Un chercheur britannique estime que le rôle du langage est très limité dans la compréhension entre les individus. Il est question d’une sorte de télépathie entre les cerveaux, une communication possible par le biais d’une sorte de Wi-Fi cérébral.

Le 18 janvier 2018 paraîtra l’ouvrage intitulé The Interbrain : Embodied Connections Versus Common Knowledge (L’Interbrain : Connexions innées ou connaissance commune). Ce livre écrit par le professeur Digby Tantam de l’Université de Sheffield (Royaume-Uni) tend à mettre en évidence un lien unique entre les cerveaux des individus baptisé « interbrain » (inter-cerveau) par le chercheur lui-même. Digby Tantam a récemment déclaré pour The Telegraph :

« Nous pouvons connaître directement les émotions d’autres individus et ce à quoi ils prêtent attention. Ceci grâce à une connexion directe et réciproque établie entre notre cerveau et celui des autres. L’un de ses avantages est que la connexion existe en arrière-plan. Nous ne sommes pas conscients que nous l’utilisons. »

Digby Tantam indique qu’il s’agit là d’une sorte de connexion Wi-Fi cérébrale, à l’origine des pressentiments. L’argument principal est qu’il existe des indices subliminaux que les gens perçoivent lorsqu’ils communiquent verbalement, rendant possible cette notion de télépathie chez tous les êtres humains. La notion d’inter-cerveau indique que le cerveau assimilerait de manière inconsciente des informations sur les autres personnes, une sorte d’instinct « basé sur le lien direct entre notre cerveau et celui des autres et entre leur cerveau et le nôtre. »

Le chercheur donne également l’exemple de grands rassemblements tels que les matchs de football, les cérémonies religieuses ou encore les concerts, des événements où de petits messages subliminaux sont identifiés par l’inter-cerveau chez un grand nombre de personnes à la fois.

Digby Tantam estime aussi que cette faculté est mise en péril par les nouvelles technologies. Par exemple, l’augmentation des appels vidéo prend de plus en plus d’importance chez les individus et selon lui le mieux reste les conversations face à face. L’intéressé évoque la « contagion émotionnelle » et l’importance des sons, des odeurs ou encore du toucher, qui pourraient disparaître si la démocratisation des moyens non naturels de communiquer se poursuivait.


Article initialement publié sur sciencepost

Sources : consoglobe – sputniknews – The Telegraph – Ulyces

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un commentaire

  1. Selon certains articles, des chercheurs, travaillent sur ce dossier, depuis longtemps. Ondes, micro-ondes, champs magnétiques ect… D’où un danger éventuel, wifi, mobile, relais ect… En même temps, ce sujet, comme d’autres aussi important, n’intéresse pas les moutons naïfs.

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