De nombreuses « théories du complot » ont fleuri depuis l’arrivée d’Internet, touchant à des sujets aussi multiples que l’assassinat du président John Kennedy, l’attaque de Pearl Harbor, les attentats du 11 septembre 2001 ou encore la guerre d’Irak de 2003. Bien souvent, l’accusation de conspirationnisme suffit à disqualifier le propos de celui qui en est accusé, voire seulement soupçonné. Néanmoins, un tel concept n’est-il pas lui-même problématique ? Que recouvre-t-il précisément, et en quoi favorise-t-il les abus ?

Les auteurs anti-complotistes, pourrait-on les appeler, se drapent toujours dans les grandes valeurs…


Depuis plus d’un an et demi et le massacre de Charlie Hebdo, nous assistons, en France, à une offensive sans précédent contre les positions qualifiées de « complotistes » ou de « conspirationnistes », menée tous azimuts par le pouvoir politique, tous les médias, l’Éducation nationale. La lutte contre les « théories du complot », à l’évidence, est devenue une grande cause nationale.

C’est à partir des attentats du 11 septembre 2001 que l’on voit apparaître et se multiplier ces expressions, pour désigner ceux qui s’aventurent à émettre des doutes sur la version officielle de cet événement.

Cette batterie d’expressions a été recyclée, par la suite, pour d’autres affaires comme l’affaire Merah, la tuerie de Charlie Hebdo, les attentats du 13 novembre, la guerre en Syrie et les « Printemps arabes ».

Les auteurs anti-complotistes, pourrait-on les appeler, se drapent toujours dans les grandes valeurs : la nécessité de « lutter contre la haine », de sauvegarder le « vivre ensemble », les « valeurs de la République » ; ils se posent en chevaliers blancs et en gardiens de la bonne pensée, vigilants face aux agissements sournois d’êtres répugnants et maléfiques qui mineraient les fondements de la démocratie.

Or, le paradoxe est le suivant : la totalité des auteurs anti-complotistes ont pour credo de recourir à tous les artifices les plus sales de la rhétorique : attaques ad hominem, mensonges factuels, procès d’intention, incitations à la haine, inversion accusatoire, métaphores renvoyant au domaine de la croyance, de la prolifération et de la maladie, refus d’entrer dans le détail des objections, amalgames grossiers entre toutes les différentes théories du complot et les « extrêmes » (droite et gauche), accusations de « révisionnisme » et de « négationnisme ». Sur les centaines et les centaines d’articles, d’ouvrages, discours anti-complotistes que je répertorie depuis un an, je ne suis quasiment jamais tombé sur une production pouvant mériter le qualificatif d’honnête.

Les campagnes anti-complotistes dont le peuple français est régulièrement submergé ont une fonction bien différente de celle qu’elles affichent, qui est de masquer une authentique et vaste conspiration dont les acteurs anti-complotistes sont les complices. La perversité des procédés auxquels ils recourent à l’exclusif est le reflet de l’esprit de perversité inhérent à une conspiration de type « attentats du 11 septembre », la mieux documentée à ce jour. La fonction des dispositifs anti-complotistes, comme les cordons sanitaires et les barrières électriques, est de tenir aussi éloignée que possible des discours des sceptiques la majorité encore confiante, en brossant de ceux-ci à longueur d’articles et d’émissions des portraits propres à inspirer la plus sainte répulsion, en misant sur la mentalité anesthésiée du troupeau qui obéit sur le mode du réflexe conditionné aux aboiements savants des chiens de berger médiatiques et politiques.

Zététique : Des ateliers « d’autodéfense intellectuelle  » contre les théories du complot ?

La formation de l’esprit critique apparaît comme un objectif mis en exergue dans tous les textes officiels de l’Éducation nationale. Elle est présente par exemple dans le référentiel de compétence des enseignants, cela juste après l’item «transmettre les valeurs de la République»: d’après ce texte, les enseignants ont pour mission d’«aider les élèves à développer leur esprit critique, à distinguer les savoirs des opinions ou des croyances, à savoir argumenter et à respecter la pensée des autres».

C’est une exigence que l’on trouve aussi mise en avant dans le programme d’Enseignement moral et civique ou dans le socle commun de compétences, de connaissance et de culture. L’esprit critique est présenté comme une compétence qui doit être mis en œuvre dans le cadre de tous les enseignements.

L’actualité plus ou moins récente a conduit à la mise en œuvre de plusieurs initiatives autour de la formation à l’esprit critique. On peut par exemple citer la réalisation de cours de zététique –mot d’origine grecque signifiant «l’art du doute»– et de pensée critique au sein du collectif Cortecs à l’université de Grenoble. On peut également noter la parution en 2015 du livre de Sophie Mazet, Manuel d’autodéfense intellectuelle.

L’esprit critique, une compétence transversale ?

La formation de l’esprit critique n’est pas aisée car il ne s’agit pas d’un fait positif, mais d’un concept qui recoupe des réalités qui ne sont peut-être pas homogènes.

L’une des question qui se pose consiste à savoir si l’esprit critique est une compétence transversale regroupant un ensemble de savoir-faire qui pourraient être transférés à n’importe quel contenu. Cette thèse est présente parfois chez certains psychologues et chercheurs en sciences de l’éducation, mais également dans le monde de l’entreprise.

Le jugement critique est considéré par certains psychologues cognitivistes comme une sous-catégorie de la pensée critique. Dans le milieu de l’entreprise, l’esprit critique peut alors donner lieu à des tests de pensée critique, celle-ci étant considérée comme une compétence transversale qui peut être utile en particulier dans la résolution de problèmes. Elle s’intégrerait à un ensemble de compétences facilitant l’employabilité appelées soft skills.

Une notion problématique

Néanmoins, la thèse selon laquelle l’esprit critique serait une compétence transversale est loin de faire l’unanimité parmi les chercheurs en sciences cognitives. Elle se heurte à la difficulté d’isoler des compétences critiques qui seraient les mêmes indépendamment des domaines d’expertise scientifique ou professionnelle. Des travaux en psychologie de l’expertise conduisent à montrer que les experts ne sont que rarement en capacité de transférer leurs stratégies expertes d’un domaine à un autre, et qu’ils semblent perdre toute supériorité cognitive dans les domaines qui sont éloignés de leur champ de compétence, où ils commettent les mêmes erreurs que des novices.

Dans la continuité des Lumières, une éducation émancipatrice se doit d’amener les élèves à développer leur rationalité

Ce qui semble donc caractériser un expert, c’est l’importance des connaissances structurées qu’il possède dans un domaine donné. Ces connaissances comprennent également des connaissances conditionnelles qui lui permettent de transférer les apprentissages théoriques dans la pratique.

Mais au-delà de ces controverses scientifiques internes à la psychologie cognitive et aux sciences de l’éducation, une perspective philosophique sur cette notion nous révèle à quel point celle-ci est problématique et donne lieu à différentes conceptualisations reposant sur des présupposés philosophiques. En Amérique du Nord, où cette question est davantage débattue, on peut en particulier mettre en valeur l’existence de deux courants pédagogiques de formation de l’esprit critique.

Le «critical thinking»

Depuis les années 1950, et plus particulièrement les années 1980, se sont développés aux États-Unis des cours, et même des épreuves, de pensée critique. La recherche sur la pensée critique traverse différents champs: psychologie cognitive, philosophie analytique, logique formelle et informelle, et la philosophie pour enfant inspirée de Matthew Lipman.

Les courants qui s’inscrivent dans le cadre de la pensée critique s’intéressent particulièrement au fait de former les élèves à la maîtrise de procédures de raisonnement qui leur évite les paralogismes. Sur ce plan, la formation à la pensée critique peut se rapprocher des thèses en psychologie cognitive qui admettent que la pensée critique repose sur un ensemble de compétences cognitives formelles innées.

En philosophie de l’éducation, le canadien Normand Baillargeon, auteur d’un Petit cours d’auto-défense intellectuelle, apparaît comme un tenant de ce courant de formation à l’esprit critique. Dans la continuité de la philosophie des Lumières, il admet l’existence d’une nature humaine universelle, thèse qu’il voit confirmée par les travaux de son ami Noam Chomsky dont il a traduit des textes sur l’éducation. Cette nature humaine se caractérise par des structures cognitives universelles qui sont à la base de la rationalité scientifique. De fait, une éducation émancipatrice se doit d’amener les élèves à développer leur rationalité.

Cette mise en avant de la rationalité rejoint, par la nécessité de distinguer sciences et pseudo-sciences, deux autres courants. Le premier est celui qui combat les excès du constructivisme social en sciences sociales ainsi que les travers du post-structuralisme. Cette thèse a été défendue par Jean Bricmont et Alan Sokal en 1997, dans leur ouvrage Impostures intellectuelles. Et Normand Baillargeon associe le socio-constructivisme à une pénétration du relativisme de l’épistémologie constructiviste en éducation. Cette recherche d’une distinction entre sciences et pseudo-sciences est également à l’œuvre dans la «zététique». Ce courant a été fondé par des chercheurs en sciences physiques, comme Henri Bloch ou Georges Charpak. Il vise initialement à combattre la crédulité, par exemple parmi les étudiants en sciences de la nature, face à des thèses irrationnelles.

Le «critical thinking» recouvre donc un ensemble de courants qui appuient leurs conceptions de l’esprit critique sur des méthodes issues du champ de la logique, des mathématiques ou encore des sciences expérimentales. Mais dans quelle mesure ces approches de l’esprit critique sont-elles opérationnelles dans les domaines couverts par les sciences sociales?

La pédagogie critique: émancipatrice ou subversive ?

En Amérique du Nord, mais également latine, un autre courant prétend développer l’esprit critique des élèves et des étudiants: il s’agit de la pédagogie critique. Ses racines sont toutes autres que le critical thinking. La pédagogie critique entend prendre sa source d’inspiration dans la pédagogie de Paulo Freire.

Le célèbre pédagogue brésilien est surtout connu en France pour la méthode d’alphabétisation qu’il a développé dans les années 1960-70. Mais on ignore bien souvent que sa pensée dans les années 1980-90 s’est tournée de plus en plus vers l’éducation formelle au sein du système universitaire et des écoles publiques. Son travail a en outre connu une importante réception aux États-Unis auprès d’auteurs influencés par le marxisme, la théorie critique de l’école de Francfort, le black feminism, le post-structuralisme, les études postcoloniales et les études de genre…

Pour Paulo Freire, la pédagogie critique doit lutter contre les rapports sociaux de domination de classe, de sexe et de race. Ces rapports sont présents dans le langage qui n’est pas lui-même neutre

Paulo Freire soutient plusieurs thèses qui connaissent une importante réception dans différents pays, tout en restant ignorées pour l’essentiel dans la sphère francophone. Pour lui, l’éducation n’est jamais neutre et l’éducation possède une visée politique qui lui est inhérente. La pédagogie critique doit lutter contre les rapports sociaux de domination de classe, de sexe et de race. Ces rapports sont présents dans le langage qui n’est pas lui-même neutre. Cela passe en particulier par la mise en place d’une relation pédagogique dialogique entre l’enseignant et les élèves qui est tournée vers une praxis visant la transformation sociale. Cette visée de transformation sociale se distingue de la simple résolution de problème par le fait qu’il s’agit de remettre en cause le système social inégalitaire en lui-même et non pas d’en palier les problèmes.

Ces idées se retrouvent reprises par les pédagogues critiques nord-américains, qui étudient par exemple comment le système éducatif reproduit les inégalités sociales ou encore comment les programmes scolaires véhiculent implicitement une vision qui n’est pas favorable aux dominés. Parmi les intellectuelles directement influencées par Paulo Freire, on compte par exemple la black-féministe Bell Hooks, qui théorise une pédagogie engagée. La pédagogie critique donne lieu à un ensemble de ramifications, que sont, par exemple, la pédagogie féministe, ou encore la pédagogie post-coloniale. Il s’agit à la fois de déconstruire les rapports sociaux inégalitaires et de permettre aux dominés d’acquérir les capacités de changer leur situation.

Bataille philosophique

Néanmoins, en mettant en lumière la construction des inégalités sociales, la pédagogie critique est accusée par ses détracteurs de conduire à certains excès. Elle amènerait, par exemple, à remettre en question la possibilité de l’objectivité scientifique en déconstruisant les savoirs-scolaires et en les considérant comme construits socialement en fonction d’orientation idéologiques.

Ces controverses, à la fois pédagogiques et philosophiques, montrent que la formation à l’esprit critique ne peut être abordée comme un fait positif qui pourrait être traité indépendamment d’une réflexion philosophique conceptuelle. La difficulté tient au fait que l’esprit critique n’est pas un fait déterminé, mais l’objet de visions philosophiques divergentes.

D’un côté, dans la lignée de la philosophie des Lumières, la formation à la rationalité scientifique apparaît comme critique parce qu’elle éclaire le jugement et permet de lutter contre les formes de manipulation. De l’autre côté, dans la lignée de l’École de Francfort, les sciences sociales apparaissent comme des savoirs critiques, car elles mettent en lumière comment, au cours de l’histoire et dans les différentes sociétés, les inégalités sociales ce sont construites, et comment la rationalité technoscientifique a pu être instrumentalisée à cet effet.

Il apparaît donc que la formation de l’esprit critique pose sur le plan philosophique un problème concernant l’articulation entre l’épistémologie réaliste qui domine dans les sciences de la nature et l’épistémologie constructiviste qui marque fortement les sciences sociales.

A partir de quel moment le scepticisme devient nuisible ?

La méthode scientifique désigne l’ensemble des canons guidant ou devant guider le processus de production des connaissances scientifiques, qu’il s’agisse d’observations, d’expériences, de raisonnements, ou de calculs théoriques. Très souvent, le terme de « méthode » engage l’idée implicite de son unicité, tant auprès du grand public que de certains chercheurs, qui de surcroît la confondent parfois avec la seule méthode hypothético-déductive. L’étude des pratiques des chercheurs révèle cependant une si grande diversité de démarches et de disciplines scientifiques que l’idée d’une unité de la méthode est rendue très problématique.

Ce constat ne doit cependant pas être entendu comme une forme d’anarchisme épistémologique. Si la question de l’unité de la méthode est problématique, cela ne remet pas en question l’existence d’une pluralité de canons méthodologiques qui s’imposent aux chercheurs dans leurs pratiques scientifiques.

Cette brève introduction situe le processus de base de la méthode scientifique au cours du passage d’une théorie vers une autre. Ce scénario est détaillé dans la Structure des révolutions scientifiques de Thomas Kuhn.

Dans le cadre d’une théorie établie, un chercheur peut observer une anomalie ou explorer de nouvelles conditions expérimentales, par exemple en employant d’autres instruments. Il réalise ses propres expériences et les répète d’abord pour les valider lui-même, puis pour les documenter et les publier. Chacune de ces publications scientifiques constitue un constat élémentaire. C’est la méthode expérimentale, le début d’une découverte scientifique.

Lorsque plusieurs chercheurs ont répété des expériences sur un même phénomène avec diverses variations (de conditions expérimentales, d’instruments de mesures, de types de preuves…) ces constats élémentaires se confirment mutuellement sans qu’il n’y ait de limite précise ni de moment particulier qui les valident, c’est l’appréciation de plusieurs chercheurs qui conduit à un consensus progressif. Les expériences et constats élémentaires forment alors un corps confirmé de preuves de l’existence du phénomène.

À la suite de cette découverte scientifique, ou parallèlement, les chercheurs tentent d’expliquer le phénomène par des hypothèses. Une hypothèse, pour être scientifiquement admissible, doit être réfutable, c’est-à-dire doit permettre des expérimentations qui la corroborent (la confirment) ou la réfutent (l’infirment).

Ce sont les preuves répétées et confirmées par d’autres chercheurs, diverses et variées, qui confortent une hypothèse. C’est son acceptation par de nombreux chercheurs qui conduit à un consensus sur l’explication du phénomène. L’acceptation de l’hypothèse peut se manifester par la citation de travaux précédents qui servent souvent de repères de validation. Elle devient ainsi la nouvelle théorie consensuelle sur le phénomène considéré et enrichit ou remplace une théorie précédemment admise (ou plusieurs, ou en partie).

Des anomalies apparaitront peu à peu et un nouveau cycle commencera.

(Source : fr.wikipedia.org)

methode_scientifique

D’après le dictionnaire de l’académie française, un sceptique est quelqu’un dans l’incapacité de choisir entre deux ou plusieurs propositions, ce qui suspend son jugement.

Marcel Truzzi (1935-2003) était un professeur de sociologie à l’université d’Eastern Michigan. Il est à l’origine du terme « pseudo-scepticique », utilisé pour décrire une personne recherchant la vérité sur un sujet dont il possède une idée préconçue.

Voici quelques points énoncés par des hommes de sciences et des philosophes qui se sont intéressés au pseudo-scepticisme. Nombre de ces points caractérisent les pseudo-sceptiques, ou, comme l’ingénieur en recherche électrostatique William Beaty les appelle, des « sceptiques pathologiques. »

1. Discréditer comme objectif

Le comité scientifique d’évaluation des critiques pseudo-sceptiques sur les phénomènes paranormaux (SCEPCOP), établit qu’« au lieu d’enquêter en profondeur, ou de poser des questions afin de mieux comprendre, les pseudo-sceptiques cherchent davantage à démystifier, discréditer ou tourner en ridicule ce qui sort du cadre de leur pensée. »

2. Utilisation détournée du langage

Dans un papier publié en 2005 à propos de la découverte d’un site sous-marin près des Bahamas, le mur de Bimini, le Dr. Greg Little, psychologue, constate que des mots tels que « conspiration » ou « new age » peuvent être utilisés pour éconduire certaines théories ou recherches.

« Les sceptiques ont recours à des termes ridiculisants, chargés d’émotions » explique-t-il. Par exemple, le Dr. Greg et l’archéologue Bill Donato ont avancé des arguments quant au fait que le mur de Binimi serait un mur de fabrication humaine. Le Dr. Eugene Shinn, géologue, s’est positionné ouvertement en défaveur de cet argumentaire, le taxant de « new age ». En dépit du fait que les auteurs n’aient jamais présenté leurs recherches en ce sens, il a assimilé leur point de vue à une quête de l’Atlantide.

Le SCEPCOP explique que les pseudo-sceptiques ont « détourné des termes tels que “rationnel, raison, logique, pensée critique” les associant systématiquement à un raisonnement et à des comportements “normaux”, en faveur du matérialisme et de ce qui est orthodoxe. Cela a favorisé l’existence d’un rejet automatique des idées sortant du cadre de pensée “usuel”. »

3. Le rejet de la recherche

Des observations, pourtant documentées avec soin, sont souvent rejetées au prétexte d’être « anecdotiques », sans valeur scientifique, explique le Dr. Schwartz. Même si les arguments reposent sur des faits prouvés avec la rigueur scientifique commune, des excuses sont trouvées pour les rejeter.

Le Dr. Schwartz a reçu son doctorat à Harvard, enseigné la psychiatrie et la psychologie à Yale, et est désormais un professeur à l’université d’Arizona. Il se décrit comme un « pseudo-sceptique reformé. » Il explique dans une vidéo postée sur son site internet qu’il émettait tellement de doutes face à des données concrètes qu’il en était irrationnel, « scepto-maniaque. »

4. Des exigences inégales

Dans les discussions en ligne sur le sujet, des interlocuteurs évoquent un traitement inéquitable des argumentaires. Un utilisateur d’HappierAbroad.com a écrit : « Je n’ai jamais fait confiance aux sceptiques, pour la simple et bonne raison qu’ils sont prêts à accepter la version des faits communément acceptée, sans une once de preuve, mais demandent une quantité incroyable d’arguments pour n’importe quelle autre version. »

Un utilisateur de YouTube a écrit : « Ce que les sceptiques peinent à comprendre, c’est que le scepticisme demande d’être sceptique envers sa propre position. Cela ne veut pas dire “être seulement sceptique envers ce que l’on pense être faux”, autrement, nous sommes tous sceptiques, et le terme “sceptique” est vidé de son sens. Un vrai sceptique doute autant de sa position que de celles des autres. »

5. Définition de la science

Le SCEPCOP écrit à propos des pseudo-sceptiques : « Ils considèrent la science comme une sorte »d’entité » autoritaire prenant position sur des sujets, alors qu’en réalité, ce n’est guère plus qu’un outil, une méthode de recherche basée sur des principes logiques. En réalité, la science ne prend pas position, pas plus qu’elle n’impose de croyances dogmatiques sur des sujets toujours inabordés par les instances scientifiques modernes. Ce sont les gens qui prennent des positions, pas la science, qui recouvre plus de points de vue que mon ordinateur. »

6.  Les pseudo-sceptiques refusent de se considérer comme pseudo-sceptiques

Le Dr. Schwartz explique que les pseudo-sceptiques vont usuellement sembler ouverts à des idées nouvelles. En revanche, ils ont souvent tendance à réagir hostilement lorsque leurs pré-conceptions sont remises en cause par de nouvelles informations.

Le SCEPCOP établit : « Tous les pseudo-sceptiques pensent être de véritables sceptiques, de la même façon que les vendeurs sous pression prétendent ne pas l’être, que les menteurs et les escrocs prétendent être sincères, et que les politiciens prétendent être honnêtes. Mais comme vous le savez, les actions parlent plus que les mots. »

7.  Leçons de l’histoire

William Beaty qui apparaît sur des programmes télévisés américains traitant entre autre de phénomène électrostatique, a écrit un papier intitulé « Symptômes du scepticisme pathologique ». Il évoque la tendance des pseudo-sceptiques à oublier que certains principes scientifiques autrefois réputés comme inébranlables, se sont finalement avérés être faillibles, voire avoir complètement faux.

Il mentionne l’existence de « la croyance que certaines parties de la science sont complètes, que les révolutions scientifiques n’arrivent jamais, et que les avancées scientifiques ne peuvent s’établir qu’en retouchant les détails de ce qui existe déjà. »

8. Mimétisme

D’après William Beaty, un pseudo-sceptique ne va considérer un fait comme vrai qu’à partir du moment où une majorité de scientifiques de bonne réputation le reconnaîtront ainsi.

Quand une poignée de scientifiques célèbres tiennent une vue controversée, les pseudo-sceptiques vont ignorer leurs avis, au lieu de remettre en cause leur propre point de vue. « Si d’autres personnes réputées changent d’avis et se mettent à accepter le point de vue non-orthodoxe, les pseudo-sceptiques interprètent ça comme de la crédulité ou de la folie, mais pas comme la preuve que peut-être, ce point de vue pourrait être juste. »

9. Peur de l’erreur, peur de l’inconnu

Admettre qu’une théorie non-conventionelle soit vraie, ou puisse l’être, peut troubler le sentiment de sécurité d’une personne. Devoir admettre que ce qui est communément admis, solidement établi, puisse être faux, ouvre les vannes d’une incertitude potentiellement difficile à supporter. William Beaty parle aussi de la « peur de voir ses erreurs personnelles mises sous les projecteurs, et l’habitude qu’ont certaines personnes à cacher leurs erreurs passées. »

À propos des sceptiques quand au point de vue du Dr. Greg Little sur les murs de Bimini aux Bahamas, celui-ci écrit que « tout ce qui entre en contradiction avec leurs croyances semble perçu comme une menace professionnelle et psychologique. »

10. Élévation personnelle

Il est plus facile de gagner en estime de soi, ou de paraître rationnel et intelligent, en discréditant une découverte controversée, plutôt que de risquer sa crédibilité en investiguant sérieusement.

11. Nier la subjectivité des scientifiques

Toujours d’après William Beaty, les pseudo-sceptiques sont plus susceptibles de présenter les scientifiques comme étant profondément objectifs, à l’abri de croyances et motivations personnelles. Ils décriraient comme isolés les cas dans lesquels des scientifiques se sont ouvertement montrés subjectifs.

12. Évolution du seuil d’acceptation

William Beaty décrit qu’il est courant pour un pseudo-sceptique de changer les pré-requis à partir desquels il considèrera quelque chose comme vrai. Par exemple : « Je le croirai quand X arrivera, » mais une fois X réalisé, le point de vue de cette personne se transforme en : « Je le croirai quand Y arrivera. »

Article original : What Is Unhealthy Skepticism ?


Une conspiration est soit une entente secrète entre plusieurs personnes en vue de renverser un pouvoir établi, soit une organisation en vue d’attenter à la vie d’une personne d’autorité. Le terme « conspiration » et ses quasi-synonymes, notamment « complot » et « conjuration », ont fait l’objet de distinctions sémantiques par plusieurs spécialistes de la langue.

Les objectifs d’une conspiration sont variés, ainsi que ses moyens. Le faux témoignage et la rumeur, l’enlèvement, l’attentat, l’assassinat, et le coup d’État sont parmi les méthodes les plus visibles et les plus utilisées des conspirations connues. Si un coup d’État nécessite généralement le secret des putschistes, tous les assassinats et tous les attentats ne s’inscrivent pas dans le cadre d’une telle union secrète, et certains peuvent même être individuels.

L’Histoire regorge de sordides complots, conspirations et autres conjurations. La plus célèbre des conspirations politiques est certainement l’assassinat de Jules César aux Ides de mars le 15 mars de l’an 44 av. J.-C..

Voici une liste non-exhaustive de conspirations historiques célèbres :

L’époque contemporaine n’est pas moins abondante en conspirations. En voici une liste non-exhaustive :

Bien que le terme «théorie du complot» est devenu un terme péjoratif utilisé contre quiconque remet en question la version officielle des événements, il y a d’innombrables exemples dans l’histoire de conspirations qui se sont avérées exactes.

Le complot se distingue aisément de ses synonymes : il a moins de généralité ou d’étendue. Le complot a pour objet de nuire, et ses vues sont toujours criminelles. Cependant il n’a lieu qu’entre deux ou quelques personnes, et il est ordinairement dirigé contre un seul homme. Des malfaiteurs font le complot d’assassiner un passant pour le dépouiller ; des délateurs, celui d’accuser un homme de bien, pour obtenir les grâces d’un gouvernement soupçonneux et crédule : des traîtres, celui d’ouvrir les portes de la ville à l’ennemi pour obtenir le prix de la trahison, des ambitieux, celui de calomnier et de décrier un ministre pour lui succéder; des Astarbé, celui d’empoisonner un Pygmalion pour ceindre du bandeau royal la tête de son amant. Partout où il y a deux méchants, il n’y a ni personne, ni droit, ni autorité, ni puissance a l’abri d’un complot, c’est-à-dire, d’un attentat sourdement concerté.

Complot vient de cum, avec, et du français pelote, peloton. Comploter, faire une pelote ensemble signifie donc ourdir ou tramer en petit nombre.

D’après Robert Blaskiewicz, sceptique américain, « l’idée que l’expression « théorie du complot » a été utilisée comme une arme rhétorique est connue depuis au moins 1997 ». Cette idée connaît un regain de popularité en 2013 avec la publication de La Théorie du complot en Amérique de Lance deHaven-Smith (University of Texas Press, 2013), ouvrage mis en avant par les théoriciens du complot. Certains d’entre eux avancent que l’expression « conspiracy theory » (« théorie du complot ») a été popularisée dans les années 1960 par la CIA pour discréditer ceux qui remettaient en question les conclusions de la Commission Warren, chargée d’enquêter sur l’assassinat du président Kennedy. Ils s’appuient sur le document no 1035-960 de la CIA, datant de 1967 et rendu public en 1976 en vertu du Freedom of Information Act.

Pour résumer, ce document explicite un certain nombre d’éléments de langage dans lesquels les agents de terrain de la CIA peuvent piocher pour réfuter les théories du complot à l’étranger. Il donne aussi des conseils sur les endroits où ces arguments pourraient avoir le plus d’effets. Ce document a été publié dans le New York Times. En savoir plus ici : sott.net

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Résumant les tactiques recommandées par le mémo de la CIA :

– Prétendre qu’il serait impossible à autant de gens de garder le silence sur une aussi grande conspiration
Avoir des gens proches de la CIA pour attaquer les détracteurs et rediriger le public vers les rapports officiels
– Prétendre que le témoignage oculaire n’est pas fiable
– Revendiquer que ce sont de vieilles nouvelles, et qu’aucune nouvelle preuve significative n’a émergé
– Ignorer les déclarations de conspiration à moins qu’elles ne soient déjà trop actives
– Déclarer qu’il est irresponsable de spéculer
– Accuser les théoriciens d’être mariés avec leurs théories et d’en être épris
– Accuser les théoriciens d’être politiquement motivés
– Accuser les théoriciens d’avoir des intérêts financiers dans la promotion de théories du complot

En d’autres termes, l’unité clandestine des services de la CIA a créé les arguments pour attaquer les théories du complot sur leur fiabilité dans les années 1960, dans le cadre de ses opérations de guerre psychologique.

La désinformation est un ensemble de techniques de communication visant à donner une fausse image de la réalité, dans le but de protéger des intérêts privés et/ou d’influencer l’opinion publique. Elle est parfois employée dans le cadre des relations publiques. Le sens de ce mot, apparu au dernier quart du xxe siècle et proche du terme propagande, connaît des variantes importantes selon les auteurs. Le principe de protection des sources d’information des journalistes permet de décourager la désinformation, en facilitant le recoupement et la vérification des informations diffusées, par le questionnement d’autres sources d’information, dont l’identité est également vérifiée, mais pas divulguée.

Lorsque le philosophe Noam Chomsky et le spécialiste des médias Edward Herman ont élaboré leur modélisation du fonctionnement des mass media américains, ils ont été accusés de « théorie du complot » par certains contradicteurs. Chomsky, qui est lui-même généralement critique envers les théories du complot, rejette l’accusation et dit n’avoir produit qu’une simple « analyse institutionnelle ». Il avance :

A mon avis, « théorie du complot » est devenu l’équivalent intellectuel d’un mot de cinq lettres. C’est quelque chose que les gens disent quand ils ne veulent pas que vous réfléchissiez à ce qui se passe vraiment ». Herman, quant à lui, voit dans l’accusation un « cliché superficiel » et une critique facile qui ne coûte rien.

Petit cours d’histoire

Des auteurs avancent que le phénomène de la conspiration est inhérent à la politique et à l’économie dès lors que des richesses et du pouvoir sont en jeu dans un cadre d’ambitions opposées. L’histoire présente le cas de complots avérés, comme l’opération Himmler organisée par le IIIe Reich pour déclarer la guerre à la Pologne, ou encore l’Opération Ajax destinée à renverser Mossadegh en Iran (l’article « conspiration » présente une liste de cas d’espèces). Il arrive qu’une institution juridique considère un « complot » comme étant à l’origine d’événements historiques d’une certaine ampleur : au procès de Nuremberg, le chef d’accusation no 1 contre les responsables nazis était « plan concerté ou complot » (tandis que « crime contre la paix », « crime de guerre » et « crime contre l’humanité » étaient les chefs d’accusation nos 2, 3 et 4).

À travers l’histoire, des organisations et des fondations politiques internationales ont été accusées de vouloir dominer secrètement le monde, comme le Groupe de Bilderberg ou la Commission Trilatérale. Les déclarations suivantes de David Rockefeller sont couramment citées comme des indices du caractère secret et des ambitions mondialistes de la Commission qu’il a créée.

« As founder of the Trilateral Commission and its current North American chairman, I am usually singled out as the « cabalist-in-chief ». […] Is the commission secretive? Not at all. […] The only part of our proceedings that is « off the record » are discussions at commission meetings, and we keep these private to encourage uninhibited criticism and debate. Is the commission exclusive? Yes, in that we try to select only the most able and outstanding citizens from the industrial democracies. In that context, it is gratifying and not at all surprising that many former members are now Administration officials. » « The Reality of the Trilateral Commission ». New York Times. Lettres. 25 août 1980.

Les opérations sous fausse bannière (ou « sous faux pavillon », parfois désignées sous l’anglicisme false flag) sont des actions menées avec utilisation des marques de reconnaissance de l’ennemi.

La ruse de guerre, y compris sous la forme du déguisement, a toujours fait partie de l’arsenal du guerrier ou du soldat. La convention de La Haye de 1907 reconnaissait ce fait dans son article 23 qui interdisait « l’usage impropre » de l’uniforme ennemi. Un amendement fut rédigé après la Seconde Guerre mondiale afin de lever l’ambiguïté de cette formule, précisant que c’est l’usage des armes sous uniforme ennemi qui est visé.

Exemples célèbres :

  • En septembre 1942, trois détachements du Long Range Desert Group, commandés par le colonel David Stirling, ont investi Tobrouk dans le but d’enlever Erwin Rommel, le commandant du Deutsches Afrikakorps. L’opération échoua du fait que, la veille, un membre du détachement sous uniforme ennemi chargé de l’enlèvement (un israélite d’origine allemande) fut reconnu par un officier de l’Afrika Korps. Arrêté et interrogé, il avait livré suffisamment d’informations pour que l’opération tourne au fiasco pour les Britanniques. Bien qu’ils aient combattu sous uniforme allemand, les captifs furent traités en prisonniers de guerre.
  • L’opération Greif, dirigée par le lieutenant-colonel SS Otto Skorzeny pendant la bataille des Ardennes en décembre 1944. Montées sur Jeeps, huit équipes de quatre hommes chacune s’étaient infiltrées loin derrière les lignes américaines et avaient semé le désordre, et parfois la panique, par leurs fausses indications et informations. Pour avoir commandé cette opération commando, Otto Skorzeny fut poursuivi, ainsi que ses hommes, pour crime de guerre et subit un procès à Dachau (il fut acquitté, les ordres donnés ayant été de quitter l’uniforme américain avant d’engager tout combat).
  • L’affaire Lavon en 1954, pendant laquelle un réseau israélien constitué de 13 juifs égyptiens commit une série d’attentats à la bombe incendiaire contre des édifices britanniques et américains au Caire et à Alexandrie. L’objectif était que ces actes de terrorisme soient attribués aux nationalistes égyptiens afin d’empêcher tout rapprochement entre l’Égypte nassérienne et les puissances anglo-saxonnes.
  • L’opération Northwoods, un projet de 1962 qui consistait notamment à l’organisation d’une série d’attentats contre les États-Unis par l’état-major interarmées américain lui-même, de manière à en imputer la responsabilité au régime cubain. Le but était de justifier aux yeux de l’opinion américaine une intervention des forces armées américaines contre Cuba et d’obtenir l’appui diplomatique, voire militaire, des nations occidentales. Révélée par des documents officiels déclassifiés en 1997, l’opération ne fut jamais mise en œuvre car le président J.F. Kennedy s’y opposa.
  • Le 17 avril 1986, une jeune irlandaise du nom d’Ann-Marie Murphy embarque, à son insu, 1,5 kilos de Semtex dans un vol LondresTel-Aviv. Son fiancé, un Pakistanais du nom de Nezar Hindaoui, est arrêté alors qu’il tente de se réfugier à l’ambassade de Syrie. Tous deux ont en fait été manipulés par le Mossad, qui obtient ainsi le résultat souhaité : le gouvernement Thatcher rompt ses relations diplomatiques avec la Syrie. Mais la manipulation est éventée en haut lieu (comme Jacques Chirac le confiera au Washington Times).
  • Le 4 décembre 2002, le Premier ministre d’Israël Ariel Sharon justifia les opérations militaires contre les habitants de la bande de Gaza en prétendant qu’Al-Qaïda y avait établi une base. Mais le 6 décembre, le chef de la Sécurité Palestinienne Rashid Abu Shbak livre, dans une conférence de presse, les traces téléphoniques et bancaires qui prouvent que les services secrets israéliens ont eux-mêmes tenté de créer de fausses cellules Al-Qaïda dans la bande de Gaza, en y recrutant des Palestiniens au nom d’Oussama ben Laden. Les recrues avaient reçu de l’argent et des armes (défectueuses) et, après cinq mois d’endoctrinement, furent chargées de revendiquer un prochain attentat en Israël au nom du « Groupe d’Al-Qaïda à Gaza ».

Conclusion

Complotiste, le mot n’existe pas encore dans le Larousse français. Pourtant, il est devenu aujourd’hui un qualificatif on ne peut plus commun pour désigner ceux qui le plus souvent remettent en cause les versions officielles.
De la genèse de l’utilisation de ce terme aux enjeux de compréhensions des évènements politiques, économiques et sociétaux actuels, penchons nous sur une nouvelle façon de voir le monde, à la lumière des nouveaux moyens d’informations.

L’idée générale est que certaines conspirations dénoncées sont des affabulations mais que certaines sont vraies. Chacune doit être jugée sur ses propres faits.

Les humains ont tendance à essayer d’expliquer des événements aléatoires à travers des modèles connus… C’est ainsi que nos cerveaux sont câblés. Par conséquent, nous devons soumettre nos théories de causes à effets à la froideur implacable des faits.

Ridiculiser toutes les théories du complot n’est en fait qu’une tentative de faire taire les critiques du pouvoir. Les riches ne sont pas pires que les autres… mais ils ne sont pas nécessairement meilleurs non plus. Les puissants dirigeants peuvent ne pas être de mauvaises personnes… mais ils peuvent être des sociopathes.

Nous devons juger les puissants individuellement chacun par ses actions, et non par des stéréotypes préconçus qu’ils seraient tous des saints qui agissent dans notre intérêt, ou tous des criminels intrigants.

A partir du moment où notre société fonctionne avec le sceau du secret, où il y a des profanes (ceux qui ne connaissent pas les secrets) et des initiés (ceux qui les connaissent), où on doit cacher des informations à la population (secret défense, top secret…) sous prétexte de sécurité. Dès lors qu’on a des choses à cacher, ou qu’on nous cache des choses il y a lieu de douter, de se poser des questions. C’est logique, rationnel et humain comme réaction. L’inverse est douteux…

  • L’affaire des couveuses koweitiennes
  • L’opération Northwood
  • L’opération Paperclip
  • Valentin Bondarenko
  • Le massacre de Katyn
  • Rafid Al-Janabi
  • L’opération fast and furious
  • L’incident de gleiwitz
  • Le projet MkUltra
  • Les incidents du golfe de Tonkin

Connaissiez-vous toutes ces histoires ? Laquelle vous a le plus surpris ?

A l’heure de la bêtise instituée, des programmes télévisés du service public totalement abrutissants, des journaux détenus par des hommes d’affaires milliardaires aux intérêts connus et critiquables, certains font le choix de s’extraire de ce processus de vidage des cerveaux, de broyage de l’intellect, d’asservissement par la promotion de la stupidité. Certains font le choix de raisonner, ceux-ci sont les complotistes.

Vous l’avez compris, le complotiste n’est en réalité rien d’autre qu’un citoyen lambda qui a décidé de réfléchir. Pas de haine, pas de frustration, de névrose, de paranoïa, de folie furieuse ou d’idées dangereuses chez le complotiste, simplement la volonté de savoir, de comprendre et de…dire, écrire, réinformer.

Difficile à admettre pour les professionnels de la désinformation, mais ils – les complotistes – sont des gens normaux. Tellement normaux que les diaboliser à outrance devient indispensable pour ne pas éveiller la curiosité de la masse amorphe des français qui se complaisent encore dans leur effrayant vide intellectuel.

Qu’ils aient raison sur tout ou tort parfois, saluons le courage des complotistes connus et anonymes, ceux qui agissent dans l’ombre et la lumière, offrons leurs les fleurs du mal, c’est-à-dire de l’attention, de la considération, un peu d’intelligence et surtout de la réflexion dans notre monde empli de mensonge et de bêtise.

Lire aussi : Faut-il être complotiste pour comprendre le monde qui nous entoure ?


Source: fr.wikipedia.org / lemonde.fr / fr.sott.net / idpolsite.wordpress.com / bvoltaire.fr /slate.fr

Publicités

(2 commentaires)

  1. Article fort intéressant. Merci pour votre travail de recherche. Il aurait été mieux que la citation en anglais ait été traduite comme celle du dessous.

Laisser un commentaire