De la Première Guerre mondiale aux conflits actuels, les militaires ingèrent médicaments, drogues et stimulants, souvent à leur insu. En effet, les armées savent que la discipline et la propagande ne peuvent pas suffire : les substances administrées aux soldats ont pour but de leur donner du courage, leur faire oublier le danger, voire de les transformer en surhommes ou en bêtes de guerre. Des militaires, qui ont pris différentes substances à leur insu, mais aussi des responsables de programmes souvent délirants d’expérimentations au sein des armées, témoignent de cette histoire parallèle de la guerre et de la chose militaire.

Documentaire intégral : francetv

Un documentaire de 70 minutes écrit et réalisé par Stéphane Benhamou, proposé à 23h20 jeudi 02/02/2017 sur France 3 : Guerres sur ordonnance.

De la cocaïne des pilotes de 14-18 aux amphétamines de la Seconde Guerre mondiale, du LSD de la guerre du Vietnam au Modafinil des guerres d’Irak et d’Afghanistan, drogues et médicaments sont devenus des armes de guerre, réclamés par les états-majors, prescrites par les médecins militaires et testées sur les soldats.

On n’a cessé de faire prendre aux soldats toutes sortes de médicaments, de drogues et de stimulants pour leur donner du courage, leur faire oublier le danger et les transformer en surhommes ou en bêtes de guerre. Les armées savent que la discipline et la propagande ne suffisent pas : un soldat reste un homme avec ses états d’âme et ses craintes : il se fatigue, ne voit plus clair, tombe de sommeil et, finalement renonce. Mais ce travailleur de la guerre doit être capable d’aller partout, prendre le risque d’attraper toutes sortes de virus, de bactéries prêtes à le décimer. On s’emploie alors, depuis plus d’un siècle, à le rendre davantage résistant. Résistant à l’ennemi, résistant à la fatigue, à la peur, aux virus. Il doit pouvoir tout surmonter. Et pour ce faire, on lui donne pilules, drogues et vaccins.

Des produits qui, le plus souvent, ne sont pas à la disposition du commun des mortels. Des produits qu’on va tester, expérimenter sur des cobayes humains, des prisonniers, ou les soldats eux-mêmes pour vérifier leur efficacité au combat. Prisonniers et soldats drogués parfois à leur insu, mais aussi responsables d’expérimentations au sein même de l’armée, témoignent de cette histoire parallèle de la drogue et de la guerre.

Leurs récits dérangeants, illustrés par des archives souvent inédites, sont mis en perspective par des historiens et experts français, allemands et américains.

Parmi les intervenants :

James Ketchum, psychiatre de l’armée américaine, responsable des expérimentations LSD et BZ de 1955 à 1975.

Franck Rochelle, vétéran des Marines. A porté plainte contre l’US Army qui s’était servie de lui comme d’un cobaye humain pour des « essais pharmaceutiques ».

Saul Oren, déporté à l’âge de 14 ans à Sachsenhausen. Victime d’expériences destinées à l’armée allemande.

Keith Abney, professeur d’éthique médicale à l’Université de San Luis Obispo (Californie).

Jonathan Moreno, professeur d’éthique aux universités de Philadelphie et Washington.

Martin A Lee, historien des drogues Wolfgang Eckart, historien de la médecine, Université d’Heidelberg.

Pascal Nouvel, historien, auteur de L’Histoire des amphétamines (PUF).

Ed Ellis, vétéran de la guerre du Vietnam.


Vu sur mk-polis

Information relayée sur lefigarofrance3 / nouvelobs

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