La méthode scientifique désigne l’ensemble des canons guidant ou devant guider le processus de production des connaissances scientifiques, qu’il s’agisse d’observations, d’expériences, de raisonnements, ou de calculs théoriques. Très souvent, le terme de « méthode » engage l’idée implicite de son unicité, tant auprès du grand public que de certains chercheurs, qui de surcroît la confondent parfois avec la seule méthode hypothético-déductive. L’étude des pratiques des chercheurs révèle cependant une si grande diversité de démarches et de disciplines scientifiques que l’idée d’une unité de la méthode est rendue très problématique.

Ce constat ne doit cependant pas être entendu comme une forme d’anarchisme épistémologique. Si la question de l’unité de la méthode est problématique, cela ne remet pas en question l’existence d’une pluralité de canons méthodologiques qui s’imposent aux chercheurs dans leurs pratiques scientifiques.

Cette brève introduction situe le processus de base de la méthode scientifique au cours du passage d’une théorie vers une autre. Ce scénario est détaillé dans la Structure des révolutions scientifiques de Thomas Kuhn.

Dans le cadre d’une théorie établie, un chercheur peut observer une anomalie ou explorer de nouvelles conditions expérimentales, par exemple en employant d’autres instruments. Il réalise ses propres expériences et les répète d’abord pour les valider lui-même, puis pour les documenter et les publier. Chacune de ces publications scientifiques constitue un constat élémentaire. C’est la méthode expérimentale, le début d’une découverte scientifique.

Lorsque plusieurs chercheurs ont répété des expériences sur un même phénomène avec diverses variations (de conditions expérimentales, d’instruments de mesures, de types de preuves…) ces constats élémentaires se confirment mutuellement sans qu’il n’y ait de limite précise ni de moment particulier qui les valident, c’est l’appréciation de plusieurs chercheurs qui conduit à un consensus progressif. Les expériences et constats élémentaires forment alors un corps confirmé de preuves de l’existence du phénomène.

À la suite de cette découverte scientifique, ou parallèlement, les chercheurs tentent d’expliquer le phénomène par des hypothèses. Une hypothèse, pour être scientifiquement admissible, doit être réfutable, c’est-à-dire doit permettre des expérimentations qui la corroborent (la confirment) ou la réfutent (l’infirment).

Ce sont les preuves répétées et confirmées par d’autres chercheurs, diverses et variées, qui confortent une hypothèse. C’est son acceptation par de nombreux chercheurs qui conduit à un consensus sur l’explication du phénomène. L’acceptation de l’hypothèse peut se manifester par la citation de travaux précédents qui servent souvent de repères de validation. Elle devient ainsi la nouvelle théorie consensuelle sur le phénomène considéré et enrichit ou remplace une théorie précédemment admise (ou plusieurs, ou en partie).

Des anomalies apparaitront peu à peu et un nouveau cycle commencera.

(Source : fr.wikipedia.org)

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D’après le dictionnaire de l’académie française, un sceptique est quelqu’un dans l’incapacité de choisir entre deux ou plusieurs propositions, ce qui suspend son jugement.

Marcel Truzzi (1935-2003) était un professeur de sociologie à l’université d’Eastern Michigan. Il est à l’origine du terme « pseudo-scepticique », utilisé pour décrire une personne recherchant la vérité sur un sujet dont il possède une idée préconçue.

Voici quelques points énoncés par des hommes de sciences et des philosophes qui se sont intéressés au pseudo-scepticisme. Nombre de ces points caractérisent les pseudo-sceptiques, ou, comme l’ingénieur en recherche électrostatique William Beaty les appelle, des « sceptiques pathologiques. »

1. Discréditer comme objectif

Le comité scientifique d’évaluation des critiques pseudo-sceptiques sur les phénomènes paranormaux (SCEPCOP), établit qu’« au lieu d’enquêter en profondeur, ou de poser des questions afin de mieux comprendre, les pseudo-sceptiques cherchent davantage à démystifier, discréditer ou tourner en ridicule ce qui sort du cadre de leur pensée. »

2. Utilisation détournée du langage

Dans un papier publié en 2005 à propos de la découverte d’un site sous-marin près des Bahamas, le mur de Bimini, le Dr. Greg Little, psychologue, constate que des mots tels que « conspiration » ou « new age » peuvent être utilisés pour éconduire certaines théories ou recherches.

« Les sceptiques ont recours à des termes ridiculisants, chargés d’émotions » explique-t-il. Par exemple, le Dr. Greg et l’archéologue Bill Donato ont avancé des arguments quant au fait que le mur de Binimi serait un mur de fabrication humaine. Le Dr. Eugene Shinn, géologue, s’est positionné ouvertement en défaveur de cet argumentaire, le taxant de « new age ». En dépit du fait que les auteurs n’aient jamais présenté leurs recherches en ce sens, il a assimilé leur point de vue à une quête de l’Atlantide.

Le SCEPCOP explique que les pseudo-sceptiques ont « détourné des termes tels que “rationnel, raison, logique, pensée critique” les associant systématiquement à un raisonnement et à des comportements “normaux”, en faveur du matérialisme et de ce qui est orthodoxe. Cela a favorisé l’existence d’un rejet automatique des idées sortant du cadre de pensée “usuel”. »

3. Le rejet de la recherche

Des observations, pourtant documentées avec soin, sont souvent rejetées au prétexte d’être « anecdotiques », sans valeur scientifique, explique le Dr. Schwartz. Même si les arguments reposent sur des faits prouvés avec la rigueur scientifique commune, des excuses sont trouvées pour les rejeter.

Le Dr. Schwartz a reçu son doctorat à Harvard, enseigné la psychiatrie et la psychologie à Yale, et est désormais un professeur à l’université d’Arizona. Il se décrit comme un « pseudo-sceptique reformé. » Il explique dans une vidéo postée sur son site internet qu’il émettait tellement de doutes face à des données concrètes qu’il en était irrationnel, « scepto-maniaque. »

4. Des exigences inégales

Dans les discussions en ligne sur le sujet, des interlocuteurs évoquent un traitement inéquitable des argumentaires. Un utilisateur d’HappierAbroad.com a écrit : « Je n’ai jamais fait confiance aux sceptiques, pour la simple et bonne raison qu’ils sont prêts à accepter la version des faits communément acceptée, sans une once de preuve, mais demandent une quantité incroyable d’arguments pour n’importe quelle autre version. »

Un utilisateur de YouTube a écrit : « Ce que les sceptiques peinent à comprendre, c’est que le scepticisme demande d’être sceptique envers sa propre position. Cela ne veut pas dire “être seulement sceptique envers ce que l’on pense être faux”, autrement, nous sommes tous sceptiques, et le terme “sceptique” est vidé de son sens. Un vrai sceptique doute autant de sa position que de celles des autres. »

5. Définition de la science

Le SCEPCOP écrit à propos des pseudo-sceptiques : « Ils considèrent la science comme une sorte »d’entité » autoritaire prenant position sur des sujets, alors qu’en réalité, ce n’est guère plus qu’un outil, une méthode de recherche basée sur des principes logiques. En réalité, la science ne prend pas position, pas plus qu’elle n’impose de croyances dogmatiques sur des sujets toujours inabordés par les instances scientifiques modernes. Ce sont les gens qui prennent des positions, pas la science, qui recouvre plus de points de vue que mon ordinateur. »

6.  Les pseudo-sceptiques refusent de se considérer comme pseudo-sceptiques

Le Dr. Schwartz explique que les pseudo-sceptiques vont usuellement sembler ouverts à des idées nouvelles. En revanche, ils ont souvent tendance à réagir hostilement lorsque leurs pré-conceptions sont remises en cause par de nouvelles informations.

Le SCEPCOP établit : « Tous les pseudo-sceptiques pensent être de véritables sceptiques, de la même façon que les vendeurs sous pression prétendent ne pas l’être, que les menteurs et les escrocs prétendent être sincères, et que les politiciens prétendent être honnêtes. Mais comme vous le savez, les actions parlent plus que les mots. »

7.  Leçons de l’histoire

William Beaty qui apparaît sur des programmes télévisés américains traitant entre autre de phénomène électrostatique, a écrit un papier intitulé « Symptômes du scepticisme pathologique ». Il évoque la tendance des pseudo-sceptiques à oublier que certains principes scientifiques autrefois réputés comme inébranlables, se sont finalement avérés être faillibles, voire avoir complètement faux.

Il mentionne l’existence de « la croyance que certaines parties de la science sont complètes, que les révolutions scientifiques n’arrivent jamais, et que les avancées scientifiques ne peuvent s’établir qu’en retouchant les détails de ce qui existe déjà. »

8. Mimétisme

D’après William Beaty, un pseudo-sceptique ne va considérer un fait comme vrai qu’à partir du moment où une majorité de scientifiques de bonne réputation le reconnaîtront ainsi.

Quand une poignée de scientifiques célèbres tiennent une vue controversée, les pseudo-sceptiques vont ignorer leurs avis, au lieu de remettre en cause leur propre point de vue. « Si d’autres personnes réputées changent d’avis et se mettent à accepter le point de vue non-orthodoxe, les pseudo-sceptiques interprètent ça comme de la crédulité ou de la folie, mais pas comme la preuve que peut-être, ce point de vue pourrait être juste. »

9. Peur de l’erreur, peur de l’inconnu

Admettre qu’une théorie non-conventionelle soit vraie, ou puisse l’être, peut troubler le sentiment de sécurité d’une personne. Devoir admettre que ce qui est communément admis, solidement établi, puisse être faux, ouvre les vannes d’une incertitude potentiellement difficile à supporter. William Beaty parle aussi de la « peur de voir ses erreurs personnelles mises sous les projecteurs, et l’habitude qu’ont certaines personnes à cacher leurs erreurs passées. »

À propos des sceptiques quand au point de vue du Dr. Greg Little sur les murs de Bimini aux Bahamas, celui-ci écrit que « tout ce qui entre en contradiction avec leurs croyances semble perçu comme une menace professionnelle et psychologique. »

10. Élévation personnelle

Il est plus facile de gagner en estime de soi, ou de paraître rationnel et intelligent, en discréditant une découverte controversée, plutôt que de risquer sa crédibilité en investiguant sérieusement.

11. Nier la subjectivité des scientifiques

Toujours d’après William Beaty, les pseudo-sceptiques sont plus susceptibles de présenter les scientifiques comme étant profondément objectifs, à l’abri de croyances et motivations personnelles. Ils décriraient comme isolés les cas dans lesquels des scientifiques se sont ouvertement montrés subjectifs.

12. Évolution du seuil d’acceptation

William Beaty décrit qu’il est courant pour un pseudo-sceptique de changer les pré-requis à partir desquels il considèrera quelque chose comme vrai. Par exemple : « Je le croirai quand X arrivera, » mais une fois X réalisé, le point de vue de cette personne se transforme en : « Je le croirai quand Y arrivera. »

Article original : What Is Unhealthy Skepticism ?

Les dangers de trop croire en la science, expliqué par des scientifiques

 

Parmi les scientifiques ayant aidé à établir les théories et les lois scientifiques largement acceptées, nombreux sont ceux à avoir prévenu leur homologues du futur de ne pas être limités par leurs travaux. Ils ont également fait remarquer que nombre de grandes découvertes furent d’abord ridiculisées, pour s’être tenues en opposition avec les notions préconçues.

Ce qui suit sont 17 réflexions de certains des plus grands esprits de la science.

 

1. Les bénéfices d’être moqué

« Réjouissez-vous quand des scientifiques ne croient pas en ce que vous savez être vrai. Cela vous donnera plus de temps pour travailler en paix. Quand ils commencent à prétendre l’avoir découvert avant vous, cherchez un nouveau projet. »

– Efraim Racker dans « Resolution and Reconstitution of Biological Pathways from 1919 to 1984 », publié par Federations Proceedings en 1983.

Efraim Racker (1913-1991) était biochimiste. Il est connu pour son travail sur la découverte des mécanismes de synthèse de l’ATP, une molécule utilisée pour transporter l’énergie dans les cellules de l’organisme.

 

2. Les scientifiques devraient se débarrasser de leurs notions préconçues

« Vous êtes expressément prévenus de ne vous laisser influencer en aucune façon par les théories ou autres notions préconçues dans l’observation de phénomènes, dans l’interprétation d’analyses et dans d’autres décisions. »

– Emil Hermann Fischer, cité par M. Bergmann dans « Das Buch der Grosse Chemiker ».

Emil Hermann Fischer (1852-1919) était chimiste. Il a reçu le Prix Nobel de Chimie en 1902 « en reconnaissance des services extraordinaires qu’il a rendus par son travail sur le sucre et la synthèse des purines », selon le Site du Prix Nobel. Fischer est également connu pour avoir développé la projection de Fischer, une façon de dessiner en deux dimensions des représentations de structures organiques.

 

3. Une forte résistance aux idées nouvelles

«  L’esprit apprécie aussi peu une idée nouvelle que le corps apprécie une protéine étrangère. Il lui résiste avec la même énergie. Il ne serait peut-être pas tant fantasque de dire qu’une idée nouvelle est l’antigène le plus réactif qui soit à la science. Si nous nous regardons honnêtement, nous verrons que nous commençons à argumenter contre une idée nouvelle avant même qu’elle soit entièrement formulée. Je ne doute pas que cette dernière phrase ait déjà été reçue par le rejet – et montré comme le mécanisme de défense est rapide à se mettre en œuvre. »

– Wilfred Trotter, dans « The Collected Papers of Wilfred Trotter F.R.S. », publié en 1941.

Wilfred Trotter (1872-1939) était chirurgien et psychologue social.

 

4. Ce n’est parce que cela ne peut pas être facilement mesuré, que cela n’existe pas

« La première étape est de mesurer tout ce qui peut être facilement mesuré. C’est acceptable aussi loin que ça aille. La seconde étape est de négliger ce qui ne peut être facilement mesuré et de lui donner une valeur arbitraire. Cela est artificiel et induit en erreur. La troisième étape est de présumer que ce qui ne peut être mesuré facilement n’est pas si important. C’est de l’aveuglement. La quatrième étape est de dire que ce qui ne peut pas être facilement mesuré n’existe pas vraiment. C’est du suicide. »

– Charles Handy, économiste et psychologue béhavioriste d’entreprise, dans son livre « Le Temps des paradoxes ».

 

5. Les « lois » de la physique peuvent changer

« Nous n’avons pas le droit de prétendre que des lois physiques existent, ou si elles ont existé jusqu’à maintenant, qu’elles continueront d’exister de la même façon dans le futur. Il est parfaitement envisageable qu’un jour la Nature provoque un événement inattendu qui nous surprenne tous. Si cela devait arriver, nous serions incapables de nous y opposer ; même si le résultat serait que, malgré nos efforts, nous échouerions à mettre de l’ordre dans la confusion résultante. Dans le cas d’un tel événement, le seul cours ouvert à la science serait de se déclarer elle-même en faillite. »

– Max Planck, dans son livre « L’Univers à la lumière de la physique moderne ».

Max Planck est considéré comme l’un des fondateurs de la physique quantique. Il a reçu le Prix Nobel de Physique en 1918 pour « les services qu’il a rendu au développement de la Physique par sa découverte du quanta d’énergie. »

« La science ne peut pas résoudre le mystère ultime de la nature. Cela est dû, en dernière analyse, que nous faisons nous-mêmes partie de la nature et sommes donc une partie du mystère que nous essayons de résoudre. »

– Max Planck, dans son livre « Où va la science ? ».

 

6. La science est-elle une « autre forme de religion » ?

« Nous ne devons pas attendre que la science nous donne la permission de faire quelque chose d’inhabituel ou d’aller au delà de ce que nous croyons possible. Si nous faisons ainsi, la science deviendrait une autre forme de religion. Nous devons être non-conformistes, nous devons tendre vers l’extraordinaire. »

-Joe Dispenza, dans son livre « Faites évoluer votre cerveau ».

Joe Dispenza est neuro-scientifique et chiropracteur. Il est l’un des scientifiques interviewés dans le film « Que sait-on vraiment de la réalité ! ? » . Dispoza souffrait de fractures aux vertèbres dues à un accident de voiture, les docteurs disant qu’il ne pourrait remarcher qu’après une opération. Il refusa l’opération, pensant pouvoir se guérir par la volonté. Il a pu marcher de nouveau trois mois plus tard.

 

7. Ce qui peut nous sembler ridicule maintenant pourrait être le future de la science

« Je ne doute pas que la réalité du futur sera bien plus surprenante que tout ce que nous pouvons imaginer. Ma propre interrogation est maintenant que l’univers n’est pas seulement plus étrange que nous le pensons, mais plus étrange que nous pouvons le penser. »

– J.B.S. Haldane, dans son livre « Possible Worlds and Other Papers ».

J.B.S. Haldane était biologiste. Il est l’un des fondateurs de la génétique des populations. Il a également dérivé l’équation Briggs–Haldane avec G.E. Briggs pour décrire la cinétique enzymatique.

 

8. Qu’est-ce que la raison ?

« La raison, pour la plupart des gens, signifie leur propre opinion. »

– William Hazlitt, dans son essai « A New School of Reform : A Dialogue between a Rationalist and a Sentimentalist ».

William Hazlitt était écrivain et philosophe.

 

9. La science est pour la plus grande partie « opinion et illusion »

«  Il y a par convention la couleur, par convention le doux et par convention l’amertume, mais en réalité il y a des atomes et le vide, énonçait Démocrite. L’univers est seulement constitué d’atomes et du vide ; tout le reste n’est qu’opinion et illusion. Si l’âme existe, elle serait également constituée d’atomes. »

– Edward Robert Harrison, dans « Masks of the Universe ».

 

10. La science comprend le mystère

« J’adore la science et cela me fait mal de penser que tant de personnes en sont terrifiées ou pensent que choisir la science signifie que vous ne pouvez pas également choisir la compassion, les arts ou encore être émerveillé par la nature. La science ne veut pas dire se soigner du mystère, mais de le réinventer et le revigorer. »

– Robert Sapolsky, dans son livre « Why Zebras Don’t Get Ulcers ».

Robert Sapolsky est un biologiste et un neurologue. Il est connu pour ses travaux sur les maladies liées au stress.

 

11. Einstein sur la « vérité objective »

« Les concepts en physique sont des créations libres de l’esprit humain, et ne sont pas, malgré les apparences, uniquement déterminés par le monde extérieur. Dans notre effort de comprendre la réalité, nous sommes dans la même situation qu’un homme essayant de comprendre le mécanisme d’une montre fermée. Il voit sa surface et ses aiguilles, il entend même ses bruits quand elles tournent, mais il n’a aucun moyen d’ouvrir le cadran. S’il est ingénu, il pourra former une image du mécanisme qui serait responsable de toutes les choses qu’il observe, mais il ne pourra jamais être vraiment sûr que son image est la seule qui puisse expliquer ses observations. »

«  Il ne sera jamais capable de comparer son image au mécanisme réel et ne pourra jamais envisager même la possibilité ou le sens d’une telle comparaison. Mais, comme sa connaissance s’élargit, il croit certainement que son image de la réalité deviendra de plus en plus simple et pourra expliquer une variété de plus en plus grande de ses impressions sensorielles. Il pourra aussi croire en l’existence d’une limite idéale de la connaissance et qu’elle est approchable par l’esprit humain. Il pourrait alors appeler cette limite idéale la vérité objective. »

– Albert Enstein et Léopold Infeld, dans leur livre « L’évolution des idées en physique ».

 

12. Les scientifiques présentent des facettes différentes sur la scène publique et derrière le voile

« Le déductivisme dans la littérature mathématique et l’inductivisme dans les revues scientifiques sont simplement des postures par lesquelles nous choisissons d’être vus lorsque le voile se lève et que le public nous voit. L’illusion théâtrale est brisée si nous demandons ce qui se passe en coulisse. Dans la vraie vie, la découverte et la justification sont presque toujours deux processus différents ».

– Peter Brian Medawar, dans «  Induction and Intuition in Scientific Thought ».

Peter Brian Medawar (1915-1987) était immunologiste. Il a partagé en 1960 le Prix Nobel de Physiologie et de Médecine avec Sir Frank Macfarlane Burnet pour « la découverte de la tolérance immunologique acquise » selon le site de la Fondation Nobel.

 

13. La science ne prétend pas la certitude, l’objectivité émotionnelle

« Une erreur commune à la plupart des critiques défavorables à laquelle la science est soumise aujourd’hui est de clamer la certitude et l’infaillibilité, ainsi qu’une complète objectivité émotionnelle. Il serait sans doute plus proche de la vérité de dire qu’elle est basée sur l’émerveillement, l’espoir et l’aventure. »

Cyril Hinshelwood, cité dans la notice nécrologique de Hinshelwood par E. J. Bowen publiée en 1967 dans le journal Chemistry in Britain.

Cyril Hinshelwood (1897-1967) était physicien chimiste. Il partagea le Prix Nobel de Chimie avec Nikolay Nikolaevich Semenov en 1956 pour leurs recherches dans le mécanisme des réactions chimiques.

 

14. Ce qui est, est

« Un homme devrait chercher ce qui est et non pas ce qu’il pense être. »

– Albert Enstein, cité dans le livre de Peter Michelmore « Enstein, l’homme et le savant ».

 

15. L’erreur fatal de la science

« Rien n’est si fatal au progrès de l’esprit humain que la présomption que nos vues de la science sont ultimes ; qu’il n’y a pas de mystère dans la nature, que nos triomphes sont complets et qu’il n’y a pas de nouveau monde à conquérir. »

– Sir Humphry Davy, cité par David Knight dans son livre « Humphry Davy : Science and Power ».

Sir Humphry Davy était chimiste et inventeur. Il a découvert le sodium, le potassium et le calcium en utilisant l’électrolyse. Il a également découvert que le chlore, dont on pensait qu’il contenait de l’oxygène, était un élément. Il a inventé la lampe Davy, une lampe sûre d’utilisation dans les mines de charbon.

 

16. L’âme ne pourra pas être expliquée par la science

« Je maintiens que le mystère humain est incroyablement rabaissé par le réductionnisme scientifique, qui promeut le matérialisme pour rendre compte de tout le monde spirituel en termes de modèles d’activité neuronale. Cette croyance devrait être classée comme superstition. […] Nous devons reconnaître que nous sommes des êtres spirituels avec une âme, existant dans un monde spirituel tout autant que des êtres matériels avec des corps et des cerveaux existant dans un monde matériel. »

– Sir John C. Eccles « Évolution du cerveau et création de la conscience ».

John Carew Eccles, un neurophysiologiste, remporta en 1963 le Prix Nobel de Physiologie et de Médecine avec Alan Lloyd Hodgkin et Andrew Fielding Huxley pour son travail sur la transmission synaptique chimique.

 

17. Les compréhensions modernes peuvent devenir obsolètes, comme tant d’autres avant elles

« Chaque expérimentation détruit un peu du savoir du système qui a été obtenu par des expérimentations précédentes. »

– Werner Heisenberg, dans son livre « Les principes physiques de la théorie des quanta ».

Werner Heisenberg était physicien théoriste. Il a reçu le Prix Nobel de Physique en 1922 pour «  la création de la mécanique quantique, et son application, qui a mené à la découverte des formes allotropiques de l’hydrogène » selon le site de la Fondation Nobel.

 

Version anglaise : Dangers of Believing Too Much in Science, Explained by Scientists

 


Source : epochtimes.fr

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