permettant d’estimer les chances qu’une civilisation extraterrestre avancée existe actuellement.

Mais le calcul en question comportait de très, très nombreuses inconnues. Des chercheurs depuis ont essayé de résoudre l’équation en définissant, un peu à la louche, les différentes variables de celles-ci.

Cette nouvelle étude a pour but de simplifier l’équation. D’abord, en utilisant toutes les informations découvertes par les scientifiques ces dernières années pour définir un nombre de planètes habitables dans l’univers bien plus précis. Ensuite, en évitant de se demander si une civilisation arrivée à notre niveau technologique pouvait survivre des milliers, voire des millions d’années.

Le paradoxe de Fermi

Car si les travaux des deux auteurs semblent montrer que la vie a de grandes chances d’avoir éclos ailleurs dans l’univers, elle n’explique pas pourquoi nous n’avons toujours pas réussi à rentrer en contact avec des extraterrestres. Ou au moins avoir découvert leurs traces. Car si les maths semblent être du côté de la vie extraterrestre, et que celle-ci a pu apparaître il y a des milliers ou des millions d’années, où se trouve-t-elle?

C’est une des questions, connue sous le nom de paradoxe de Fermi (plus d’informations à ce sujet ici), qui taraude les astrophysiciens.

Pour les deux chercheurs, si les statistiques montrent que la vie a éclos de nombreuses fois mais que nous n’en voyons pas trace, cela est peut-être dû à la nature autodestructrice de la vie intelligente. « Nous ne savons même pas s’il est possible qu’une civilisation de haute-technologie survive plus de quelques siècles », estime Adam Frank. Et de finir sur une note presque optimiste:

« Nos résultats montrent que notre évolution n’est semble-t-il pas unique et a eu lieu de nombreuses fois dans le passé. Ces autres scénarios incluent certainement de nombreuses civilisations utilisant beaucoup d’énergie et ayant dû faire face à l’impact de cette croissance sur leur planète. Cela veut dire que nous pouvons commencer à explorer ce problème en utilisant des simulations pour comprendre ce qui permet à des civilisations de survivre et ce qui ne le permet pas. »

(Source : huffingtonpost.fr)

Vie extraterrestre : la Nasa se donne 20 ans pour trouver des aliens

Rendez-vous dans 20 ans. Il se pourrait effectivement que dans deux dizaines d’années, les humains découvrent qu’ils ne sont pas seuls dans l’univers.

Ces révélations viennent du chercheur de la Nasa Kevin Hand qui s’exprimait lors d’une réunion de scientifiques en Afrique du Sud le 11 juillet 2014. « Dans 20 ans nous nous apercevrons que nous ne sommes pas seul dans l’univers », a-t-il affirmé avant d’ajouter que la vie extraterrestre pourrait exister sur Europa, l’une des lunes de Jupiter, dont la couche de glace devrait abriter de l’eau sous forme liquide et permettrait ainsi le développement d’organismes. « Nous avons les outils et la technologie pour atteindre ces endroits », a-t-il expliqué.

Une forme de vie extraterrestre est donc possible. Il est « peu probable que nous, humains, soyons les seuls dans l’immensité infinie de l’univers » a renchéri l’ancien astronaute et actuel administrateur de la Nasa Charles Bolden à Washington le 14 juillet 2014 lors d’une conférence sur cette hypothétique vie extraterrestre.

Pour scruter d’autre parties du ciel, la Nasa compte surtout sur le lancement du satellite Tess (Transiting Exoplanet Survey Satellite) en 2017 et celui du télescope spatial James Webb en 2018. Et pour cause, cent millions de mondes seraient susceptibles d’accueillir une vie extraterrestre, a déclaré la Nasa à Washington.

Pour le moment il ne vous reste plus qu’à attendre ou à imaginer. « Imaginez le moment où nous trouverons la signature potentielle de la vie. Imaginez le moment où le monde se réveillera et la race humaine se rendra compte que sa longue solitude dans le temps et l’espace n’a plus lieu d’être », s’est enthousiasmé Matt Mountain, directeur de l’institut des sciences et de l’espace de Baltimore lors de la même conférence.

(Source : huffingtonpost.fr)

X-37B, le mystérieux vaisseau spatial parti pour une mission secrète depuis 500 jours

Parti en mai 2015, le vaisseau X-37B de l’US Air Force vient de franchir la barre des 500 jours dans l’espace. Une quatrième mission dont l’objectif est classé secret défense et qui continue de susciter de nombreuses théories sur Internet.

Les missions s’enchainent pour le X-37B mais le mystère reste entier. Semblable à une navette spatiale, ce vaisseau sans pilote de l’US Air Force s’est envolé le 20 mai 2015 de Cap Canaveral en Floride. Depuis, il est toujours dans l’espace, comptabilisant désormais plus de 500 jours de mission. Un chiffre qui relance les débats quant aux activités réelles de l’engin.

En effet, ce X-37B Orbital Test Vehicle est le quatrième du nom (OTV-4) à s’envoler sous l’égide de l’US Air Force, l’armée de l’air américaine. Trois vols en orbite ont eu lieu depuis 2010, le dernier et aussi le plus long s’étant achevé en 2014 après une durée de 22 mois. Or si la plupart des détails techniques du projet ont été rendus publics, les missions du X-37B conçu par Boeing sont classées secret défense.

Un vaisseau pour tester des technologies spatiales

Aujourd’hui, on ne sait donc ni combien de temps le vaisseau restera dans l’espace, ni ce qu’il y fait réellement. Interrogé par Space.com en 2014, le général William Shelton avait déclaré : « X-37 fait un excellent travail. Je ne peux pas vous dire ce qu’il fait, mais il le fait très bien ».

Selon les communiqués de l’US Air force et de Boeing, le X-37B servirait « des objectifs spatiaux à long terme ». Plus précisément, il servirait à tester de nouveaux matériaux et technologies dans l’environnement spatial. Long de 9 mètres et alimenté par l’énergie solaire, l’OTV est un véhicule capable de décoller, de rester en orbite et de revenir sur Terre de façon autonome.

Pesant moins de six tonnes, l’engin peut emmener avec lui une charge utile de quelques centaines de kilogrammes. Jusqu’ici, l’Armée de l’air n’a donné aucune information précise quant à la nature de ce chargement au cours des missions. Toutefois, on sait que l’OTV-4 transporterait notamment un propulseur de la société Aerojet Rocketdyne.

Des théories plus ou moins étayées

Face à tant de mystère, les théories plus ou moins étayées vont logiquement bon train sur Internet. Et les débats se sont intensifiés quand des observateurs ont révélé avoir constaté que le X-37B survolait à plusieurs reprises certaines régions telles que l’Iraq, l’Iran, le Pakistan, l’Afghanistan et la Corée du Nord. Largement de quoi attiser les rumeurs.

Pour certains, ces observations renforcent la théorie selon laquelle le vaisseau serait utilisé pour espionner des régions géopolitiques sensibles. D’autres suggèrent qu’il servirait à mettre hors d’état de nuire des satellites redoutés par le gouvernement américain ou à l’inverse, à déployer lui-même des satellites de reconnaissance.

Plus insolite, des conspirationnistes ont évoqué la possibilité que le X-37B serve en quelque sorte de bombardier permettant de larguer une arme sur Terre depuis l’espace. Une théorie vite écartée par un spécialiste qui a expliqué que ceci nécessiterait de cibler une zone particulière et donc de changer le plan orbital du vaisseau, une opération particulièrement difficile et coûteuse en énergie.

De son côté, l’US Air Force s’est contentée d’affirmer que le projet ne visait « aucune capacité offensive ». Selon un porte-parole interrogé par le New York Times en 2010, le programme aurait pour objectif « la réduction du risque technologique, l’expérimentation et le développement d’un concept opérationnel ».

(Source : maxisciences.com)

 

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