Des chercheurs de l’université de l’Oregon ont découvert que chacun de nous possède un nuage de microbes unique. Cette découverte pourrait avoir des répercussions dans l’étude de la propagation des maladies.


Voilà un bien mauvaise nouvelle pour les hypocondriaques, nous sommes tous entourés d’un énorme nuage de bactéries. En réalité, c’est même une extension de notre propre corps, et vous aurez beau vous laver plusieurs fois par jour, impossible de vous en débarrasser. Dites merci à votre bouche, vos selles et votre peau.

Tout le monde rejette constamment des bactéries, depuis la peau, la bouche, le nez ou d’autres orifices, raconte The Economist (en anglais), qui relaie ces travaux, vendredi 2 octobre 2016. Pour en savoir plus, le docteur Meadow et ses collègues ont demandé à onze volontaires de s’asseoir seuls, dans une pièce totalement stérile, avec juste un ordinateur – stérile lui aussi – pour communiquer durant l’expérience.

Ce « nuage microbien » personnel n’est que la plus récente expression du microbiome humain – ces milliards d’organismes microbiens qui vivent à l’extérieur et à l’intérieur de nous -. Et celui-ci est différent d’une personne à l’autre, servant littéralement d’empreinte éphémère.

D’après les spécialistes James Meadow et ses collègues de l’Université de l’Oregon, « un espace occupé est distinct d’un même espace non occupé, d’un point de vue microbien, ceci démontre pour la première fois que les individus libèrent leur propre nuage microbien personnel.«

Mais plus que cette perturbation microbienne, ce sont les différences entre ces nuages qui étonnent. Si l’on y retrouve toujours les même composants – Streptocoque, Propionibacterium, Corynebacterium, notamment -, leurs proportions diffèrent largement selon les individus. Les chercheurs imaginent d’ailleurs, dans le futur, pouvoir s’en servir pour identifier un individu, dans une certaine mesure.

nuage bactéries

 

Comme une empreinte digitale ou un échantillon d’ADN, elles pourraient permettre d’identifier un individu, d’après une étude menée par James Meadow, de l’université de l’Oregon (Etats-Unis), publiée dans la revue PeerJ (en anglais), mardi 22 septembre 2016.


Sources: fr.ubergizmo.com / francetvinfo.fr / epochtimes.fr / maxisciences.com

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