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Evaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose (rapport INSERM 2015)

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L’hypnose a de nombreuses vertus : maigrir, arrêter de fumer, dormir, stopper le stress… Cette médecine douce nous vient en aide sur divers aspects. En fonction de la technique choisie, hypnose traditionnelle, semi-traditionnelle, nouvelle, ericksonnienne ou auto hypnose, les effets ne sont pas les mêmes… On vous dit tout sur cette médecine douce.


Définition et techniques de l’hypnose

L’hypnose est un état modifié de conscience. Le patient plongé dans son état hypnotique est réactif à la suggestion.  En fonction de la méthode choisie, le patient peut sembler s’endormir ou au contraire être très conscient de ce qui se passe autour de lui.

Cette technique a été mise au point par des psychiatres. Elle relève des sciences humaines et elle est loin de la mise en scène pour amuser le public.

Il existe diverses formations pour apprendre l’hypnose. L’hypnose traditionnelle est la plus connue. Le thérapeute émet des suggestions directes et le patient reste inactif. La technique semi-traditionnelle ajoute des suggestions indirectes de la part de l’hypnotiseur.

L’hypnose ericksonnienne, du nom de son créateur Milton Erickson, assouplit les techniques d’hypnose traditionnelles pour les rendre adaptables à chaque patient.

Ici, il s’agit d’induire un état modifié de conscience proche du rêve pour accéder à l’inconscient de la personne. L’hypnose nouvelle propose quant à elle un échange entre le patient et l’hypnotiseur.

L’auto hypnose est aussi une technique existante. Elle permet à celui qui la pratique de se concentrer sur lui-même. Il va se calmer et ainsi de retrouver confiance en soi et de régler ses soucis d’anxiété.

Hypnose pour maigrir, arrêter de fumer ou traiter la douleur… Les vertus de cette médecine douce

L’hypnose a de nombreuses vertus sur la santé. Si vous souhaitez perdre du poids, l’hypnose pour maigrir peut devenir une bonne solution. Tout comme l’acupuncture pour maigrir, l’hypnose est une médecine douce utile pour arriver à se débarrasser de ses kilos en trop.

L’hypnothérapeute va agir sur la compulsion et changer la perception de certains aliments. Il ne s’agit pas de dire à votre corps « perds 3 kilos » mais plutôt de vous aider à résister à des envies culinaires irrépressibles.

D’autres envies, comme le tabac, peuvent aussi être maîtrisées avec cette médecine douce. L’hypnose pour arrêter de fumer est une technique très répandue. Par la suggestion, l’hypnothérapeute va contrôler l’envie de cigarette de son patient et l’aider à stopper le tabac.

Cette médecine douce vient en aide aux personnes affectées par des troubles du sommeil. Via la suggestion, l’hypnotiseur va comprendre pourquoi son patient n’arrive pas à dormir, puis lui suggérer des techniques pour s’endormir.

Cette médecine douce aide à traiter la douleur. Migraine, mal de dos ou douleurs intestinales sont facilement réductibles via l’hypnose. Elle est également connue pour être une bonne complémentaire à l’anesthésie.

C’est dans une revue de la littérature médicale scientifique et de la littérature destinée aux professionnels que propose ce rapport de plus de 200 pages, accessible sur le site de l’Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) écrit en juin 2015 par Juliette Gueguen, Caroline Barry, Christine Hassler et Bruno Falissard avec l’expertise critique d’Arnaud Fauconnier et Elisabeth Fournier-Charrière.

La pratique de l’hypnose, bien qu’elle remonte à 1843 sinon plus tôt, a longtemps été considérée comme une science occulte et presque chamanique, mais aujourd’hui les chercheurs parviennent à élucider certains de ses plus grands mystères. Grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), il est maintenant possible de visualiser comment l’hypnose agit sur le cerveau.

En 2009, une équipe de chercheurs de l’Université de Genève réussissaient à décrypter les mécanismes cérébraux lié à cet état mental particulier. Pour observer le phénomène, des chercheurs de la Faculté de médecine ont induit une paralysie par hypnose à des participants. Les volontaires devaient ensuite effectuer ou non un mouvement de la main lorsqu’un signal leur était donné. Une partie des sujets recevaient alors la suggestion hypnotique que leur bras gauche était paralysé, tandis que d’autres, non soumis à l’hypnose, devaient simuler la paralysie de ce même bras.

Les connexions modifiées

Résultat, les chercheurs ont pu observer à l’aide d’un scanner IRM que des régions différentes étaient impliquées dans la paralysie causée par l’hypnose versus la simulation.

En effet, les volontaires sous hypnose présentaient une forte activité du cortex frontal – en partie responsable du contrôle de la réalisation de la tâche. Les scientifiques ont également pu remarquer que le cortex moteur contrôlant la main paralysée semblait être plus fortement «connecté» qu’à son état normal avec les régions impliquées dans la conscience de soi.

«C’est comme si l’imagination prenait le contrôle du cerveau et de la perception», expliquait un des auteurs, Yann Cojan.

Des chercheurs de l’université de Stanford se sont également penchés sur le sujet plus récemment. D’après leurs conclusions, l’activité serait en effet accentuée dans la zone dorsale cingulaire antérieure, une partie du cerveau liée notamment à la résolution de problème et la prise de décision.

Les 2 études montraient également que les connexions augmenteraient entre 2 régions du cerveau, soit entre l’insula et cortex préfrontal dorsolatéral.

« Cet accroissement de la connectivité est intéressant car l’insula (cortex insulaire, lié à la conscience) est impliquée dans le traitement du contrôle du corps et de l’expérience, de l’émotion, de l’empathie et du temps » indiquait David Spiegel, en charge de l’étude de Stanford.

Cependant, les connexions entre le cortex préfrontal dorsolatéral et le réseau du mode par défaut seraient, pour leur part, réduites. Cette diminution, comme le souligne Spiegel, expliquerait pourquoi une personne hypnotisée pourrait donc se concentrer autant sur une chose, sans se soucier du reste ou dissocier l’action de sa conscience.

Pour Spiegel, ces résultats et d’autres recherches pourront permettre d’améliorer notre compréhension de nos états de conscience, et développer des traitements par hypnose plus efficaces… même pour ceux qui semblaient jusqu’ici insensibles à l’hypnose.

Le rapport de l’INSERM commence ainsi : « L’hypnose est une technique ancienne, utilisée pour le soin dans les sociétés occidentales depuis au moins 200 ans. Par la parole, le praticien en hypnose induit chez le patient un état de conscience particulier caractérisé par une indifférence à l’extérieur et une hyper suggestibilité. Cet état de conscience « hypnotique » peut être utilisé pour amplifier les ressources internes du patient de lutte contre l’anxiété et la douleur et faire disparaître des symptômes. La pratique psychothérapeutique de l’hypnose donne une importance majeure à la notion de présence, à laquelle le patient accède par le biais de ses perceptions sensorielles.

L’hypnose recouvre en effet un ensemble de pratiques sensiblement différentes : hypnosédation (à visée sédative, utilisée en anesthésie), hypnoanalgésie (contre la douleur) et hypnothérapie (à visée psychothérapeutique). Il en est de même des formations à l’hypnose en France : elles sont hétérogènes. Il existe une douzaine de formations universitaires, à ce jour non reconnues par l’Ordre des médecins. Il existe également de nombreuses formations associatives et privées. Certaines sont réservées aux professions médicales et/ou aux professions de santé, et d’autres sont accessibles à un public plus large. Le statut d’hypnothérapeute, non réglementé, concerne ainsi des praticiens aux qualifications forts différentes.

Les mécanismes physiologiques à l’œuvre dans l’hypnose ont été et sont encore régulièrement étudiés. Les résultats issus de ces études ont permis d’objectiver des modifications du fonctionnement cérébral en lien avec la transe hypnotique, mais ils ne permettent pas encore d’expliquer complètement le phénomène. « 

Pour un résumé du rapport, voir le Communiqué de presse ci-joint :

 


Source : francetvinfo.fr / echosciences-grenoble.fr / sympatico.ca / cosmopolitan.fr / 

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