Nikola Tesla, né le 10 juillet 1856 à Smiljan dans l’Empire d’Autriche (actuelle Croatie) et mort le 7 janvier 1943 à New York, est un inventeur et ingénieur américain d’origine serbe. Il a principalement œuvré dans le domaine de l’électricité, mais était également ingénieur mécanique et physicien.

Tesla a d’abord travaillé dans la téléphonie et l’ingénierie électrique avant d’émigrer aux États-Unis en 1884 pour travailler avec Thomas Edison, avant de collaborer avec George Westinghouse qui enregistra un grand nombre de ses brevets. Considéré comme l’un des plus grands scientifiques dans l’histoire de la technologie, pour avoir déposé quelque 300 brevets couvrant au total 125 inventions (qui seront pour beaucoup attribuées à tort à Edison) et avoir décrit de nouvelles méthodes pour réaliser la « conversion de l’énergie », Tesla est reconnu comme l’un des ingénieurs les plus créatifs de la fin du xixe et du début du xxe siècle. Quant à lui, il préférait plutôt se définir comme un découvreur.

Ses travaux les plus connus et les plus largement diffusés portent sur l’énergie électrique. Il a mis au point les premiers alternateurs permettant la naissance des réseaux électriques de distribution en courant alternatif, dont il est l’un des pionniers. Tesla s’est beaucoup intéressé aux technologies modernes se focalisant sur l’électricité qui était le noyau de ses inventions. Il est connu pour avoir su mettre en pratique la découverte du caractère ondulatoire de l’électromagnétisme (théorisé par James Clerk Maxwell en 1864), en utilisant les fréquences propres des composants des circuits électriques afin de maximiser leur rendement.

De son vivant, Tesla était renommé pour ses inventions ainsi que pour son sens de la mise en scène, faisant de lui un archétype du « scientifique fou ». Il resta malgré tout dans un relatif anonymat jusqu’à plusieurs décennies après sa mort. Son œuvre trouve un regain d’intérêt dans la culture populaire depuis les années 1990. En 1960, son nom a été donné au tesla (T), l’unité internationale d’induction magnétique.

Savez-vous qu’en 1899, alors que la technologie automobile ainsi que la maîtrise de l’électricité n’en étaient qu’à leurs balbutiements, ce fut cette année-là qu’une voiture électrique, la « Jamais contente », en forme de torpille sur roues, établi le record de vitesse ? La vitesse atteinte fut de 105,98 km/h, le 29 avril 1899 à Achères. C’était la toute première voiture à franchir les 100km/h, et elle était électrique ! Avec l’évolution logique des technologies au fil des années, on imagine parfaitement le genre de voitures électriques dont nous aurions pu bénéficier alors, si les constructeurs et les financiers avaient misé sur la motorisation électrique plutôt que le moteur à combustion interne. On aurait des voitures 100% électriques non polluantes et ayant les mêmes capacités que nos véhicules diesel ou à essence actuel. C’était sans compter le pétrole ! Il était plus facile de s’enrichir avec cette matière première indispensable pour les moteurs à combustion, plutôt que de se soucier d’écologie ou d’énergie propre, pour un avenir plus sain !

Nikola Tesla a découvert la radio avant Edison, le courant alternatif, la lampe à pastille de carbone, les bases de la robotique, la commande à distance. Il a expérimenté un navire télécommandé, décrit l’avion à décollage et atterrissage vertical, la fusée, élaboré le concept du microscope électronique, détecté la force de résonance des vibrations harmoniques, le principe du radar, la radiodiffusion mondiale, imaginé et réalisé les premiers essais de la transmission d’énergie électrique sans fil, l’onde stationnaire…

C’est au cours de la conférence Experiments with alternate currents of high potential and high frequency du 3 février 1892 devant l’Institution of Electrical Engineers de Londres que Tesla envisage pour la première fois le concept d’énergie libre :

« Dans quelques générations nos machines seront animées grâce à une énergie disponible en tous points de l’univers.[…] [En effet,] dans l’espace, il existe une forme d’énergie. Est-elle statique ou cinétique ? Si elle est statique, toutes nos recherches auront été vaines. Si elle est cinétique – et nous savons qu’elle l’est –, ce n’est qu’une question de temps, et les hommes réussiront à connecter leurs machines aux rouages de la nature. »

Imaginons un peu ce qu’aurait pu être le monde actuel si l’énergie libre avait été utilisée comme Tesla l’aurait voulu. On aurait eu un vingtième siècle bien plus propre que celui que l’on nous a imposé. Jamais nous n’aurions connu la pollution liée au dégagement des pots d’échappement. Nous n’aurions pas connu non plus ces guerres incessantes pour le pétrole, ni connu ces désastreuses marées noires issues des naufrages des pétroliers. Nous n’aurions pas connu non plus les désastres de Tchernobyl et Fukushima dont les conséquences dureront encore pour des siècles. Les océans, les rivières et les forêts ne seraient plus menacés d’être à nouveau contaminés par des déchets radioactifs, des pollutions de pétrole ou des pluies acides. Jamais nous n’aurions connu également tous ces pylônes à hautes tensions qui cicatrisent nos paysages en rejetant leur pollution électromagnétique.

Tesla est l’auteur d’environ 300 brevets dont beaucoup sont attribués à tort à Thomas Edison traitant de nouvelles méthodes pour aborder la conversion de l’énergie.

  • Il est l’auteur du moteur électrique asynchrone, l’alternateur polyphasé, le montage triphasé en étoile, la commutatrice.
  • Il aide Edison et fait en sorte que le courant continu fonctionne.
  • Il est le principal promoteur du transport de l’énergie électrique en courant alternatif.
  • En 1889, il s’intéresse à la haute fréquence et réalise un générateur fournissant une fréquence de 15 kHz.
  • Il expose en 1891, lors de démonstrations, sa lampe « haute fréquence » à pastille de carbone, plus économique que nos tubes fluorescents actuels et dont le concept préfigure celui de l’accélérateur à particules ou celui du microscope électronique.
  • À partir de 1896, en parallèle de Branly, il effectue des expériences de télécommande. En se basant sur l’excitateur de Hertz, il met au point la bobine qui porte son nom et qui constitue un premier émetteur accordé à ondes amorties. Tesla définit les bases de la télé-automatique. Il conçoit qu’on puisse un jour commander des véhicules à des centaines de kilomètres sans qu’il y ait d’équipage, en utilisant la télégraphie sans fil. Il crée deux navires robots télécommandés dont un est submersible. Ses brevets de 1895 contiennent en réalité les spécifications d’un bateau torpille sans équipage muni de six torpilles de 4,20 mètres.
  • Expérimentation des gigantesques résonateurs à haute fréquence de 1899 à 1900 à Colorado Springs, en vue de la construction d’une tour de télécommunication à Wardenclyffe (Shoreham), Long Island.

Tesla a fait des déclarations concernant une arme à énergie dirigée utilisant un accélérateur de particules, après avoir étudié le générateur de Van de Graaff. La presse l’appela le « rayon de la paix » ou « rayon de la mort ». Tesla décrivit l’arme comme étant capable d’être utilisée contre une infanterie terrestre ou contre des forces aériennes.

Tesla donne la description suivante concernant le faisceau de particules chargées : « [Le canalisateur pourrait] envoyer des faisceaux concentrés de particules dans l’air libre, et cette puissante énergie pourrait faire tomber une flotte de 10 000 avions ennemis à une distance de 200 miles de la frontière d’un pays qui se défend, et les ferait s’écraser raide mort sur leurs pistes. »

EN 1898, NIKOLA TESLA IMAGINAIT DÉJÀ DES DRONES DE COMBAT

L’ingénieur américain Nikola Tesla était un véritable génie ! Au-delà de ses contributions aux systèmes à courant alternatif, il avait prévu l’apparition de la télévision, des smartphones, mais également, et c’est plus étonnant, l’arrivée des drones qui selon lui pourraient assurer par leur puissance la paix du monde.

Le brevet en question présente une invention n’ayant aucunement besoin de câbles ou de conducteurs électriques, une sorte de vaisseau qui se déplacerait « en produisant des ondes, impulsions ou radiations reçues depuis la terre, l’eau ou l’atmosphère [et] capables d’atteindre l’appareil tant qu’il reste dans la région active ou la portée est effective ».

Le nom du brevet est Method Of And Apparatus For Controlling Mechanism of Moving Vessels or Vehicles(méthode et appareil de contrôle des mécanismes de mouvement des navires ou des véhicules). Le document a été déniché par Matthew Schroyer, technologue de l’Oklahoma City Community College (États-Unis).

Le brevet va cependant plus loin que la présentation de l’invention et contenait une réflexion sur ses champs d’application. En effet, Tesla évoquait une potentielle opposition des états avec des drones comme moyen de défense : « La capacité destructive certaine et illimitée de mon invention permettra d’assurer et de maintenir éternellement la paix entre les peuples. » (voir document ci-dessous, en surligné).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Au 21e siècle, la paix semble très relative et les drones de combat ont eu le temps de nous montrer, depuis leur apparition lors de la Première Guerre mondiale, à quel point ils pouvaient être meurtriers. Bien que sa prédiction soit fausse concernant l’usage du drone pour la paix, il nous est encore prouvé aujourd’hui que Nikola Tesla est l’un des plus incroyables scientifiques ayant jamais existé.

 


Source : fr.sputniknews.com

 

4 commentaires

Laisser un commentaire