Le torpillage des idées reçues continue et l’on comprend toujours mieux à quel point il n’est plus possible de dissocier la santé du corps et la santé de l’esprit. Ne prend-on pas ainsi conscience que l’être humain est une créature constitué de systèmes à l’interdépendance parfaite, systèmes que la nature, dans son achèvement, a su lui donner ? Si l’on en croit la médecine moderne, grande spécialiste de la compartimentation, il est normal de décrépir avec l’âge, d’avoir du diabète, de l’ostéoporose, la vue qui baisse, etc. Mais comme nous le prouve l’article ci-dessous, et en extrapolant quelque peu, l’homme a la capacité réelle de prendre en charge son propre bien-être, dans la limite de ses connaissances objectives disponibles, bien entendu. Il ne s’agit pas de vouloir ou de se croire en bonne santé pour l’être réellement. L’infantilisation et la déresponsabilisation sont de mise dans le domaine médical, à notre époque. N’est-ce pas là l’occasion de reconquérir une partie de notre liberté en décidant de faire de notre mieux pour être en bonne santé ?

Les scientifiques ont établi un lien entre exercice physique et cerveau depuis de nombreuses années. Des preuves irréfutables montrent d’ailleurs que l’exercice physique permet de développer un cerveau qui non seulement résiste au rétrécissement, mais qui présente également des capacités cognitives accrues. Nous savons par exemple que le sport favorise un processus que l’on appelle la neurogenèse, c’est à dire la capacité de votre cerveau à s’adapter à et fabriquer de nouvelles cellules, indépendamment de votre âge.

Un article publié dans le magazine Real Simple, met en avant plusieurs effets stimulants du sport pour le cerveau, dont voici quelques uns.

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Faire du sport, c’est bon pour la santé. Le message est clair. Faire du sport quand on est atteint d’un cancer a de multiples bienfaits, c’est moins connu. Une étude menée par la Cami – fédération nationale Sport & Cancer, association créé en 2000 par le cancérologue Thierry Bouillet et le karatéka Jean-Marc Descotes –, et le laboratoire Amgen, s’est penchée sur le vécu des patients et des soignants et les conditions d’accès aux activités physiques.

Présentée mercredi 12 octobre, l’étude a porté sur 1 544 patients – une majorité de femmes, dont les deux tiers souffraient d’un cancer du sein. Parmi les bénéfices attendus, les patients interrogés citent en tête l’amélioration de la qualité de vie et du bien-être (99 %), des chances supplémentaires de guérir (83 %) et la réduction de la fatigue et des douleurs.

Certains chiffres peuvent surprendre toutefois : 74 % des patients ont continué à pratiquer une activité physique malgré leur maladie. Mais les freins sont nombreux. Plus de la moitié des soignants également interrogés lors de cette étude (894 soignants dont 41 % d’oncologues) méconnaissent les recommandations et parfois même l’existence de programmes d’activité physique et sportive pour les patients touchés par le cancer et n’en parlent pas forcément. Autre frein, la surcharge de travail. Bien souvent, les professionnels de santé ne savent pas toujours où adresser leurs patients pour un sport adapté.

Améliorer la survie de 40 %

Du côté des patients, la fatigue est le principal frein évoqué à la pratique d’une activité physique (51 % des patients). Suivi par le manque de courage (41 %). Les idées reçues comme « il faut se reposer », ou « c’est incompatible avec la chirurgie, les douleurs », sont encore tenaces.

Jérôme Rivkine en témoigne : lorsqu’on lui annonce un cancer du poumon avec un pronostic sombre, il y a trois ans, à l’âge de 37 ans, ce père de deux enfants de 5 et 1 ans, se dit « au fond du trou : le sport ne figurait pas parmi mes priorités », a-t-il rappelé lors de la conférence de presse. Ce n’est qu’au bout de plusieurs mois qu’il s’est mis à pratiquer le karaté avec la Cami. Il vient de publier Les cinq saisons (L’Harmattan, collection récits de vie, 198 pages 21,50 euros).

Les données de la littérature scientifiques sont claires : une activité physique adaptée, pratiquée de manière régulière permet de limiter les rechutes de 40 %, d’améliorer la survie de 40 % et de réduire les effets secondaires liés aux traitements anticancéreux, notamment la fatigue, résume le docteur Thierry Bouillet.

« C’est un véritable médicament »

Une méta-analyse a ainsi fait état d’un risque de mortalité réduit de 34 % chez les femmes atteintes d’un cancer du sein localisé et pratiquant une activité physique « suffisamment soutenue et régulière » (150 minutes par semaine en trois séances). Le même effet se retrouve chez les patients atteints de cancer du colon, à condition de pratiquer une activité encore plus soutenue.

« C’est un véritable médicament, il faut établir les modalités de prescription, quelle dose, quelle fréquence, et l’adapter à chaque cas », explique le docteur Bouillet.

Autre effet notable selon la Cami, le sport contribue à améliorer l’état psychologique des patients « en les réconciliant avec leur corps » et en renforçant les liens sociaux.

L’idée du sport comme acteur de santé fait son chemin. Un amendement porté par quatre députés, dont l’ancienne ministre des sports, Valérie Fourneyron, figure dans la loi de santé promulguée en janvier. Il prévoit la possibilité pour les médecins de prescrire sur ordonnance une activité physique adaptée pour les patients atteints de maladies de longue durée, soit 9 millions de personnes en France. Au même titre que la prise d’un médicament.

Cette initiative est déjà expérimentée dans quelques villes en France, dont Strasbourg, Clermont-Ferrand, Biarritz (Pyrénées-Atlantiques). Les décrets sont encore en cours d’arbitrage au ministère de la santé – un bras de fer oppose les kinésithérapeutes qui souhaiteraient prendre en charge cette activité et les associations qui les proposent depuis des années. Reste à savoir quelle sera la prise en charge par l’assurance-maladie.


Source : lemonde.fr

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