Une force irrépressible, une voix intérieure, une certitude inexplicable… Les manifestations de l’intuition sont multiples. Et nous en avons tous fait, un jour ou l’autre, l’expérience. Petit précis à l’usage des inconditionnels comme des sceptiques.


Notre vie est traversée par ces moments quasi magiques où nous sommes amenés à faire une action inhabituelle qui bouleverse notre quotidien… Répondre à cette injonction intérieure, c’est écouter son intuition. Selon “Le Petit Robert”, le phénomène intuitif est une « forme de connaissance immédiate qui ne recourt pas au raisonnement ». Ce qui laisse supposer que nous possédons un système de pensée faisant appel à d’autres processus que ceux de l’intelligence rationnelle.

Peut-on pour autant se fier à ce sixième sens ? Non, répondaient jusqu’à présent la majorité des scientifiques. Surgie du néant, ne passant par aucun de nos cinq sens, l’intuition n’avait pour eux… aucun sens. Pourtant, certains ont mené des recherches sur ce phénomène troublant. En 1998, deux célèbres neurologues, Antonio Damasio et Antoine Bechara, travaillant sur les réactions de notre système nerveux lors de décisions « à risques », ont fait, au collège de médecine de l’université de l’Iowa, aux Etats-Unis, une expérience étonnante. Seize personnes étaient face à quatre jeux de cartes retournés. Chacune recevait une mise de départ de deux mille dollars. Les jeux comportaient tous des cartes gagnantes et des cartes perdantes. Lorsqu’un participant en tirait une gagnante, son système nerveux réagissait normalement. A l’inverse, il s’affolait et réagissait en envoyant un « signal d’alarme » quand le joueur était sur le point d’en retourner une « mauvaise ». Comme si son esprit était capable de « sentir » à l’avance une bonne ou une mauvaise carte…

L’expérience menée par deux grands neurologues avait fait l’effet d’une petite bombe dans les milieux de la psychologie expérimentale et de la parapsychologie scientifique. Publiée dans la très sérieuse revue américaine Science, elle suggérait que notre inconscient était capable de percevoir un événement avant qu’il se produise. Donc que nous serions tous doués, à notre insu, d’une étrange faculté de prémonition. Pas moins ! Au départ, le but de cette expérience n’avait rien à voir avec l’intuition, et encore moins avec les phénomènes paranormaux. Elle consistait à observer les réactions du système nerveux lorsque nous devons prendre une décision « à risques ». Pour cela, l’équipe du département de médecine de l’université de l’Iowa, aux États-Unis, avait utilisé un dispositif permettant de mesurer les réactions physiologiques à l’aide de deux électrodes placées au bout d’un doigt. La première envoyait un courant électrique très faible ; la seconde captait l’électricité qui passe à travers la peau. Plus on est stressé, plus l’électricité passe, un phénomène tout à fait naturel provoqué par une légère humidification des mains : le stress fait transpirer. À l’inverse, plus on est relaxé et détendu, moins l’électricité passe.

Deviner une carte gagnante

Placé devant quatre jeux de cartes, chaque participant recevait une somme d’argent. Chacun des jeux comportait des cartes qui en faisaient gagner et d’autres qui en faisaient perdre. Bien sûr, personne ne pouvait savoir où étaient les mauvaises. Les chercheurs ont constaté un phénomène étrange, qui les a déconcertés : la plupart du temps, lorsque les joueurs étaient sur le point d’en retourner une perdante, ils avaient une réaction électrodermique très marquée juste avant de faire leur choix. Autrement dit, sans aucune possibilité de déduire la présence d’une carte négative par la logique, leur système nerveux s’affolait, réagissait en envoyant un « signal d’alarme », comme si leur esprit était capable de deviner le tirage. Conclusion des neurologues : « Ces résultats suggèrent que l’inconscient dirige le comportement avant que la connaissance consciente ne le fasse… Le mécanisme identifié ici est distinct des autres mécanismes neuraux. »

Anticiper une image stressante

Cette expérience a relancé une question qui faisait débat chez les chercheurs en psychologie expérimentale depuis une trentaine d’années : l’intuition est-elle une faculté paranormale ? Carl Gustav Jung avait déjà expliqué que les rêves prémonitoires ou la télépathie correspondaient à des intuitions.

Mais les connaissances ont évolué, et la recherche aussi : « Nous distinguons aujourd’hui deux types d’intuition, explique la psycho-ethnologue et cogniticienne Christine Hardy. La première est “rationnelle” et relève d’une construction logique inconsciente de notre esprit. La seconde s’apparente effectivement à une faculté paranormale, car elle échappe à toute possibilité de logique. C’est ce que nous appelons le “pressentiment”. » La preuve ? Ex-chercheuse au laboratoire de recherche psychophysique de l’université Princeton, aux États-Unis, créatrice de la théorie des champs sémantiques, auteure d’une vingtaine de livres sur la conscience, Christine Hardy mentionne une expérimentation menée entre 1997 et 2005 à l’université d’Amsterdam, aux Pays-Bas, par Dick Bierman, éminent professeur de physique expérimentale. L’idée était de poursuivre la voie ouverte par Damasio et Bechara. Les étudiants volontaires, des électrodes branchées sur les doigts, étaient installés en face d’un écran qui affichait successivement des photos sélectionnées au hasard par un ordinateur. Certaines évoquaient le calme, la sérénité ; d’autres étaient d’une violence parfois extrême. Les résultats de cette longue étude ont été clairs : pour une majorité des participants, leur « réponse physiologique » au stress était très nette avant la projection d’une image violente. « D’autres expériences du même type ont été menées dans différents laboratoires et confirment que nous sommes doués d’une faculté intuitive capable d’anticiper des événements », commente Christine Hardy.

L’intuition est-elle donc une faculté « psi » au même titre que la télépathie, la clairvoyance et la prémonition ? « Non, répond la scientifique. L’intuition est une sensation vague et instable, alors que les phénomènes “psi” font émerger des images ou donnent des informations précises. Cependant, nous pouvons aujourd’hui considérer que ce sixième sens est porteur des capacités “psi”. Dès qu’un pressentiment se précise, qu’il donne des détails sous forme d’images ou de flashs et se vérifie par la suite, il devient une véritable prémonition. Par conséquent, travailler son intuition mène naturellement à développer nos facultés “psi”. »

Les deux neurologues en ont conclu que « ce mécanisme inconscient dirige le comportement et qu’il doit être ajouté à ceux reconnus comme nécessaires au raisonnement rationnel… » Depuis, l’intuition est devenue un vrai sujet de recherche. De nombreux laboratoires travaillent aujourd’hui sur cette faculté de « pressentiment ». Le directeur du département de psychologie de l’université d’Amsterdam, Dick Bierman, est formel : « Nos expériences démontrent que notre esprit est capable d’anticiper, de faire un petit saut dans le futur, pour nous prévenir d’un danger. »

Eviter les leurres

Fidèle alliée pour certains, l’intuition est un faux ami pour d’autres, car elle ne se vérifie pas toujours. « Si certaines intuitions se révèlent fausses, c’est généralement parce que l’on a pris ses désirs pour des réalités ! explique la psychologue américaine Frances Vaughan. Ce n’est pas la vue intuitive qui est erronée, mais la projection que l’on a faite sur une situation. » Désir et projections faussent en effet notre interprétation. « Ma mère a en général de très bonnes intuitions, explique Juliette, 28 ans. Mais, dès qu’il s’agit de mes petits amis, elles sont toujours fausses car, manifestement, elle projette ce qu’elle voudrait pour moi… »

Autre obstacle, nos peurs. « La plupart d’entre elles prennent leur source dans nos expériences passées, explique la psychothérapeute Catherine Balance. Nous les avons intégrées et elles sont devenues des croyances. » Notre système de pensées et nos valeurs sont bâtis sur ces croyances inconscientes. Des autoaffirmations telles que « cela ne se fait pas », « l’amour n’est pas pour moi », « je suis trop vieux » limitent l’interprétation d’une information intuitive. Enfin, l’enthousiasme n’est pas toujours bon conseiller : il peut témoigner d’une agitation mentale qui ne permet pas de percevoir clairement une intuition. « J’étais folle de joie à l’idée d’avoir ce poste. Lors de l’entretien d’embauche, j’ai interprété des signes de simple politesse comme une confirmation que j’étais l’élue, raconte Anne-Marie. La suite m’a fait déchanter. » Mieux vaut la certitude tranquille que l’excitation.

Depuis le milieu des années 80, cultiver ses facultés intuitives est devenu un « must » du développement personnel. Rares, aujourd’hui, sont les thérapies qui n’incluent pas cette « autre intelligence ». Au point qu’un psychologue américain, David G. Myers (In “Intuition, its Powers and Perils”, Yale University Press, 2002), pourtant convaincu de l’existence et des bienfaits de notre sixième sens, dénonce les dangers de cette vogue qui ouvre la porte à tous les charlatans…

Se rendre disponible

La thérapeute australienne Judee Gee considère l’intuition non comme un outil ésotérique, mais comme le moyen de renouer avec ses sensations profondes, et donc de renforcer sa confiance en soi. « Nos stagiaires ressentent à l’intérieur d’eux quelque chose qui ne demande qu’à s’exprimer, explique-t-elle. Parfois, ils ont eu des expériences prémonitoires ou des sensations physiques étranges. Mais tous éprouvent un besoin impérieux de prendre contact avec cette partie d’eux-mêmes. » Pour la thérapeute, ce processus suppose de se « rendre disponible », en créant un « vide intérieur ». Mais lâcher prise, c’est se retrouver confronté à soi, un risque parfois difficile à prendre…

« Pour aider les stagiaires à dépasser leurs blocages, nous avons recours à des techniques de massages et à des méthodes psychoémotionnelles, comme le rebirth (technique d’expansion de la pensée fondée sur la respiration), poursuit Judee Gee. Lorsque ce travail de base est engagé, ils retrouvent peu à peu confiance en leurs perceptions intérieures. » Se laisser guider par son intuition, c’est tout sauf être téléguidé… Savoir l’accueillir et l’écouter sans lui prêter plus que ce qu’elle donne est alors la meilleure manière de pouvoir vraiment s’y fier.

« La seule chose qui soit valable est l’intuition ». Albert Einstein

Psys et intuition

Le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, fondateur de la psychologie analytique, explique que, pour reconnaître le monde extérieur, notre conscience utilise quatre fonctions psychiques : la sensation, la pensée, le sentiment et l’intuition. Cette dernière apporte des informations complémentaires, inaccessibles à nos cinq sens.

Le neuropsychiatre italien Roberto Assagioli, fondateur de la psychosynthèse, a inventé la notion de « supraconscient », zone supérieure de notre inconscient, d’où nous sont envoyées intuitions et grandes inspirations artistiques, philosophiques ou scientifiques.

Le psychiatre américain Stanislav Grof, fondateur de la psychologie transpersonnelle, a établi une cartographie de la psyché. Y sont classés tous les états modifiés de conscience, dont l’intuition, qui peut prendre différentes formes : créativité, inspiration, illumination, révélation.

On peut voir l’intuition jaillir dans le cerveau

En complément de la pensée analytique qui accumule les arguments pour construire un raisonnement, l’intuition jaillit, aidant souvent à prendre une décision. Un mode intuitif qui se voit désormais à l’imagerie.

Article extrait du n°827 de Sciences et Avenir.

Placez des joueurs de shogi (échecs japonais), experts ou débutants, sous IRM fonctionnelle pour mesurer leur activité cérébrale. Présentez- leur différentes parties en cours de leur jeu favori, mais aussi des parties d’échecs occidentaux ainsi que des visages. Et vous verrez que seules les scènes de jeu de shogi activent, chez les joueurs professionnels, une région cérébrale (précuneus postérieur) impliquée dans la cartographie spatiale. Comme si cette zone permettait la reconnaissance de motifs de son domaine d’expertise, comme l’a analysé l’équipe de Keiji Tanaka, du Riken Brain Science Institute (Japon).

Le mode intuitif localisé dans le cerveau

Les chercheurs ont ensuite demandé à leurs cobayes de formuler le meilleur prochain coup à jouer dans les parties de shogi. D’abord en une seconde — en mode intuitif — puis en huit secondes — en mode analytique. Résultat : en mode intuitif, les joueurs professionnels activent une zone (le noyau caudé en rouge dans l’image ci-dessus) qui intervient dans l’apprentissage et la mémorisation. Ce qu’ils ne font pas en mode analytique. Conclusion : la pensée intuitive serait due au précuneus postérieur qui cartographie le jeu et au noyau caudé qui renvoie à des souvenirs des jeux passés.

10 choses que les personnes intuitives font différemment des autres

L’intuition est difficile à définir, en dépit du rôle primordial qu’elle joue dans la vie de tous les jours. Steve Jobs, pour ne citer que lui, disait que l’intuition est « plus puissante que l’intellect. » Mais quelque soit la façon dont on la définit, nous savons tous, intuitivement, ce que c’est.

Tout le monde ou presque a un jour eu une intuition – ce raisonnement inconscient qui nous pousse à agir sans qu’on sache pourquoi ou comment. Mais la nature de l’intuition nous échappe depuis longtemps, et a inspiré des siècles de recherche et de questionnements dans les domaines de la philosophie et de la psychologie.

« Je définis l’intuition comme le fait de savoir quelque chose sans avoir aucune idée de pourquoi on le sait, » a déclaré Sophy Burnham, auteur de The Art of Intuition, au Huffington Post. « C’est différent de la pensée, c’est différent de la logique ou de l’analyse… C’est savoir sans savoir. »

Notre intuition est toujours là, que nous en soyons conscients ou pas. Comme l’écrit Arianna Huffington, présidente et rédactrice en chef du Huffington Post, dans son livre Thrive:

Même lorsque nous ne nous trouvons pas à un embranchement, à nous demander quoi faire et à essayer d’écouter cette voix intérieure, notre intuition est toujours là, analysant constamment la situation, essayant de nous mener vers la bonne direction. Mais pouvons-nous l’entendre? Y prêtons-nous attention? La vie que nous menons nous permet-elle de préserver la voie libre vers l’intuition? En nourrissant et en alimentant notre intuition, et en menant une vie qui nous permet de mettre à profit sa sagesse, nous suivons un chemin essentiel pour progresser au travail et dans la vie.

La science cognitive commence à élucider la présence forte mais parfois inexplicable du raisonnement inconscient dans nos vies et nos pensées. Souvent considérée comme non scientifique à cause de ses connexions avec le psychique et le paranormal, l’intuition n’est pourtant pas qu’un pouvoir surnaturel pour amateurs de science-fiction. L’armée américaine mène des recherches sur le pouvoir de l’intuition, qui ont aidé les troupes à prendre des décisions rapides au combat et à sauver des vies.

« Il y a de plus en plus de preuves, combinées avec de nombreuses recherches, suggérant que l’intuition définit la manière dont nous les humains interagissons avec notre environnement et comment, au final, nous prenons la plupart de nos décisions, » a déclaré Ivy Estabrooke, gestionnaire au Bureau de recherche navale américaine, au New York Times en 2012.

Voici 10 choses que les personnes à l’écoute de leur intuition font différemment.

Elles écoutent leur voix intérieure.

« Il est très facile d’ignorer l’intuition, déclare Sophy Burnham. Mais c’est un vrai don qui ne peut pas être négligé. »

La première chose qui distingue les personnes intuitives est leur habilité à écouter, plutôt que d’ignorer, les conseils de leurs intuitions et de leurs sentiments.

« Tout le monde est connecté à son intuition, mais certaines personnes ne pensent pas qu’il s’agit d’intuition, indique Sophy Burnham. Je n’ai encore jamais rencontré de businessman à succès qui ne m’ait pas dit: « Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, c’était juste un pressentiment.' »

Afin de prendre les meilleures décisions, il nous faut de l’équilibre dans l’intuition — qui sert à combler le fossé entre l’instinct et la raison — et la pensée rationnelle, d’après Francis Cholle, auteur du livre The Intuitive Compass. Mais le préjugé culturel contre le fait de suivre son instinct ou son intuition mène souvent à mépris nos pressentiments — à notre propre détriment.

« Il n’est pas nécessaire de rejeter la logique scientifique pour bénéficier de l’instinct, indique Francis Cholle. Nous pouvons honorer et nous servir de tous ces outils, et nous pouvons chercher l’équilibre. Et en cherchant cet équilibre nous finirons par mettre toutes les ressources de notre cerveau en action. »

Elles prennent du temps en solitaire.

Si vous voulez vous rapprocher de votre intuition, prendre un peu de temps pour soi est sûrement le meilleur moyen. Tout comme la solitude peut aider à mettre en avant la pensée créative, elle peut aussi nous aider à nous connecter à notre sagesse la plus profonde.

Les gens intuitifs sont souvent introvertis, selon Sophy Burnham. Mais que vous soyez introverti ou non, prendre du temps pour rester seul peut vous aider à entrer dans une pensée plus profonde et vous reconnecter avec vous-même.

« Il faut être en mesure d’avoir un peu de temps en solitaire; un peu de silence, » dit-elle. « Au milieu de la folie ambiante … on ne peut reconnaître [l’intuition] au-dessus de tout le bruit de la vie quotidienne. »

Elles créent.

« C’est quand elle marche intuitivement que la créativité fait son meilleur travail, » écrit l’auteur et chercheuse Carla Woolf.

De fait, les personnes créatives sont fortement intuitives, explique Sophy Burnham, et de la même façon que l’on accroît la créativité avec la pratique, on peut augmenter l’intuition. Pratiquer peut d’ailleurs aider à construire l’autre.

Elles pratiquent la pleine conscience.

La méditation et autres pratiques de pleine conscience peuvent être d’excellentes façons d’exploiter l’intuition. Comme l’explique l’institut Search Inside Yourself (« Cherchez à l’intérieur de vous »): « La pleine conscience peut aider à se débarrasser du bavardage mental, à mesurer ses options objectivement, se brancher à son intuition et finalement prendre une décision que l’on peut totalement supporter. »

La pleine conscience peut aussi nous connecter à notre intuition en améliorant la connaissance de soi. Une étude de 2013 publiée dans la revue Perspectives on Psychological Science a montré que la pleine conscience — définie comme « le fait de prêter attention à l’expérience présente sans aucun préjugé » — peut nous aider à mieux comprendre nos personnalités. Et comme le note Arianna Huffington dans Thrive, l’intuition augmentée, la compassion, la créativité et la paix sont toutes d’excellents effets secondaires de la méditation.

Elles observent tout.

« La première chose à faire est de remarquer les choses — tenir un petit journal, et noter lorsque des choses étranges ont lieu, » indique Sophy Burnham. Vous comprendrez à quel point les coïncidences, les connexions surprenantes et les intuitions précises ont souvent lieu dans la vie de tous les jours — en d’autres mots, vous commencerez à tirer partie de votre intuition.

Elles écoutent leurs corps.

Les personnes intuitives apprennent à se connecter avec leur corps et à tenir compte de leurs pressentiments.

Si vous avez déjà eu mal à l’estomac à un moment où vous saviez que quelque chose ne tournait pas rond mais ne pouviez pas mettre le doigt dessus, alors vous comprenez que les intuitions peuvent causer des sensations physiques sur le corps.Si nous ressentons les choses dans nos tripes, c’est pour une raison — les recherches démontrent que l’émotion et l’intuition proviennent du « deuxième cerveau » situé dans les intestins.

Elles ont une profonde connexion avec les autres.

Lire dans les pensées appartient pour beaucoup au domaine de la fantaisie et de la pseudo-science, mais c’est une activité à laquelle nous nous adonnons tous les jours. On appelle cela la précision empathique, terme de psychologie faisant référence à « l’habilité en apparence magique d’identifier le terrain mental d’un individu par ses mots, ses émotions et son langage corporel, » d’après Psychology Today.

« Lorsque l’on voit une araignée grimper le long de la jambe de quelqu’un d’autre, l’on ressent une sensation désagréable, » écrit Marcia Reynolds dans Psychology Today. « De façon similaire, lorsque l’on voit quelqu’un essayer d’établir un rapprochement avec un ami et se faire rejeter, notre cerveau enregistre la sensation de rejet. Lorsque l’on voit son équipe gagner ou un couple échanger un baiser à la télévision, on ressent leurs émotions comme si l’on y était. Les émotions sociales comme la culpabilité, la honte, la fierté, l’embarras, le dégoût et le désir peuvent toutes être ressenties en regardant les autres. »

Se connecter à ses émotions et passer du temps à observer et écouter les autres face à face peut aider à augmenter le pouvoir de l’empathie, indique Marcia Reynolds.

Elles prêtent attention à leurs rêves.

Sophy Burnham recommande de prêter attention à ses rêves afin de se rapprocher du processus de pensée inconscient de l’esprit. Les rêves et l’intuition proviennent de l’inconscient, il est donc recommandé d’exploiter cette partie de l’esprit en prêtant attention à ses rêves.

« La nuit, lorsque l’on dort, on reçoit de l’information de la partie inconsciente ou intuitive du cerveau, indique Sophy Burnham. En étant connecté à ses rêves, on peut recevoir beaucoup d’information sur la manière adéquate de vivre sa vie. »

Ils aiment être souvent au calme.

La meilleure façon d’entraver l’intuition est de rester constamment occupé, de se lancer dans une foule de tâches, d’être en permanence connecté à des appareils et d’être stressé et surmené. D’après Arianna Huffington, nous avons un sentiment d’intuition constant envers les personnes qui font partie de nos vies — à un niveau profond, nous distinguons les bonnes personnes des « flatteurs et hypocrites » — mais nous ne sommes pas assez éveillés à nos intuitions pour reconnaître la différence en nous. Le problème, c’est simplement que nous sommes trop occupés.

« Nous recevons des mises en garde constantes de notre cœur et notre intuition lorsqu’elles se présentent, » écrit-elle dans Thrive. « Mais nous sommes souvent trop occupés pour nous en rendre compte. »

Elles font en sorte de se débarrasser de leurs émotions négatives.

Les émotions fortes –particulièrement les émotions négatives — peuvent obscurcir nos intuitions. Nous nous sentons perturbés ou « pas nous-mêmes » lorsque nous sommes contrariés, et c’est peut-être parce que nous sommes déconnectés de notre intuition.

« Quand on est déprimé, on a peut-être l’impression que nos intuitions sont fausses , » déclare Sophy Burnham. « Quand on est en colère ou dans un état fortement émotionnel … l’intuition [peut] nous tromper complètement. »

Il ne s’agit pas que d’une constatation anodine: une étude de 2013 publiée dans la revuePsychological Science a montré qu’être d’humeur positive augmentait l’habilité à avoir des jugements intuitifs dans un jeu de lettres.

Il ne s’agit pas de dire que les personnes intuitives ne s’énervent jamais — mais l’intuition fonctionnera mieux si l’on est en mesure d’accepter et de se débarrasser des émotions négatives, plutôt que de les réprimer et de s’empêcher d’y penser.

Apprendre à écouter son intuition

Une école nécessaire pour devenir soi-même dans le monde

Entre philosophie, neuro-sciences et spiritualité : les multiples chemins de l’intuition

Pour les philosophes (et tous ne s’accordent pas), l’intuition est une forme de connaissance immédiate. Cette connaissance là ne s’acquiert pas par un apprentissage verbal ni par un raisonnement logique. C’est une vision, une clarté de l’esprit, une connaissance tacite, qui naît en nous. Cette connaissance proviendrait de nos expériences sensorielles passées (ce qu’on a vu, entendu, touché, goûté, senti, mais aussi compris dans telle ou telle situation). Elle puise à la fois dans la mémoire des gestes et dans la mémoire émotionnelle : pour être “encodée” et gravée dans notre inconscient, il faut donc qu’une expérience ai été à la fois faite dans l’action (mouvement du corps), et dans l’engagement (élan spontané vers l’action qui revêt un caractère attractif).

Voilà qui explique pour la grande majorité des enfants s’ennuient à l’école, en tous cas en France, où les apprentissages sont uniquement passifs, transmis du maître vers l’élève, dépourvus de relations collaboratives et essentiellement verbalisés (plus souvent écrits que parlés). Soit des expériences qui excluent toutes les gestes, les perceptions sensorielles et l’engagement.

On pourrait presque dire que l’intuition, c’est l’intelligence de l’inconscient. Or, accéder à son inconscient, le laisser s’exprimer, l’entendre, même, nécessite un travail. Dans un environnement purement cérébral et saturé de stimulations désordonnées, de “bruit”, on perd la faculté d’entendre son inconscient.

Pour les neuroscientifiques, l’intuition désignerait aussi des connexions cérébrales si rapides qu’elles échappent à notre conscience. On est incapable d’expliquer d’où vient l’idée, ou comment “on a su” quelque chose, parce que les connexions se font “toutes seules” en nous, trop vite pour être accessibles à la conscience. Ne nous est accessible que le résultat utile du cheminement, c’est à dire l’idée. Cela peut fonctionner aussi bien pour de minuscules décisions prises chaque jour que pour des changements profonds qui affectent tous les aspects de la vie.

Intuition : Action de deviner, pressentir, sentir, comprendre, connaître quelqu’un ou quelque chose d’emblée, sans parcourir les étapes de l’analyse, du raisonnement ou de la réflexion”

La voyageuse et aventurière Linda Bortoletto parle très bien de l’intuition dans le livre qui raconte son histoire hors du commun, d’une carrière toute tracée dans la gendarmerie aux aventures en solitaire chez les nomades du Kamtchaka. Dans son acceptation plus spirituelle, plus profonde, l’intuition peut être perçue comme une “force intérieure”, un guide, une alerte qui nous dit de changer quelque chose dans notre vie. C’est à cet appel que Linda a répondu, à l’aube de ses 30 ans, pour opérer un changement radical dans sa vie suite au décès de son père.

Est-ce là la voix de Dieu ? Pour certain l’intuition et la foi se confondent. Pour les laïques, cette intuition prend la forme d’une direction, d’un chemin de vie, de tous petits signes qui nous ouvrent parfois une autre voie, signe qu’un changement est en train de s’opérer en nous. Certains l’appeleront “univers” (l’univers a mis sur mon chemin…), la “destinée” ou encore le “hasard”, désignant chaque fois cette part d’inconnu et d’irrationalité que nous ne maîtrisons pas mais qui pourtant est si forte que nous l’écoutons.

Ecouter son intuition, c’est aussi faire acte de foi.

On apprend pas (encore) à l’école ce qu’est l’intuition. Il n’existe d’ailleurs pas vraiment de définition objective, ce qui fait de l’intuition un élément non recevable dans un programme d’éducation nationale (pour l’instant). De nombreuses pédagogies alternatives font déjà appel à l’intuition à travers des exercices où la consigne n’est pas verbalisée. Pour faire appel à l’intuition, il faut faire taire le verbe et laisser parler le corps, tout en favorisant l’engagement, la spontanéité, la confiance, l’autonomie.

Il faut aussi admettre l’idée d’une forme d’intelligence dépassant les capacités de raisonnement logique, qui ne soit pas non plus une compétence réductible à un simple verbe (comme “savoir compter”). Apprendre l’intuition, c’est apprendre à se faire confiance, cultiver l’écoute de soi et l’auto-apprentissage par l’expérience personnelle. C’est reconnaître qu’on possède en soi les ressources nécessaires, et que le monde mettra sur notre route tout le reste, pour faire naître et grandir notre personne.

L’intuition n’est pas une matière, une discipline ou un corps de métier. C’est une faculté qui transcende tous les domaines de la vie et qui peut s’exprimer sous de multiples formes (relations sociales, monde affectif, intelligence du corps et du geste, habiletés physiques, vision créatrice, intelligence décisionnelle, intelligence émotionnelle…). C’est une manière de fonctionner, de créer et d’agir qui caractérise certains types de personnalités plus que d’autres. En revanche, ce n’est pas une faculté explicitement valorisée dans notre société qui la comprend et la définit encore assez mal.

Ecouter son intuition dans son quotidien : le début d’un chemin initiatique vers soi-même

L’intuition ne peut pas permettre, du jour au lendemain, de passer du flou total à la grande idée qui va tout changer. Il faut apprendre, progressivement, à l’écouter un petit peu chaque jour. Ce n’est qu’au fil du temps, quand on aura acquis cette capacité d’écoute et de reconnexion à soi-même, que les grandes lignes du changement se dessineront si elles doivent le faire.

Pour pouvoir suivre son “intuition” (ou son “instinct”), il faut commencer simplement par écouter. L’expérience de la solitude, du silence, du vide est nécessaire, même quelques heures par jour ou par semaine. Certains, saturés et en souffrance depuis des années, choisissent de partir loin et/ou à la recherche d’un isolement extrême qui leur permette de retrouver la clarté intérieure. Plus la souffrance est grande, couplées d’addictions ou d’autres habitudes auto-destructrices, plus il est difficile de parvenir par soi-même à trouver la force nécessaire pour reprendre le dessus et accepter de se confronter à son vide intérieur. Le voyage ou le départ vers d’autres contrées est une option que beaucoup choisissent pour justement se soustraire des influences extérieures négatives et “faire le tri” entre ce qui relève de soi, et ce qui relève du conformisme social en soi (je suis ainsi “pour faire plaisir à l’autre”).

Que l’on voyage ou non “avec les pieds”, il faut surtout cheminer intérieurement. La méditation et les activités qui recentrent sur le corps énergétique et physique (yoga, Taï Chi, reiki…) le souffle, les sensations sont de bons moyens de faire le vide en soi. Il faut se nourrir de nature, d’art, de mouvement, de choses belles et simples qui nous font entrer dans un état de plénitude où le corps et l’esprit s’harmonisent. S’autoriser à faire des choses par soi-même, même imparfaites, même si elles n’ont pas de but précis, même si les autres les dévalorisent, même si on est seuls à les aimer.

Commencer où l’on est, avec ce qu’on a, pour soi.

Le corps est notre meilleur allié. Les souffrances physiques, l’usure de l’estomac, la gorge serrée, le dos bloqué, les migraines récurrentes, le coeur affaibli… sont autant de signes d’alerte. En dehors de toute explication médicale “rationnelle”, beaucoup de ces souffrances sont liées à des blocages psychologiques et émotionnels : les énergies ne circulent pas, elles nous étouffent. On se contrôle trop. On se brime, on s’empêche. Progressivement, il faut essayer de remarquer et de décrire en soi-même ces inconforts ou ces douleurs, puis d’en identifier la cause. La marche et les longs pélerinnage sont très souvent évoqués pour leurs vertues thérapeutiques : celle du corps en mouvement, du vide par le défilement du paysage, de la liberté de la solitude sur la route. Tous les sports et toutes les pratiques qui nous libèrent, nous rendent plus grands et plus confiants, sont d’excellents remèdes.

Prendre le temps de penser à soi sans chercher à “remplir” le temps ou l’espace avec des choses inutiles. Se départir du superflu, de l’apparence, de l’égo, pour entrer en contact avec ce qui nous dépasse.

Une fois connectés à nous-mêmes, nous devenons beaucoup plus résistants aux influences extérieures et au poids des mots des autres.

7 conseils pour cultiver son intuition

On aimerait tous avoir de « bonnes intuitions. » Mais à bien y réfléchir, la mauvaise intuition n’est pas de l’intuition. Elle est un désir, un préjugé, une fantaisie de l’imagination prise pour une intuition. Le propre de l’intuition est de fournir une information juste sur une situation à venir. Que faire, puisque le processus est inconscient ? Laisser à l’inconscient plus de place pour s’exprimer. Surtout, ne vous mettez pas martel en tête ! Être à l’écoute de son intuition, c’est d’abord lâcher prise et accepter ce qui vient. Un état d’esprit serein, le développement de l’attention au moment présent, l’écoute de votre corps sont autant d’attitudes qui vous permettront de vous engager sur la voie intuitive.

1/ Croyez en votre intuition

Car elle existe. Tout commence par-là. Nous avons pris l’habitude de répéter que la logique est notre seul guide. Sur l’idée de rationalité des agents économiques, on a bâti des systèmes, dont on constate aujourd’hui toute la pertinence ! Il faut être convaincu de l’existence et de la validité de l’intelligence intuitive, si mystérieuse nous semble-t-elle. Le psychologue Richard Wiseman, qui a travaillé sur la chance, a identifié chez les chanceux ces deux caractéristiques : ils croient en leur baraka, et ils suivent beaucoup plus leur intuition que les malchanceux. Remémorez-vous vos moments intuitifs, cultivez un jardin secret de l’intuition.

2/ Pratiquez la détox sensorielle

D’une obligation à l’autre, sans réel moment de vraie relaxation, nous nous retrouvons prisonniers d’une spirale de stress : des repas vite pris, des litres de café, un sommeil approximatif, la télévision comme seule source de détente, du bruit dans la rue, au bureau… STOP ! Vouloir entendre ses intuitions dans ces conditions… Autant essayer d’écouter le chant des oiseaux pendant une rave-party. Prenez soin de vous : offrez-vous de vrais moments de détente, prenez le temps de savourer une nourriture saine. Essayez de trouver des moments de calme pour vous ressourcer. « Le silence est sensation, perception, échange » écrit Marc de Smedt. « Univers intérieur, mais tactile. Canal de communication. »

3/ Ecoutez votre corps

« Bien souvent, quand nous sommes en présence de tiers ou dans certaines situations, nous avons des émotions corporelles dont nous ne tenons pas compte » souligne Maud Kristen, voyante reconnue. Cela peut se traduire par une sensation de malaise inattendu, qui n’a pas lieu d’être. Le corps est l’interface, le récepteur de l’information en même temps qu’il exprime ce que votre intellect ne peut discerner. Les Anglo-Saxons parlent de gut feeling, littéralement sensation des tripes, pour désigner l’intuition. Le fils du milliardaire George Soros explique que son père est parfaitement capable d’expliquer ses actions par moult théories. « Quand j’étais jeune, je l’écoutais parler et je me disais que tout ça, c’était des conneries. En réalité vous savez, il modifie sa position sur le marché ou prend une décision de ce genre quand son dos commence à le faire souffrir. Il a littéralement un spasme de douleur qu’il prend pour un avertissement. » (Cité par Malcom Gladwell dans La Force de l’intuition).

4/ Cultivez la transe

Hou ! le gros mot ! Mais la transe ne désigne pas uniquement l’exaltation, la perte de contrôle de soi ou le délire. Dans sa forme légère, elle favorise dans le cerveau le phénomène de synesthésie, c’est-à-dire la coopération entre tous les centres cérébraux, qui est source d’intuition et de créativité. La méditation pratiquée régulièrement est une voie immobile. Le mouvement est une autre voie : yoga, tai-chi, qi gong… Autant de gymnastiques qui ont été inventées pour exploiter le potentiel de la transe. D’une manière générale, mettre son corps en mouvement est un préalable, car cela favorise la perception, et c’est dans la perception que naît l’intuition. Un bon début peut être de préférer autant que possible la marche à pied aux transports en commun.

5/ « Intuitez » sans cesse

Ecouter son intuition, ça signifie être réactif, oser sortir du rang. La vie va vous offrir des centaines d’occasions de pratique. Les paroles aimables peuvent cacher des intentions sournoises, que vous signale une sensation de malaise. Comprenez le sens de l’intuition et réagissez en fonction d’elle. De cette manière, vous vous renforcez. L’intuition peut vous pousser à sortir des sentiers battus. Vous serez parfois seul, et prendrez des décisions que peu de gens comprendront. Qu’importe ! La vie a plus d’imagination que les statistiques. « Dès que vous vous débarrassez de l’idée que vous devez plaire aux autres avant de vous plaire à vous-même, vous commencez alors à vous fier à votre instinct disait l’actrice américaine Raquel Welch. Et ce n’est qu’à ce moment-là que vous êtes satisfait. Vous devenez alors de plus en plus satisfait et les gens auront tendance à être satisfaits de ce que vous faites. »

6/ Soyez honnête avec vous-même

Vous êtes le juge ultime de vos expériences. Vous pouvez avoir des intuitions qui vous rendent nerveux mais qui sont justes à 90 %, tandis que la grande majorité de vos éclairs de certitude inébranlable mènent à des fiascos. Apprenez à repérer vos moments d’intuition. Soyez lucide, évitez les raisonnements alambiqués du style : « C’est vrai que j’avais cette intuition et que je me suis trompé mais finalement ce qui est arrivé après était bénéfique, donc au final l’intuition était bonne. » Si vous tenez un journal de vos intuitions, privilégiez les faits : quelle était la situation ? Qu’est-ce que vous avez ressenti physiquement ? Quelle décision avez-vous pris ? Que s’est-il passé ensuite ? Efforcez-vous de toujours faire la différence entre les faits et leur interprétation, basée sur des émotions et des désirs qui peuvent être trompeurs. N’écartez pas l’hypothèse des perceptions extrasensorielles, mais n’en voyez pas partout non plus.

7/ Amusez-vous

Souvenez-vous que l’être humain se développe en jouant. En devenant adulte, nous oublions cette part de nous-mêmes. Dans sa réflexion sur l’intelligence intuitive, Francis Cholle met en avant le rôle du jeu dans la créativité. « Les vraies avancées explique-t-il, doivent nécessairement rompre avec l’ordre logique que nous connaissons. » Dans cette brèche s’engouffre l’idée qui nous fait avancer. Le jeu est une expérience dynamique, qui nous absorbe et n’a d’autre finalité que de nous procurer du plaisir. Tout est possible : lire, sculpter, peindre, faire du théâtre… C’est dans cet esprit que nous vous conseillons d’expérimenter vos perceptions extrasensorielles. Imaginez que depuis votre enfance, vous ayez vécu avec une jambe attachée dans le dos, obligé de sautiller à cloche-pied. Quoi de plus jouissif, si on vous rendait soudain l’usage de ce membre, que de dévaler les collines en chantant ! L’intuition naît et s’épanouit dans l’expérience de la liberté. « Les gens ne voient que ce qu’ils sont préparés à voir » écrivait Ralph Waldo Emerson. Soyez prêt à tout.

 

 


Source: psychologies.com / medium.com (Anne-Laure Fréant) / huffingtonpost.fr / sciencesetavenir.fr / psychologies.com / inrees.com

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