C’est ce qu’a révélé le surprenant reportage « Ce que ressentent les animaux », diffusé sur ARTE le samedi 8 octobre dernier.

On y voit des singes se serrer mutuellement dans leurs bras, des chiens bouder ou encore un rat préférer porter secours à son congénère plutôt que de céder à la gourmandise.

Animaux et leurs sentiments : des expériences édifiantes

Comment mettre en évidence la coopération entre deux individus ? Simple : prenez une planche sur laquelle vous placez à chaque extrémité de la nourriture et passez une corde autour. Le but du jeu est que les aliments soient inaccessibles à moins de tirer sur les deux bouts de la corde de manière synchrone. Si un seul bout est tiré, la corde se déroule et la nourriture est perdue.

Éléphants, corbeaux, loups et petits singes : tous ont réussi ce test astucieux. Mieux encore : cet exercice a permis de mettre en évidence la notion de morale chez les loups. Ainsi, lorsque l’un des deux participants, trop impatient, se rue sur la corde pour la tirer seul, perdant ainsi la possibilité d’attraper le morceau de viande, et en privant du même coup son compagnon, ce dernier le gratifie d’un coup de dent : voilà qui devrait lui faire retenir la leçon.

Et l’entraide ?

Un rat est enfermé dans un tube de verre, au centre d’une cage où un autre animal est laissé libre. Ordinairement, les rats ont tendance à préférer rester sur les bords, le centre étant pour eux synonyme de vulnérabilité et donc de danger. Pourtant, le rat en liberté n’hésite pas à venir se placer près du tube et à chercher à faire sortir son compagnon en faisant pivoter la porte circulaire qui bouche la sortie du tube.

Pour enfoncer le clou et convaincre les sceptiques : la même expérience est réalisée, cette fois en ajoutant un second tube dans lequel ont été placées des pépites de chocolat. Pour les atteindre, il suffit au rat de faire pivoter la porte exactement de la même manière. Pourtant, l’animal, compatissant, ira d’abord libérer son congénère puis tous deux se dépêcheront ensuite vers les confiseries pour les partager.

La notion d’injustice existe aussi chez l’animal

On demande à deux chiens de tendre la patte, un exercice qu’ils connaissent parfaitement. À l’un, on donne à chaque fois une croquette, à l’autre, qui réalise la même prouesse avec autant de zèle, on offre rien. Au bout de quelques répétitions, le chien lésé refuse tout bonnement de tendre la patte : il n’y a pas de raison qu’il s’acharne à faire plaisir sans contrepartie.

De même, deux capucins – des petits singes – se voient distribuer un morceau de concombre en échange d’un caillou. Au début, tout se passe très bien : les deux singes tendent leur caillou et se régalent. Oui mais soudain, l’un reçoit non plus un vulgaire concombre, mais un grain de raisin rouge et appétissant. Le deuxième ne tarde pas à réagir à l’injustice : il balance vers le soigneur son concombre, et secoue comme un forcené les barreaux de sa cage. Pour finir, il enverra même valdinguer ses cailloux contre la chemise du soigneur.

Des marques d’empathie et de sollicitude

C’est ce que montre sans aucun doute possible la caméra qui a suivi l’évolution d’un jeune gorille orphelin, livré à lui-même et ayant tous les risques de mourir de faim, puisque ces primates apprennent à se nourrir par mimétisme. Pourtant, au bout d’un certain temps, un vieux mâle va lui venir en aide, et finir par l’adopter.

De la tendresse, des émotions complexes… Pas si bêtes, les bêtes ! Et vraiment attachantes…

De combien d’enquêtes dans les abattoirs avons-nous besoin avant d’ouvrir les yeux ?

En quelques mois, les enquêtes de L214 dans plusieurs abattoirs français ont ouvert les yeux de nombreuses personnes sur le fait que tuer des animaux sera toujours un acte violent, source d’une grande souffrance.

Cette maltraitance touche chaque jour environ 3 millions d’animaux terrestres en France, et des centaines de milliers d’animaux marin. Or la qualité d’être sensible est reconnue aux animaux par la loi. Dès lors, comment accepter que des animaux – après une vie très souvent misérable dans un élevage industriel – soient entassés dans des camions, déchargés et poussés de force vers un lieu où ils se feront perforer le crâne et égorger, voire égorger en pleine conscience ? Comment accepter la terreur et la maltraitance routinière qu’on leur inflige ? Comment accepter les coups, ainsi que les sévices atroces que ces vidéos révèlent ? Un mouton qui se fait crever l’œil au couteau, un bovin qui agonise au sol durant de longues minutes, des animaux suspendus par une patte alors qu’ils sont encore conscients, des cochons qui se débattent frénétiquement dans leur alors qu’ils sont gazés : cela a lieu en France.

Peta France propose deux choses pour venir en aide aux animaux tout de suite :

  • Faire la transition vers une alimentation qui ne fait pas souffrir les animaux (végane) en commandant leur « Guide du végan en herbe ».
  • Partagez cet article avec votre entourage pour mettre un maximum de personnes au courant de la réalité des abattoirs et de l’alimentation à base de produits d’origine animale :

Pour les personnes intéressées par les alternatives nutritives, nous vous invitons également à vous informez avec Vegan Pratique.

 

 


Source : consoglobe.com / petafrance.com

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