Un nouveau restaurant, Honeybrains, ouvre à New York et se donne pour objectif de proposer aux clients des aliments qui nourrissent leur matière grise. Ce concept s’inscrit dans la lignée des expérimentations récentes dans le domaine de la neurogastronomie.


Et si, à table, le cerveau était plus important que l’estomac ? C’est l’idée qui soutient l’ouverture de Honeybrains, qui se veut le premier restaurant dédié au bien-être du cerveau. Derrière ce projet, se trouvent un neurologue (Alon Seifan), l’homme d’affaires Christophe Jadot (du groupe Yves Jadot Restaurant), la nutritionniste Amy von Sydow Green et le chef Kevin Chun. Ensemble, ils ont cherché à traduire les connaissances scientifiques sur la santé du cerveau en plats succulents.

L’équipe a donc mis au point une liste de superaliments pour nourrir le cerveau, en privilégiant les légumes, les fruits, les aliments riches en oméga-3et les céréales complètes. Par exemple, au petit déjeuner, vous pourrez manger un Power Oatmeal avec de l’avoine, du quinoa, du lait de coco épicé, du miel Manuka, auquel vous pourrez ajouter des baies, des bananes, des noix, des amandes et du chocolat noir. Pour midi, vous pourrez opter pour la Mediterranean Mind Salad contenant pousses d’épinard, houmous, pois chiches, quinoa, concombres, tomates, noix épicées, avec par exemple un sandwich saumon/tomates/houmous… Et tout cela vous sera servi dans un environnement stimulant et sans stress.

Mais il ne s’agit pas du premier restaurant qui surfe sur la vague de la neurogastronomie, une discipline qui se situe au carrefour entre cuisine et neurosciences. Décrite dans un livre de Gordon Shepherd, professeur de neurologie à Yale, la neurogastronomie étudie la perception du goût par le système nerveux central.

Au restaurant, la neurogastronomie se propose de vous faire vivre une expérience multisensorielle qui fasse du bien à votre cerveau. © johnhain, Pixabay

La neurogastronomie propose une expérience culinaire multisensorielle

La neurogastronomie est basée sur l’idée que notre expérience du goût d’un plat est influencée par les quatre autres sens (odorat, toucher, vue, ouïe) : tous les sens sont mobilisés à table. La culture, l’histoire personnelle influencent aussi notre ressenti lorsque nous mangeons certains aliments. Le cerveau élabore la perception du goût d’un plat en utilisant toutes les informations données par les différents sens.

D’autres restaurants dans le monde utilisent les concepts de la neurogastronomie. En Grande-Bretagne, le Fat Duck, du chef Heston Blumenthal, est un restaurant doté de trois étoiles au Michelin et qui a même été consacré un temps comme « meilleur restaurant du monde ». Il est connu pour proposer le Sound of the Sea, un plat japonais qui vous est servi en diffusant en même temps le bruit de la mer.

À Shanghai, le restaurant Ultraviolet de Paul Pairet se situe dans un lieu secret où les clients sont accompagnés en voiture. Le restaurant ne compte qu’une table pour dix convives. Il propose des plats accompagnés de projections vidéo, de musique, d’images, pour faire vivre aux clients une expérience exceptionnelle.

La British Airways propose aussi depuis deux ans de choisir la musique qui s’accommode avec votre repas. La compagnie s’est basée sur les travaux de Charles Spence, de l’université d’Oxford, pour proposer une playlist aux voyageurs. Les recherches de Charles Spence s’intéressent à la façon dont l’environnement d’un repas influence nos perceptions des aliments. Par exemple, il a montré que manger avec de la jolie vaisselle améliore le goût du plat.


Source : futura-sciences.com / ladepeche.fr

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