On dit qu’à la guerre tout est permis… Un monteur vidéo britannique dévoile les détails d’une campagne pseudo-journaliste américano-britannique visant à ternir l’image du groupe terroriste Al-Qaïda.

Le Bureau of Investigative Journalism, une organisation non-gouvernementale britannique consacrée à la production d’articles d’investigation, a dévoilé une campagne de propagande secrète menée par l’agence britannique de relations publique Bell Pottinger au nom du groupe terroriste Al-Qaïda.

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L’ex-monteur vidéo Martin Wells engagé par l’agence a révélé qu’il était chargé de produire des vidéos soi-disant créées par Al-Qaïda. Outre des clips publicitaires anti-Al-Qaïda, il affirme que des reportages vidéos ont été produits et montés de manière à faire croire qu’il s’agissait « de productions de télévisions arabes ».

Embauché à l’issue d’un entretien dans un bâtiment de la marine à Londres, Martin Wells s’est rendu à Bagdad où il a découvert qu’il travaillait dans une installation secrète de haute sécurité. L’ex-monteur a indiqué qu’il s’agissait d’un projet très important avec un budget annuel atteignant 120 millions de dollars. Les matériaux produits ont été distribué en Iran, en Syrie et même aux Etats-Unis ! Le travail de Bell Pottinger était contrôlé par le commandement des Forces armées américaines et même parfois, en cas de nécessité, par la Maison Blanche. C’est principalement la Marine britannique qui distribuait les disques produits par les « journalistes » lors de leurs missions, à savoir lors du ratissage de localités, d’attaques et de patrouilles. En diffusant ces matériaux, le Pentagone a tenté d’établir dans quelle partie du monde ils s’avéraient les plus populaires. Depuis 2011, date à laquelle les Etats-Unis ont retiré leurs troupes d’Irak, Bell Pottinger a changé de dirigeants et le département de l’agence s’occupant de cette pseudo-propagande a été supprimé. A l’heure actuelle, il est très difficile d’évoluer les conséquences d’un tel travail et de déterminer si une activité similaire est toujours menée actuellement.

Je vous invite à étudier cette conférence du Pr Daniele GANSER (Historien suisse, spécialiste des relations internationales contemporaines, enseignant à l’Université de Bâle). Il a publié un livre – traduit en neuf langues – consacré à ce qu’il appelle « Les armées secrètes de l’OTAN », c’est-à-dire le réseau stay-behind (voir aussi Gladio). Son étude, qui s’appuie notamment sur les rapports parlementaires belge et italien consacrés au réseau Gladio, détaille comment les États-Unis, avec le soutien du Royaume-Uni, ont organisé après-guerre dans divers pays de l’Europe de l’Ouest, et jusque dans les années 1980, des cellules clandestines destinées à organiser la résistance en cas d’invasion soviétique. Ganser se demande si ce réseau ne serait pas à l’origine de certains attentats attribués à des mouvements d’extrême gauche, dans une tentative politique de discréditer aux yeux des électeurs et des populations les partis de gauche. Selon lui, cette stratégie de la tension trouverait un prolongement aujourd’hui dans le terrorisme islamiste, présenté comme une menace à même de justifier des guerres pour le pétrole. Daniele Ganser a participé à un ouvrage collectif mettant en doute les conclusions de l’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001. Il considère que « l’histoire officielle sur le 11 septembre, les conclusions de la commission, ne sont pas crédibles ».

La guerre moderne est avant tout économique. Les empires sont toujours présents et se propagent au nom des mêmes valeurs de civilisations, démocratisations, de paix… Tout comme la colonisation, l’empire romain et autres empires. Mais à ce jour les empires sont plus subtiles et diversifiées avec de nouvelles méthodes moins meurtrières mais tout à fait efficaces pour parvenir à ses buts. Cependant la finalité reste la même acquérir du pouvoir et de l’argent pour développer son empire. Cette interview permet de comprendre les fonctionnements de cette pieuvre mondialisée sans nom, sans patrie , sans âme.

John Perkins (né en 1945 à Hanover dans le New Hampshire aux États-Unis) est un économiste, un écrivain et un activiste social et écologiste américain. En 1970, il est engagé par une firme internationale de consultants nommée MAIN. Il y débutera là un emploi en tant qu’assassin financier, et sera formé pour endetter des pays du tiers monde et les soumettre aux exigences d’un empire global et de puissants intérêts financiers américains. Après deux décennies d’hésitations, de menaces et de pots-de-vin, il publie finalement en 2006 son livre Les confessions d’un assassin financier, qui connaîtra un grand succès.

Les Confessions d’un assassin financier fut durant 40 semaines dans la liste des meilleures ventes du New York Times. L’ouvrage a déjà été traduit en 12 langues et le sera bientôt en 16 langues à travers le monde.

 


Source : fr.sputniknews.com

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