Article initialement publié sur sciencepost

Nous aurions besoin de 1,7 planète Terre pour rendre la consommation humaine durable. C’est le constat alarmant détaillé par l’organisation à but non lucratif Global Footprint Network. Parmi les mauvais élèves : l’Inde, la Chine et les États-Unis.

Il y a quelques jours, les responsables de la Maison-Blanche se rencontraient pour discuter du fait de savoir les États-Unis devaient ou non abandonner l’accord de Paris sur le climat. Les Américains étant les plus grands consommateurs au monde, les politiques américaines peuvent donc avoir des effets environnementaux mondiaux. Les enjeux sont effectivement énormes puisque selon Global Footprint Network, une organisation à but non lucratif qui évalue notre empreinte écologique sur la planète, la population mondiale aurait besoin de 1,7 planète Terre pour soutenir son rythme effréné de consommation.

L’empreinte écologique tient notamment compte de la quantité de ressources biologiques, telles que les zones de pêche et les terres forestières nécessaires à la consommation d’un pays et à l’absorption de ses déchets. Cela inclut les importations, mais exclut les exportations. Plus l’empreinte d’un pays est petite, mieux c’est. Chaque pays présente également une biocapacité, c’est-à-dire sa capacité à produire une offre continue en ressources renouvelables et à absorber les déchets découlant de leur consommation. Parce que cette mesure est basée sur la technologie et les pratiques de gestion des terres, la biocapacité peut changer d’année en année. Plus grande est la biocapacité d’un pays, mieux c’est.

Par conséquent, un pays est un mauvais élève si son empreinte écologique est supérieure à sa biocapacité et un bon élève si sa biocapacité est supérieure. Parmi les pays ayant les déficits écologiques les plus élevés, les États-Unis ont l’une des plus importantes biocapacités, avec l’Inde et la Chine. Cela signifie que même si le pays a beaucoup de ressources, sa consommation est toujours très insoutenable. Parmi les pays ayant les plus grandes réserves écologiques figurent notamment le Brésil, le Canada, la Finlande, l’Australie, le Congo, ou encore la Bolivie. En revanche, la plupart de ces pays ont des biocapacités qui diminuent à un rythme très marqué. En d’autres termes, ils devraient bientôt rencontrer des déficits écologiques si la tendance se poursuit. Dans certains pays comme le Brésil notamment, cela peut être attribué à une combinaison de croissance rapide de la population et de déforestation. Ci-dessous les tableaux référentiels :

Crédits : ONG Global Footprint Network
Crédits : ONG Global Footprint Network

Notons au passage que 48 pays ont réussi à se développer de manière durable, en augmentant leur PIB tout en diminuant leurs empreintes écologiques, bien que la plupart de ces pays aient connu une faible croissance économique :

Crédits : ONG Global Footprint Network

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