Fléau des libertés, léthargie de la pensée, la grande servitude télévisuelle acceptée, digérée et désirée par le spectateur passif, génocide et asservit les populations. C’est la grande force et l’efficace outil du pouvoir que d’être parvenu à vous faire aimer les chaînes qui anesthésient vos raisonnements, masquent ou travestissent la réalité par des mensonges que vous acceptez comme vérité. N’avalez pas ce que l’on veut vous faire croire, réfléchissez, cherchez et testez le par vous-même. La télévision est l’apanage de la grossièreté, elle ne s’adresse pas à la raison mais aux passions, à l’émotion, au binaire.

On aime ou on n’aime pas mais, on ne réfléchit pas. Elle vous empêche de penser les causes en vous abreuvant des effets qu’elle vous impose. Elle vous donne sa vérité à croire comme la seule et l’unique. Ne cherchez pas à comprendre, les médias vous le disent, voyez cette publicité débile sur certains articles : « Vue à la télévision », croyez vous que ce soit un gage de qualité, d’honnêteté ? Le meilleur moyen de tuer la lecture, d’étouffer la curiosité, d’abandonner ses projets de voyages, de refuser de sortir entre amis, c’est d’allumer cette bonimenteuse.

La télévision est une arme de destruction massive, elle est devenue un objet de culte dans tous les foyers. Les chaises, les fauteuils et les canapés sont tous tournés vers cet objet de dévotion, tel les croyants vers la Mecque ou le crucifix. Elle a envahi toutes les pièces de votre habitation, salon, cuisine, chambre… C’est le dispositif de référence des gouvernements pour asservir les populations, le saint Graal des multinationales pour calibrer, gérer et réduire l’homme à sa seule fonction de consommateur. Elle est là pour vous faire du pathos, de l’émotion facile, de l’émotion gratuite, faisant abstraction de la raison. C’est une grande manipulatrice qui vous fabrique des désirs et exacerbe les passions les plus malsaines.

Plusieurs heures par jour les citoyens viennent religieusement s’abreuver à la bonne parole médiatique. Elle vous donne à consommer de l’information manipulée, pré-dirigée et contrôlée. Elle vous rince le cerveau avec des émissions de téléréalité expurgées de la plus petite trace d’intelligence. Vous distrait aux séries accoutumant à la violence, à la trahison et aux amours impossibles. C’est une religion planétaire qui a ses adeptes dans tous les pays. Le pixel a remplacé la chair, la simulation le réel, le phantasme la réalité. Fabuleux outil d’images falsifiées, de discours mensongers et de nuisibles propagandes. 

Nous pouvons faire un parallèle avec l’allégorie de la caverne de Platon où les ombres projetées étaient prises pour certitude. Il en va de même pour la télévision où la virtualité fabriquée vous est assénée comme évidence. Le temps télévisuel dilue le passé et l’avenir dans un présent fictif. Ses minutes médiatiques sont mensongères. Elles abolissent le temps de la réflexion, le temps de l’intelligence, de la pensée. Les médias et la télévision cultivent, alimentent et imposent le nihilisme. La télévision vole des pans entiers de votre vie en vous confinant dans une inactivité cérébrale préjudiciable afin d’offrir du temps de cerveau disponible pour Coca cola (en autres). Elle est faite pour ceux qui, n’ayant rien à dire, tiennent absolument à le faire savoir. Les médias vous servent une vérité toute faite, packagée, validée par l’image préfabriquée.

Circulez il n’y a rien à discuter, à débattre, interdit d’analyser les causes, contentez vous des effets et, si vous n’avalez pas la soupe, c’est que vous n’avez rien compris alors, on va vous réexpliquer jusqu’à l’indigestion tacite, l’acceptation automatique. Elle est faite pour que vous restiez des imbéciles mal informés et dociles. La télévision, c’est le monde qui s’effondre sur le monde. Débranchez l’instrument et luttez contre cette dérive temporelle qu’il vous impose sur le temps qu’il vous vole, reprenez le contrôle de vos vies.

Bien sur on m’objectera qu’il est facile de ne pas subir, il suffit d’appuyer sur le bouton « OFF », qu’on peut choisir ce que l’on regarde et que nous ne sommes pas accroc à la boite à sottises, que ce n’est pas elle qui nous maîtrise etc etc… Un buveur régulier est persuadé qu’il n’est pas alcoolique et qu’il peut arrêter quand il veut, la bonne blague ! Demandez aux adhérents des AAA ce qu’ils en pensent. Amis de la zapette vous n’êtes pas dépendants dites vous ! Alors le test est simple :

« Débranchez votre télévision et voyez le temps que vous tenez sans rallumer l’essoreuse à neurones. »

Ainsi vous serez seul juge de la manière dont vous consommerez les précieuses secondes de votre vie. La télévision n’exige du spectateur qu’un seul acte de courage mais il est surhumain, c’est de l’éteindre. Enfin libéré, vous découvrirez qu’une fenêtre est plus transparente qu’un écran et que la vie qu’on y voit s’exprimer peut encore vous surprendre et vous grandir. Nous n’avons pas d’emprise sur le temps qui passe mais nous avons le choix de savoir quoi faire de ce temps qui passe et, celui-ci n’a de sens que par ce que l’on décide d’en faire. Vous ne pouvez changer le passé ni interférer sur l’avenir cependant, vous êtes maître de votre présent alors densifiez le car, chaque minute de votre vie est unique. C’est dans cet espace que réside votre trésor temporel.

Évidemment l’instrument télévision en tant que tel n’est pas responsable des inepties qu’il émet. Tout comme une machine à laver n’est pas responsable de la qualité de la lessive qu’on y introduit. Si en sortie le linge est sale ou qu’il a déteint, c’est que le produit est inapproprié ou volontairement placé là, pour y obtenir le résultat catastrophique que l’on constate. De même pour la télévision, le problème vient de l’utilisation purement libérale qui en est fait, de ce qu’en fait le marché : « Un pur dispositif à abrutir et à consommer ». Il est triste et dommageable que cette fabuleuse invention de communication ne serve pas la vérité, la connaissance, la culture.

Qu’elle rende les hommes malheureux à force de débiter ses mensonges, de vomir ses catastrophes et alimenter la peur dans le seul but de servir une élite corrompue et assoiffée de pouvoir.

Ce sur quoi nous n’avons pas de pouvoir, il faut y consentir par contre, ceux sur quoi nous avons le pouvoir, il faut le vouloir. C’est l’aléatoire qui mène le monde mais nous pouvons, avec de la volonté, réécrire et changer les chaînes causales. Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito. Le vouloir, c’est l’homme en mouvement, celui qui restant éveillé, lutte pour ne pas subir.

Analyse du psychologue Jérome Lichtle

pour blog.francetvinfo.fr (Dans vos Têtes)

En 2011 est publié le livre « TV Lobotomie – la vérité scientifique sur les effets de la télévision » (Ed. Max Milo, Paris). L’auteur, Michel Desmurget, est chercheur en neurosciences et était à l’époque directeur de recherche à l’NSERM. Son ouvrage présente l’immense avantage d’analyser plus de 40 ans de recherches sur le sujet, étoffées par des milliers d’articles publiés dans des revues scientifiques pour la plupart tout à fait sérieuses.

Bon j’avoue, je n’ai pas lu le bouquin. Et encore moins les études qui y sont référencées. Néanmoins, il existe une vidéo de présentation de quelques une de ces recherches, vidéo animée par l’auteur lui-même :

Tout d’abord, il faut savoir que jusqu’en 2011, le temps moyen passé devant la télévision continuait à augmenter, quelle que soit la catégorie d’âge, et malgré le développement d’autres médias comme internet (en 2011 en France, le temps passé devant les écrans de télévision était estimé à 3h47 par jour).

Autre élément plus anecdotique : en 2011, lorsque l’on interroge les français sur les programmes qu’ils aiment regarder le plus à la télévision, leurs réponses les plus fréquentes sont les documentaires, les reportages, le cinéma et les programmes d’information (sondage Ifop, 2011). Et ce que les français aiment le moins regarder : les programmes de télé-réalité. Toujours d’après sondage, les chaînes que les français disent préférer regarder en 2011 : Arte, France 5 et France 3, loin devant TF1.

Paradoxalement, dans les 100 meilleures audiences de cette année 2011, n’apparaît aucun documentaire. Les parts d’audience des chaînes nationales en 2011 : TF1 (23,7%), France 2 (14,9%) suivit par M6 (10,8%) puis Arte, loin derrière, à 1,5% d’audience… L’être humain ne fait pas  toujours ce qu’il dit (d’où la relative validité des sondages d’opinion…).

La télévision aurait donc plus pour fonction de vous divertir que de vous cultiver.

Des données édifiantes

Globalement, l’ensemble des études citées par l’auteur révèlent une mauvaise influence de la télévision sur la cognition, le langage, la sociabilité ou la santé en lien avec la sédentarité. Une exposition prolongée aux écrans de télé augmenterait les risques d’échecs scolaires, de consommation de tabac, d’alcool, d’apparition de troubles du comportement alimentaire et d’obésité. La télé aurait des effets néfastes sur la représentation de l’image du corps et encouragerait les comportements sexuels à risque. A titre d’exemple, étude révèle qu’une heure par jour de télévision à l’école primaire, c’est plus 43% de « chances » de sortir de l’école sans diplômes.

Mais là où l’exposition télévisuelle aurait le plus d’effet, c’est sur les comportements de violence et d’agressivité (les études sur le sujet sont celles qui ont été le plus répliquées). Une étude montrerait en particulier qu’une heure de programmes violents à la maternelle multiplierait par quatre la probabilité d’apparition de comportements asociaux au primaire (tricherie, indiscipline etc.).

Comment expliquer de tels résultats ?

Toutes ces données, et notamment celles concernant l’agressivité ont amené les chercheurs à s’intéresser aux processus impliqués dans les relations entre télévision et comportements : comment expliquer que la télévision puisse avoir de tels impacts ? Les chercheurs émettent quelques hypothèses, plus ou moins satisfaisantes :

  • 60% des émissions contiendraient des actes de violence et un téléspectateur « moyen » verrait près de 2600 crimes et 13000 actes violents par an. Ainsi, par un phénomène d’habituation, l’exposition aux scènes de violence faciliterait le passage à l’acte : nos réponses de stress diminuent au fur et à mesure que nous sommes exposés à des images choquantes qui finissent… par ne plus nous choquer. Néanmoins, ce phénomène d’habituation n’est pas suffisant pour expliquer un passage à l’acte.

  • Le fonctionnement des neurones miroirs est également cité pour tenter d’expliquer les effets de la télévision sur nos comportements : lorsque l’on saisit un objet, ou que l’on observe un individu saisir cet objet, ce sont les mêmes régions cérébrales qui s’activent dans notre cerveau. On appelle les cellules nerveuses qui constituent ces zones cérébrales les neurones miroirs. Cela suggère que l’être humain n’analyse pas l’action d’autrui uniquement avec son cortex visuel, mais aussi avec son cortex moteur, ce qui lui permet une meilleure compréhension de l’action. Chaque fois que nous voyons une autre personne agir, surtout si elle nous paraît semblable à nous, ces neurones miroirs s’activent donc dans notre cerveau de la même façon qu’ils le font dans le sien. C’est pour cela que vous avez tendance à bailler lorsque vous observez une personne qui baille, ou à faire la grimace lorsque vous voyez quelqu’un se faire mal par exemple. En neurosciences, les neurones miroirs seraient donc une piste pour nous aider à mieux comprendre les mécanismes de l’imitation.

  • Concernant l’impact sur le développement cognitif, certains chercheurs pensent que les stimuli émis par la télévision « casseraient » l’exploration de l’environnement par le jeune enfant et par conséquent affecteraient le développement de ses capacités attentionnelles. Ces capacités se développeraient en effet chez l’enfant en partie grâce à la découverte et aux manipulations de son environnement. Ces temps « d’expérimentation » du monde qui l’entoure augmenteraient au cours de son développement cognitif (par exemple, les temps d’exploration de jeu sont de plus en plus long et la manipulation est de plus en plus élaborée, symbolisée). Or les stimuli sonores et visuels de la télévision solliciteraient de façon anarchique l’attention de l’enfant pendant ses explorations, au point de perturber le développement de ses capacités attentionnelles. Cette hypothèse pourrait expliquer en partie pourquoi la probabilité de trouble attentionnel est multipliée par 2 chez les enfants à l’âge de trois ans, pour chaque heure de supplémentaire passée par jour devant un téléviseur.  Néanmoins, cette hypothèse peut être remise en question dans la mesure où, pour des raisons adaptatives, l’enfant finit par s’habituer aux différents stimuli de son environnement, même les plus envahissants.

  • L’hypothèse la plus raisonnable pour tenter de comprendre l’effet de la télévision sur les comportements pourrait être la suivante : le temps passé devant la télévision, c’est tout simplement du temps en moins pour être confronté à plus d’opportunités d’apprentissages (comme par exemple les interactions sociales qui favorisent le développement du langage). Une heure passée devant la télévision, c’est donc une heure de moins pour faire ses devoirs ou pour réviser son cours de physique-chimie. Le temps passé devant l’écran peut également influencer le temps de sommeil, etc.

Des données à relativisées

Même si l’ensemble des ces données est le fruit d’investigations scientifiques tout à fait sérieuses, il faut néanmoins rester critique et prudent quant à leurs interprétations.

Tout d’abord, ces nombreux travaux de recherche n’ont peut-être pas tous une méthodologie irréprochable. Ainsi, même si les chercheurs réussissent à mettre à jour des liens statistiques entre des phénomènes (ou corrélations), il n’est pas toujours facile d’en déduire des liens de causalité, c’est-à-dire des relations de cause à effet directes. Par exemple, ce n’est pas parce que le taux d’échec solaire augmente en même temps que le temps passé devant la télévision que l’exposition télévisuelle est une cause de l’échec scolaire. De plus, même si de tels liens de causalité sont déduits, la télévision n’est sûrement pas le seul facteur en jeu. Ainsi, concernant la violence médiatique, celle-ci n’est pas la seule cause des comportements violents. D’ailleurs, l’auteur ne s’en cache pas en affirmant que « la seule chose qu’osent affirmer les scientifiques, c’est que la télévision représente un facteur de violence significatif (…) ». Pour le dire autrement, il ne suffit pas que vous regardiez des programmes violents pour voir augmenter vos propres comportements violents. La télévision serait donc un des nombreux facteurs de risque, au même titre que le facteur socio-culturel par exemple.

Ensuite, le temps passé devant la télévision est évalué à partir des chiffres d’audience. Ce temps correspond donc à celui pendant lequel un téléviseur reste allumé dans un échantillon représentatif d’une population. Une télévision allumée quatre heures par jour ne veut peut dire que le programme est regardé quatre par jour par les personnes de cet échantillon. Elle peut tout à fait rester allumée  toute une journée sans que personne ne la regarde.

Il est également difficile d’évaluer si c’est le contenu des programmes ou simplement le temps passé devant la télévision qui influence les comportements. Certainement un peu des deux.

Enfin, regarder la télévision n’aurait-il pas aussi quelques avantages ? Même si nos capacités attentionnelles diminuent et que nous sommes plus prompts à changer d’intérêts, on pourrait imaginer que cela favorise notre adaptation au monde moderne, toujours plus riche en stimuli environnementaux et en informations à traiter.

Devez-vous jeter votre téléviseur par la fenêtre ?

Bien que les preuves scientifiques s’accumulent en défaveur de la consommation de télé, il ne suffira pas forcément de vous débarrasser de vos écrans pour résoudre le problème. Car même si la télévision était amenée à disparaître, rien ne peut permettre d’affirmer que vos enfants travailleraient mieux à l’école, seraient plus diplômés ou encore qu’ils seraient moins agressifs, moins gros, en meilleure santé ou plus intelligent. La télévision risquerait en effet d’être remplacée par un divertissement alternatif différent, mais tout autant phagocytant. Vous découvrir une passion pour les échecs ne vous rendra pas moins sédentaire par exemple.

La question de fond n’est donc pas vraiment « comment faire pour éliminer ou diminuer le temps d’utilisation de la télévision », mais plutôt « comment faire pour rendre les activités d’apprentissages, et notamment les apprentissages scolaires au moins aussi motivant que les contenus télévisuels.


Source : fr.sott.net

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