Voici une nouvelle bonne excuse pour ne pas décoller de son canapé : d’après une recherche américaine, les personnes qui aiment réfléchir à des problèmes complexes passeraient plus de temps à ne rien faire. Des résultats à prendre tout de même avec des pincettes.


Une étude publiée en août 2016 dans le Journal of Health Psychology semble valider la théorie selon laquelle les gens plus intelligents passent plus de temps à ne rien faire que les personnes plutôt attirées par l’activité physique.

L’étude conclut que les personnes au quotient intellectuel plus élevé s’ennuient moins facilement, ce qui leur permet de passer plus de temps à réfléchir, au lieu d’agir, alors que les personnes plus actives ont tendance à être moins fainéantes parce qu’elles ont besoin de stimuler leur esprit avec des activités physiques, soit parce qu’elles veulent moins réfléchir, soit parce qu’elles s’ennuient rapidement.
Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs de la Florida Gulf Coast University ont fait passer un test psychologique à des étudiants pour savoir quels étaient ceux qui exprimaient un désir de réfléchir beaucoup et ceux qui préféraient éviter les exercices de réflexion. Les participants devaient dire s’ils adhéraient plus ou moins à des phrases comme « J’aime vraiment une tâche qui consiste à apporter de nouvelles solutions ».

Ils ont ensuite sélectionné 30 personnes jugées comme étant plutôt des « penseurs » et 30 comme des « non-penseurs ». Les participants ont été équipés d’un appareil pour suivre leur activité physique durant une semaine. Les résultats ont montré que le groupe des penseurs était beaucoup moins actif que l’autre entre le lundi et le vendredi. Mais cette différence était moins prononcée le weekend.

Le constat est amusant mais la fiabilité de l’étude paraît contestable. L’échantillon de personnes est vraiment petit (60 personnes, d’âge similaire et issues de milieux sans doute semblables), de même que la durée de l’étude (une semaine). De tels résultats demandent donc confirmation, d’autant plus qu’ils vont à l’encontre d’autres travaux montrant que l’exercice physique a un effet positif sur le cerveau. Ainsi, une étude finlandaise de 2015 sur des jumeaux montre que ceux qui font le plus de sport ont davantage de matière grise dans le cerveau…

Rappelons au passage que l’activité physique est importante à la santé et que l’inactivité tuerait plus que l’obésité.

Ne pas remplir faussement son temps

Dans une société moderne où tout va plus vite, les transports, les communications, la cuisine, le ménage, on n’a jamais eu autant l’impression de courir après le temps qui défile. Loin d’être le signe d’une paresse ou d’une oisiveté, le fait de ne rien faire est vital. C’est un moment propice pour que notre cerveau emmagasine et trie toutes les informations qu’il reçoit.

Lorsque vous faites la queue dans une file d’attente, votre premier réflexe est de consulter votre téléphone portable. C’est une façon de parer à l’ennui et d’avoir l’impression d’être productif car vous “remplissez” votre temps et vous vous dites que vous apprendrez certainement quelque chose. Chez vous, quand ce ne sont pas les tâches ménagères, administratives ou les écrans qui vous sollicitent, c’est encore autre chose.

Et si pour une fois, vous ne faisiez rien ?

Lorsqu’on ne fait rien, une activité cérébrale vitale se met en place. Explication du professeur Francis Eustache, neuropsychologue au CHU de Caen : pluzz.francetv.fr

 


Sources: huffingtonpost.fr / bioalaune.com / futura-sciences.com

Publicités

Laisser un commentaire