Fermer
Fermer

Nutrition – Que disent les études scientifiques?

Skip to entry content

Comptes-rendus d’études scientifiques en matière de santé et de nutrition, parus dans les revues Alternatives végétariennes n°123 et 125.


  • Pour vivre plus longtemps en bonne santé, mangeons végétarien !

D’après une méta-analyse publiée en février dernier, les régimes végétarien et végétalien améliorent la santé et protègent d’une mort précoce par maladie. Une équipe de chercheurs de Florence, en Italie, a parcouru 96 études préalablement publiées sur le lien entre alimentation et santé. Leurs conclusions : une baisse de 25% des cardiopathies ischémiques chez les personnes qui ne consomment pas de chair animale ; une réduction de 8% de l’incidence globale des cancers chez les végétariens, allant jusqu’à 15% chez les végétaliens. Autre élément non négligeable : les personnes végétariennes avaient un poids plus faible et des niveaux de cholestérol et de glucose plus bas.

M. Dinu et al., « Vegetarian, vegan diets and multiple health outcomes: a systematic review with meta-analysis of observational studies ». Critical Reviews in Food Science and Nutrition, 6 février 2016.
  • Viande grillée et cancer du sein

On connaît depuis longtemps l’effet des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sur le cancer du sein. Ces composés organiques peuvent provenir de différentes sources comme la combustion de carburant, la fumée de cigarette ou la cuisson de la viande. Une équipe états-unienne a confirmé un accroissement de 30 à 50% du risque de cancer en cas d’exposition à ces molécules. Elle a également établi que les sources domestiques d’HAP étaient les plus nocives : tabagisme passif ou actif ; usage d’une cheminée ; consommation de viande grillée ou fumée. Pour être en bonne santé, évitons de fumer et mangeons végétarien !

A.J. White et al., « Exposure to multiple sources of polycyclic aromatic hydrocarbons and breast cancer incidence », Environment International, 12 février 2016.
  • La performance cognitive influence les choix alimentaires

La plupart des recherches menées jusqu’ici sur le lien entre cognition et alimentation a étudié comment certains choix alimentaires pouvaient influencer les performances cognitives. Mais comment les performances cognitives influencent-elles les choix alimentaires ? Pour le savoir, une équipe internationale a examiné les choix alimentaires d’une cohorte de 333 personnes, dont la performance intellectuelle avait été mesurée des années plus tôt (en moyenne, 18 ans plus tôt). Bilan : les personnes qui avaient obtenu un score plus important aux tests intellectuels ont par la suite opté pour un régime plus sain. Cette relation est demeurée significative même après un ajustement qui tenait compte du statut socio-économique et du style de vie (tabagisme, activité physique). Cela suggère que les performances cognitives à une période précoce de la vie influent sur les choix alimentaires ultérieurs.

G.E. Crichton et al., « Higher Cognitive Performance Is Prospectively Associated with Healthy Dietary Choices: The Maine Syracuse Longitudinal Study ». The Journal  of Prevention of Alzheimer’s Disease, mars 2015.
  • Carences en vitamine B12 et en acide folique dans la population adulte urbaine d’Inde du Sud

La carence en vitamine B12 et en folate est préjudiciable sur le plan de la santé. Elle peut provoquer tout un spectre de désordres, notamment digestifs et neurologiques. Une enquête menée sur 630 adultes en apparente bonne santé vivant en Inde du Sud a montré une carence globale en vitamine B12 de l’ordre de 35%, plus importante chez les végétariens que chez les mangeurs de viande. Pour l’acide folique (présent dans les fruits et les feuilles vertes), les mangeurs de viande étaient plus carencés que les végétariens. Des résultats qui encouragent à contrôler ses apports en vitamine B12, pour une santé optimale !

M. Sivaprasad et al., « Status of Vitamin B12 and Folate among the Urban Adult Population in South India », Annals of Nutrition and Metabolism, décembre 2015.
  • La cause de l’athérosclérose mieux comprise

Des recherches récentes ont permis de mieux cerner la cause de l’athérosclérose, une perte d’élasticité des artères qui est à l’origine de la majorité des affections cardiovasculaires, à tel point qu’elle est considérée comme responsable de 40% de la mortalité dans les pays développés. On savait déjà que les végétariens et surtout les véganes avaient une incidence réduite d’athérosclérose. Une meilleure analyse des mécanismes à l’origine de cette pathologie a établi que la triméthylamine, présente dans les produits animaux comme la viande et le lait, était convertie par les bactéries intestinales en oxyde de triméthylamine, dont on retrouve des taux plus élevés chez les patients atteints de maladies cardiovasculaires. La recherche pharmaceutique s’emploie donc à trouver les moyens d’inhiber cette activité bactérienne, afin de limiter la formation de l’oxyde de triméthylamine. Pourtant, consommer peu ou pas du tout de produits d’origine animale aboutit à un résultat similaire.

R. Spector, « New Insight into the Dietary Cause of Atherosclerosis: Implications for Pharmacology », Journal of Pharmacological and Experimental Therapeutics, 22 avril 2016.
  • La nutrition et le style de vie efficaces sur les troubles psychiques et neurologiques

Un groupe de 27 patients souffrant de troubles divers (anxiété, dépression, problèmes de mémoire, démences, maladies de Parkinson et d’Alzheimer, antécédents d’AVC) a suivi pendant trois mois un protocole incluant une alimentation végétalienne à 75% crue, des jus frais de fruits et de légumes, de l’exercice physique et des approches de détente. 21 patients ont témoigné dans des vidéos des changements ressentis,dont 15 d’entre eux de résultats substantiels. En particulier, 5 sujets souffrant de troubles de l’humeur ont témoigné de retournements majeurs de leur état, 2 d’entre eux éliminant complètement un ou plusieurs traitements médicaux, et 3 autres déclarant avoir vu leur humeur s’améliorer de manière significative.

G. Null et al., « Nutrition and Lifestyle Intervention on Mood and Neurological Disorders », Journal of Evidence-Based Completely and Alternative Medicine, 22 mars 2016.
  • Impact des protéines animales et végétales sur le risque de mortalité

Des chercheurs de l’université de Harvard ont suivi pendant plus de 30 ans une cohorte de 130 000 professionnels de santé, afin d’analyser l’impact de leurs choix alimentaires en matière de protéines sur les causes de mortalité. Le choix des sources de protéines – végétales ou animales – n’a pas d’impact significatif chez les personnes qui ont par ailleurs un mode de vie sain. C’est chez les personnes qui présentent au moins un facteur de risque (tabagisme, consommation importante d’alcool, surpoids ou obésité, sédentarité) que les liens entre sources de protéines et mortalité sont les plus visibles. Ainsi, l’augmentation de la part des protéines végétales à hauteur de 3% des apports caloriques permet de diminuer le risque de mortalité – toutes causes confondues et cardio-vasculaires – de 10 à 12%. Plus que la quantité de protéines consommées, c’est donc la qualité des sources choisies qui importe : une alimentation saine mettant l’accent sur les protéines végétales (céréales, légumineuses, noix et graines) apporte un bénéfice de santé non-négligeable  à long terme.

Mingyang Song et al, « Association of Animal and Plant Protein Intake With All-Cause and Cause-Specific Mortality », JAMA Internal Medecine, 1er août 2016.

 

6 questions que vous vous posez sur le régime végétarien

Le végétarisme expose-t-il à des carences ?

Un régime végétarien n’expose pas à un déficit en nutriments s’il est bien équilibré en protéines : il faut pour cela varier les fruits et légumes et consommer des céréales complètes et des graines. Il est parfois nécessaire de complémenter en vitamine B12, essentielle à la maturation du système nerveux, peu présente dans les œufs (environ 1 μg/100 g) et les produits laitiers (environ O, 5 μg pour 100 g de fromage blanc), et dont les apports recommandés sont de 2,4 μg/j. Une étude de la Mayo Clinic (États-Unis) de mars 2016 a conclu de façon identique pour un régime végétalien qui peut, uniquement s’il est mal équilibré, entraîner un déficit en vitamine B12, mais aussi en vitamine D, fer, calcium et oméga 3. Des nutriments essentiels dont le manque peut entraîner troubles neurologiques, anémie ou perte osseuse.

Est-ce un moyen de lutter contre l’obésité ?

Obésité et surpoids semblent moins fréquents chez les végétariens. À portion égale (en volume), leur assiette apporte habituellement moins de calories qu’une assiette « classique ». En outre, les végétaux riches en fibres (céréales complètes, légumineuses, légumes) favorisent la satiété. Une étude canadienne de 2010 portant sur les enfants et adolescents végétaliens estime qu’ils consomment jusqu’à 30 % de matières grasses en moins que la population générale. Mais le Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (Gros) recommande la prudence : « Un végétarisme mal conduit, subi ou adopté pour de mauvaises raisons (effet de mode, pour maigrir) peut engendrer des carences, une prise de poids par effet compensatoire voire des troubles du comportement alimentaire. »

Le végétarisme est-il indiqué à tout âge ?

L’enfance et le troisième âge sont des stades de la vie où le risque de fragiliser l’organisme par une alimentation déséquilibrée est décuplé (troubles de la croissance chez les plus jeunes et de dénutrition chez les plus âgés). Une alimentation végétarienne équilibrée satisfait leurs besoins, à condition de porter une attention particulière aux apports en protéines et vitamine D (oeufs, céréales et légumineuses), en calcium (cannelle, fruits secs, légumes secs, laitages et eaux minérales) et en vitamine B12 (compléments). La plupart des médecins nutritionnistes déconseillent en revanche l’adoption d’un régime végétalien, trop difficile à équilibrer aux deux extrémités de la vie.

Les protéines végétales sont-elles équivalentes aux protéines animales ?

Les protéines végétales sont, contrairement à celles d’origine animale, dépourvues, ou trop faiblement dotées, de certains des neuf acides aminés (tryptophane, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, valine, leucine, isoleucine, histidine) qu’il est nécessaire d’apporter à l’organisme, celui-ci ne pouvant les fabriquer. Ainsi, les céréales et les fruits secs oléagineux ne contiennent pas de lysine ni les légumineuses d’acides aminés soufrés. Mais leur combinaison au cours d’un même repas ou de la journée permet de couvrir les besoins en protéines qui sont estimés entre 0,83 et 2,2 g/kg/j pour un individu adulte.

Le régime végétarien est-il plus riche en vitamines ?

Fruits, légumes, légumineuses et céréales complètes — les aliments de base des végétariens — permettent de satisfaire amplement l’apport en vitamines. À l’exception toutefois de la vitamine B12, très peu présente dans les sous-produits animaux et absente du règne végétal. Une supplémentation sous forme de compléments alimentaires (ampoules ou comprimés) ou d’aliments (jus végétaux ou céréales pour petit déjeuner) enrichis est donc recommandée, surtout aux femmes enceintes et allaitantes, aux enfants et aux personnes âgées végétariens, ainsi qu’aux végétaliens. Il en va de même pour la vitamine D, surtout présente dans les poissons de mer gras (saumon, hareng, sardine). Un manque à relativiser : la part la plus importante est surtout synthétisée par la peau au contact de la lumière du soleil.

Les végétariens vivent-ils plus longtemps ?

Proche des recommandations de santé publique — plus de fruits, légumes et fibres, moins de graisses saturées et de produits carnés transformés —, il semble logique que ce régime contribue à augmenter l’espérance de vie. Pour le confirmer, une étude californienne (Adventist Health Study 2) conduite par l’université de Loma Linda (États-Unis) a suivi pendant six ans plus de 96.000 adeptes de l’Église adventistes du septième jour, une branche du protestantisme surtout présente au Canada et aux États-Unis, dont les membres bénéficient d’une espérance de vie de 10 ans supérieure à la moyenne américaine. Et les résultats montrent que, parmi ceux-ci, les végétariens ont un risque de mortalité globale inférieur de 12 % à celui de leurs condisciples omnivores, les plus robustes étant les « pesco-végétariens » (qui mangent du poisson). De manière générale, les études épidémiologiques montrent que les végétariens souffrent moins fréquemment de maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, cancers et surpoids. Cependant, le lien de cause à effet direct avec l’alimentation reste difficile à définir car la plupart des végétariens ont aussi un mode de vie plus sain, consommant moins de tabac et d’alcool et pratiquant davantage d’activités physiques.

Gilles Lartigot, auteur du livre Eat, témoigne de son parcours et de ses prises de conscience sur l’alimentation moderne. Il expose plusieurs faits sur l’élevage industriel et les additifs chimiques, et nous donne quelques pistes pour adopter une alimentation plus saine pour notre corps et notre esprit. L’ouvrage Eat, original dans la forme comme dans le fond délivre un constat brut des dangers de notre alimentation moderne et de l’impact sur le développement des cancers, des AVC et des maladies chroniques, fléaux de notre société. Nos choix alimentaires définissent notre santé et conditionnent l’avenir de nos enfants. Le site de Gilles Lartigot : gilleslartigot.com

POSITIONS MÉDICALES ET SCIENTIFIQUES

Nourrissons, enfants en bas âge, femmes enceintes, sportifs, personnes agées : l’alimentation végétale est possible et bénéfique pour tous.

Association américaine de diététique

« L’Association américaine de diététique fait valoir que des alimentations végétariennes correctement menées, notamment des alimentations végétariennes ou végétaliennes intégrales, sont saines, adéquates sur le plan nutritionnel, et peuvent présenter des avantages dans la prévention et le traitement de certaines maladies. Les alimentations végétariennes bien menées sont adaptées à tous les stades de la vie, notamment aux femmes enceintes, aux femmes qui allaitent, aux nourrissons, aux enfants, aux adolescents ainsi qu’aux sportifs. » Association américaine de diététique (Académie de nutrition et de diététique)

Diététiciens du Canada

« Une alimentation végétalienne bien menée peut répondre à tous ces besoins. Elle est sûre et saine pour les femmes enceintes et qui allaitent, les nourrissons, les enfants, les adolescents et les personnes âgées. » Diététiciens du Canada

Service national de santé britannique

« Avec une bonne préparation et une bonne compréhension de ce qui compose une alimentation végétalienne saine et équilibrée, vous pouvez trouver tous les nutriments dont votre corps a besoin. » Service national de santé britannique

Fondation britannique pour la nutrition

« Une alimentation végétarienne ou végétalienne bien menée et équilibrée peut être adaptée sur le plan nutritionnel. Des études menées auprès d’enfants végétariens et végétaliens au Royaume-Uni ont montré que leur croissance et leur développement suivaient des courbes normales. » Fondation britannique pour la nutrition

Conseil national de la santé et de la recherche médicale (Australie)

« Les alternatives aux aliments carnés sont les noix, les graines, les légumineuses, les haricots et le tofu. Pour tous les Australiens, ces aliments améliorent la variété alimentaire et peuvent constituer une source précieuse et abordable de protéines et d’autres nutriments que l’on trouve dans la viande. Ces aliments sont aussi très importants pour ceux qui suivent des modèles alimentaires végétariens ou végétaliens. Les Australiens qui ont une alimentation végétarienne peuvent trouver tous les nutriments nécessaires si les besoins énergétiques sont comblés et si le nombre et la quantité appropriés de portions des Groupes de cinq aliments sont consommés tout au long de la journée. Pour les personnes qui ont une alimentation végétalienne, une supplémentation en vitamine B12 est recommandée. » Conseil national de la santé et de la recherche médicale

Ministère de l’agriculture des États-Unis

« Les alimentations végétariennes (voir contexte) peuvent satisfaire à toutes les recommandations concernant les nutriments. L’essentiel est de consommer des aliments variés et en quantité correcte pour répondre à vos besoins caloriques. Suivez les recommandations du groupe alimentaire correspondant à votre âge, votre sexe et votre niveau d’activité pour trouver la quantité adaptée de nourriture et la variété d’aliments nécessaires pour les apports en nutriments. Les nutriments dont les végétariens peuvent avoir besoin sont les protéines, le fer, le calcium, le zinc et la vitamine B12. » Ministère de l’agriculture des États-Unis

Fondation des maladies du cœur du Canada

« Les alimentations végétariennes (voir contexte) peuvent fournir tous les nutriments dont vous avez besoin, à tout âge, ainsi que d’autres avantages pour la santé. » Fondation des maladies du cœur du Canada

The Mayo Clinic (USA)

« Une alimentation végétarienne bien menée (voir contexte) peut satisfaire les besoins de personnes de tous âges, notamment les enfants, les adolescents et les femmes enceintes ou allaitantes. L’essentiel est de connaître vos besoins nutritionnels pour planifier une alimentation qui les couvre. » The Mayo Clinic

Direction générale de la santé du Portugal

« La discussion est lancée et passionne désormais les épidémiologistes, les médecins de santé publique, les nutritionnistes et autres professionnels de santé à propos des avantages de la consommation de produits végétaux et de leur rôle dans la prévention des maladies, principalement celles qui prévalent dans notre société : maladies cardiovasculaires, cancers, obésité et diabète. Les études montrent non seulement l’importance d’une consommation régulière d’aliments végétaux, mais également le fait qu’une alimentation reposant exclusivement sur ces produits protège aussi bien, sinon mieux, la santé humaine. D’un autre côté, nous savons aujourd’hui qu’une alimentation exclusivement végétarienne, si elle est bien menée, peut combler les besoins nutritionnels d’un être humain et peut être adaptée à tous les stades du cycle de la vie, notamment aux femmes enceintes et qui allaitent, aux nourrissons, aux adolescents, aux personnes âgées et même aux sportifs. » Direction générale de la santé du Portugal

Ministère de la Santé d’Israël

« L’utilisation de compléments alimentaires pour le nourrisson végétarien ou végétalien est la même que pour les nourrissons qui ont une alimentation carnée. Au moment du passage aux aliments solides, la prise d’aliments enrichis ou de suppléments particuliers peut être nécessaire pour éviter des carences. La supplémentation en vitamine D3 est conseillée pour tous les nourrissons à partir de la naissance, et la supplémentation en fer à partir de 4 mois, conformément aux directives du ministère de la Santé. » Ministère de la Santé d’Israël

Association des diététiciens d’Australie

« Les alimentations végétaliennes sont une forme d’alimentation végétarienne dans laquelle seuls des aliments végétaux sont consommés. Elles diffèrent des autres alimentations végétariennes du fait qu’aucun produit animal n’est consommé ni utilisé. En dépit de ces restrictions, avec une bonne préparation, il est possible de trouver tous les nutriments nécessaires à une bonne santé dans une alimentation végétalienne. » Association des diététiciens d’Australie

Canadian Diabetes Association

« Les études d’intervention ont montré que les Régimes Alimentaires à Base de Végétaux (RABV) étaient tout aussi efficaces, sinon plus, que les autres régimes alimentaires destinés aux personnes diabétiques pour améliorer le poids corporel, les facteurs de risque cardiovasculaire, l’insulinosensibilité, les concentrations d’hémoglobine glyquée, les marqueurs du stress oxydatif et les marqueurs rénovasculaires. De plus, les RABV dont l’acceptabilité par les patients se comparait à celle des autres régimes alimentaires destinés aux personnes diabétiques réduisaient les besoins en médicaments contre le diabète. » Canadian Journal of Diabetes

En quelques mois, les enquêtes de L214 dans plusieurs abattoirs français ont ouvert les yeux de nombreuses personnes sur le fait que tuer des animaux sera toujours un acte violent, source d’une grande souffrance.

Cette maltraitance touche chaque jour environ 3 millions d’animaux terrestres en France, et des centaines de milliers d’animaux marin. Or la qualité d’être sensible est reconnue aux animaux par la loi. Dès lors, comment accepter que des animaux – après une vie très souvent misérable dans un élevage industriel – soient entassés dans des camions, déchargés et poussés de force vers un lieu où ils se feront perforer le crâne et égorger, voire égorger en pleine conscience ? Comment accepter la terreur et la maltraitance routinière qu’on leur inflige ? Comment accepter les coups, ainsi que les sévices atroces que ces vidéos révèlent ? Un mouton qui se fait crever l’œil au couteau, un bovin qui agonise au sol durant de longues minutes, des animaux suspendus par une patte alors qu’ils sont encore conscients, des cochons qui se débattent frénétiquement dans leur alors qu’ils sont gazés : cela a lieu en France.

Peta France propose deux choses pour venir en aide aux animaux tout de suite :

  • Faire la transition vers une alimentation qui ne fait pas souffrir les animaux (végane) en commandant leur « Guide du végan en herbe ».
  • Partagez cet article avec votre entourage pour mettre un maximum de personnes au courant de la réalité des abattoirs et de l’alimentation à base de produits d’origine animale :

Pour les personnes intéressées par les alternatives nutritives, nous vous invitons également à vous informez avec Vegan Pratique.

Publications à télécharger

Vous trouverez ici de nombreuses brochures et fiches d’information vegetarisme.fr pour vous renseigner sur l’alimentation végétarienne. Ces documents sont mis gracieusement à votre disposition. Diffusion autorisée et même recommandée.

Pour commencer sans crainte à adopter une alimentation végétarienne ou engager votre entourage à le faire, voici quelques documents de référence à lire sans tarder.

Le Guide du végétarien débutant

Le Guide du végétarien débutant a été conçu pour vous accompagner dans votre démarche de végétalisation de votre alimentation. C’est donc LA brochure à lire par excellence pour vous lancer dans l’aventure végétarienne. Un nouvel art de vivre vous y attend.

Télécharger le guide du végétarien débutant

La santé

Grossesse et enfance

L’environnement

Autres

Pourquoi il nous est si difficile de changer d’avis

Un article issu du blog The Vegan Strategist de Tobias Leenaert (3 octobre 2016). Traduit de l’anglais par Alain Le Roux-Marini.

Notre capacité à changer d’avis est une chose admirable. Bien sûr, cela est parfois trop facile : sous l’emprise de dictateurs, de gourous ou de sirènes du marketing, certains peuvent acheter ce qu’on leur vend, sans pensée critique. Mais pour beaucoup d’autres, changer d’avis est bien plus difficile, surtout quand il s’agit de croyances fortes et profondément ancrées. Celles-ci peuvent être de nature morale (les OGMs, manger de la viande, dépenser beaucoup d’argent pour aller sur d’autres planètes… est-ce bien ou pas ?), ou factuelles (est-ce que manger de la viande, c’est sain ou non ? Y a-t-il de la vie sur d’autres planètes ? etc.)

Je suis très heureux quand certains, après avoir réfléchi à un problème ou à une question, disent soudain qu’ils ont changé d’avis à son sujet et qu’ils en ont maintenant une opinion complètement différente, parfois diamétralement opposée. Dans ce billet, j’ai voulu vous expliquer pourquoi, d’après moi, ceci est en fait rare. J’évoquerai trois problèmes qui se posent quand nous, ou d’autres, changeons d’avis :

  1. changer d’avis sur quelque chose, c’est difficile,
  2. on n’aime pas que les autres nous fassent changer d’avis,
  3. on n’aime pas admettre qu’on a changé d’avis et certainement pas que ce sont les autres qui nous ont fait changer d’avis.

Changer d’avis sur quelque chose, c’est difficile

Et pourquoi ? À la base, on aime bien que les idées et les opinions que nous avons déjà soient confirmées. On veut justifier ce que l’on pense déjà et on n’aime pas tout ce qui contredit nos croyances. C’est pourquoi on est bien plus enclin à remarquer les informations qui confirment nos idées, nos opinions (ce qu’on appelle le biais de confirmation). Autrement dit, si vous croyez à A plutôt qu’à B, vous allez probablement plus rechercher, trouver et croire les choses qui confirment A. Il va sans dire que ce biais de confirmation fait qu’il est plus difficile de vous faire changer d’avis. Faites cette expérience : quelle est la probabilité pour que vous (végétarien.ne ou végane) lisiez (et étudiez avec sérieux) un article intitulé « Trois arguments contre le véganisme » ? Vous direz peut-être que vous ne le lirez pas car, dans le cas du véganisme, il n’y a pas de bons arguments à opposer. Mais j’ai bien peur que cela ne démontre précisément votre biais de confirmation.

Changer d’avis sur le fait que manger des produits animaux, c’est bien ou mal est un vrai défi, parce que c’est un problème qui a des conséquences concrètes, dans la vraie vie (tout ne l’est pas : il se peut que nous ne soyons jamais confrontés à un sujet comme l’avortement, par exemple). Supposez que nous sommes des omnivores, qui en arrivons soudain à la conclusion que manger des animaux, c’est mal (c’est-à-dire qu’on vient de changer d’avis). Soudain, nous nous rendons compte que notre comportement n’est pas en phase avec nos croyances. La tension ainsi créée s’appelle la dissonance cognitive et la théorie de la dissonance cognitive dit que nous essaierons de résoudre cette dissonance (ce n’est pas une expérience agréable). Cela peut être fait de deux façons : 1. nous suivons notre nouvelle croyance et nous adaptons notre comportement (nous devenons végane). Ou 2. nous ne voulons pas devenir végane (on aime la viande), et nous adaptons donc notre croyance pour qu’elle soit compatible avec notre comportement. On dit des choses comme manger des produits animaux, ça n’est pas si mal, les animaux sont élevés pour ça, la viande que je mange provient d’animaux qui n’ont pas souffert, etc. Ceux qui veulent éviter de devenir végane feraient mieux d’ignorer complètement l’information végane. Ils peuvent ainsi éviter de changer d’avis et de comportement. Donc, une autre réponse à la question « pourquoi il est si difficile de changer d’avis ? » est que nous avons souvent un intérêt actif à ne pas le faire.

Permettez-moi de suggérer une solution à cette difficulté : nous devons rendre le changement d’avis plus facile en nous assurant que les conséquences négatives de ce changement seront aussi petites que possible (cf. ma conférence Making Compassion Easier, « Faciliter la compassion »). En d’autres termes, nous devrons apporter de réelles alternatives aux produits animaux, disponibles partout, à des prix compétitifs.

On n’aime pas que les autres nous fassent changer d’avis

Nous aimons tous nous considérer comme des individus adultes, mûrs, capables d’avoir leur propre opinion sur les choses. Nous n’aimons pas qu’on nous dise comment penser et nous valorisons notre autonomie, réelle ou perçue. Je me souviens d’avoir été dans une librairie avec un ami et de lui avoir montré un livre que je pensais qu’il aurait dû lire. Il le prit et, après avoir lu sur la couverture « Ce livre peut changer votre vie », il émit un grognement, dit “Ma vie, je la changerai moi-même, merci” et il reposa le livre.

Il y a déjà 350 ans, le philosophe français Blaise Pascal écrivait : “On se persuade mieux, pour l’ordinaire, par les raisons qu’on a soi-même trouvées, que par celles qui sont venues dans l’esprit des autres”. Cela vous est peut-être arrivé, quand vous avez essayé d’influencer ou de convaincre quelqu’un de quelque chose que vous croyiez, qu’il se braque encore plus et qu’il s’éloigne de vous.

Notre rôle serait alors d’aider les autres à découvrir les arguments qui les feront eux-mêmes changer d’avis, plutôt que ce soit nous (en leur disant que leurs opinions, leurs arguments sont incorrects). On peut faire cela surtout en leur posant des questions, comme dans la méthode socratique. Socrate, dans ses dialogues (transcrits par Platon), ne proposait pas à ses partenaires sa propre opinion, mais les poussait à exprimer leurs arguments, leurs doutes, leurs hypothèses, etc. en leur posant des questions. Quand quelqu’un défend la consommation de viande sur le principe que c’est ce que font aussi les prédateurs dans la nature, plutôt que de lui dire que ces prédateurs n’ont pas les principes moraux ou la possibilité de consommer des simili-carnés, pour les aider à se comporter différemment, on pourrait par exemple lui demander : vois-tu une différence entre les humains et les lions en la matière ?

On n’aime pas admettre qu’on a changé d’avis

J’ai commencé ce billet en disant combien j’admire ceux qui changent d’avis. Je suis aussi admiratif quand ils peuvent l’admettre en public. Cependant, ceci est très difficile pour la plupart des gens. On croit que montrer qu’on a changé d’avis est la même chose que d’admettre une erreur et que ça nous fait apparaitre faible, stupide, ou autre. C’est une question d’instinct de conservation et il s’agit aussi de sauver la face.

Combien de fois avez-vous entendu une personnalité publique, comme un politicien, dire qu’il avait changé d’avis ? Ils ont de bonnes raisons d’éviter de dire ça, car leurs auditeurs sont enclins à penser que les politiciens qui changent d’avis sont des gens sans consistance, avec des opinions changeantes et sans consistance (si cette personne a changé d’avis à ce sujet aujourd’hui, ne va-t-elle pas changer à nouveau demain, sur ce sujet ou sur un autre ?). On s’attend à ce que des personnes comme les politiciens soient bien informés dès le début et ne changent jamais d’axe une fois qu’ils en ont choisi un (nous serons cependant bien sûr ravis s’ils changent d’avis dans un sens qui nous convient). Ce qui fait que les gens se tiendront à une opinion, bien après avoir été convaincus qu’elle n’est pas correcte. Ceci vaut pour les politiciens, comme pour nos problèmes relationnels personnels.

Solution suggérée : étant donné qu’il est difficile d’admettre qu’on a changé d’avis, on peut tenter d’éviter qu’ils aient à l’admettre. Autrement dit, si on souhaite ardemment qu’une personne change d’avis de x à y, il vaut mieux qu’elle n’ait pas trop à défendre x. Dès qu’on entame une discussion sur x et y et qu’elle défend x, il sera encore plus difficile pour elle de choisir y plus tard. D’autant plus si on se présente comme le champion d’y, il lui sera encore plus difficile de changer, y étant associé à quelqu’un d’autre. Ce sera l’opinion de quelqu’un d’autre qu’elle a copiée (le deuxième problème étudié ci-dessus). On appelle ce qui se passe alors la polarisation : deux camps avec des vues opposées qui s’opposent encore plus, complètement braqués. Plus un camp défend sa position, plus il lui sera difficile de changer d’avis. Il me semble que cette dynamique est encore plus explicite quand deux personnes sont déjà en compétition : des frères et sœurs, des colocataires, des partenaires… qui débattent beaucoup.

À la base, l’autre devrait savoir que, dès qu’il changera d’avis, on ne l’assommera pas avec des “Tu vois ! Tu vois comme tu avais tort !” ou “Ah, tu as fini par m’écouter (et me permettre de t’influencer) !”. Essayez de vous assurer que l’autre ne perdra pas la face, qu’il n’aura pas à admettre sa défaite, car il n’y avait pas de bataille. Cela veut dire essayer de ne pas présenter un problème comme un conflit d’arguments, comme deux positions différentes et opposées. Montrer comment ce n’est pas tout noir ni tout blanc, comment l’autre camp partage déjà certaines de vos opinions et comment vous en partagez déjà certaines des leurs. Ainsi, dès qu’un camp changera d’avis, on n’aura pas l’impression qu’il a changé de camp (et qu’il devrait par conséquent avoir peur de perdre la face), mais qu’il a simplement intégré certains de vos arguments et voit maintenant les choses différemment.

Une autre chose qui peut aider les gens à ne pas perdre la face quand ils changent d’avis, c’est quand il y a un autre facteur (en dehors de vous) auquel ils peuvent attribuer leur changement. Les gens se méfient du changement, tant qu’ils craignent devoir reconnaitre que vous les avez influencés, mais ils le feraient plus aisément s’ils pouvaient l’attribuer, par exemple, à un changement au plan santé (leur docteur leur a dit quelque chose), ou parce qu’il y a maintenant un magasin bio à côté, ou qu’ils ont découverts qu’ils sont allergiques aux laitages… Tout ceci, et bien d’autres facteurs, peuvent offrir de bonnes raisons ou de bonnes excuses (peu importe) pour changer d’avis. Si vous découvrez qu’une telle raison existe, surtout, laissez-les l’utiliser, et n’insistez pas en disant que c’est *vous* qui avez été le facteur déterminant de leur changement d’avis.

Inutile de dire qu’être capable et prêt à changer d’avis est éminemment variable entre les individus. Certains peuvent être extrêmement bornés. Ou d’autres peuvent changer facilement d’avis dans certains domaines, mais pas dans d’autres. Certains sont doués pour changer d’avis au-delà des partis-pris. Ces gens sont 1. très rationnels ou 2. très mûrs, ou les deux. Les personnes rationnelles suivent ce qui leur semble correct. Ils sont largement au courant de leurs possibles biais et ils savent que ce n’est pas parce que c’est *vous* qui leur avez donné certains arguments qu’ils ne sont pas vrais et qu’ils ne devraient pas les évaluer soigneusement. La maturité les aide à reconnaitre votre influence sans se sentir nullement humilié ou inférieur. Les personnes mûres n’ont pas peur de paraître faibles.

On peut en général estimer que sur les grands problèmes, comme la consommation de viande, il n’est pas facile de changer d’avis. Et pourtant, c’est possible. Je pense qu’idéalement notre rôle est celui d’une sorte de coach qui aide à démêler les arguments et les idées que les autres ont déjà, plutôt que de leur dire comment penser.

16 faits qui montrent comment devenir végan aide à arrêter le changement climatique

  1. Dans les estimations basses, l’élevage est responsable de plus de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre.
    C’est à peu près l’équivalent des émissions provoquées par tous les transports à l’échelle mondiale (voitures, avions, trains et bateaux combinés).
  2. L’élevage d’animaux est responsable de 65 % des émissions de protoxyde d’azote.
    Le potentiel de réchauffement climatique du protoxyde d’azote est 296 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone. Oh, et il peut rester jusqu’à 150 ans dans l’atmosphère…
  3. Vous voulez contredire l’ONU ?
    L’ONU admet que l’élevage est « l’un des deux ou trois principaux responsables aux problèmes environnementaux les plus graves, à toutes les échelles, du local au planétaire ».
  4. La consommation de viande est considérée comme l’un des causes principales de l’extinction contemporaine des espèces.
    Au fur et à mesure que les terres sont mises en culture pour le pâturage ou la production d’aliments pour les animaux d’élevage, la vie sauvage recule.
  5. Les vaches produisent 568 milliards de litres de méthane par jour.
    Ça sent mauvais pour le climat !
  6. Les émissions de gaz à effet de serre d’origine agricole devraient augmenter de 80 % d’ici 2050.
    Si nous n’agissons pas maintenant, ces problèmes vont s’aggraver. Considérablement.
  7. Les produits d’origine animale comptent pour 27 % de notre empreinte en eau.
    Pourtant, 1,2 milliards d’humains – presque un cinquième de la population mondiale – font face à des pénuries d’eau.
  8. Il faut 7500 litres d’eau pour produire un steak.
    Produire la même quantité de pâtes ne nécessite que 925 litres.

  9. Les animaux d’élevage et les cultures pour les nourrir couvrent un tiers de la surface non-gelée sur Terre.
    Devenir végan pourrait littéralement changer l’apparence de notre planète.
  10. Un élevage laitier avec 2500 vaches produit la même quantité de déchets qu’une ville de 411 000 habitants.
    Les énormes fosses à purin peuvent émettre des gaz toxiques, contaminer l’eau, héberger des agents pathogènes et tuer la vie sauvage.
  11. Trois quarts des zones poissonneuses sont surexploitées ou taries.
    La pêche industrielle vide les océans, littéralement.
  12. Pour chaque kilo de poisson pêché, jusqu’à 5 kilos d’animaux marins sont également capturés puis rejetés.
    Ils sont appelés « prises accessoires » : dauphins, requins, tortues font partie de ces victimes « accidentelles ».
  13. L’élevage est responsable de 80 % de la déforestation amazonienne
    L’élevage est une cause majeure de déforestation. Vous pouvez sauver ce poumon de la Terre et les animaux qu’il abrite tout simplement en laissant les animaux hors de votre assiette.
  14. Quelqu’un qui adopte un mode de vie végan produit 50 % de dioxyde de carbone en moins qu’un mangeur de viande et n’utilise comparativement qu’un onzième du carburant, un treizième de l’eau et un dix-huitième de la surface.
    Faites le calcul. Alimentation végane l’emporte sur alimentation carnée.
  15. Les animaux d’élevage du monde entier consomment l’équivalent des besoins caloriques de 8,7 milliards d’humains, soit plus que la population humaine totale.
    Si nous mangions directement les céréales plutôt que de les transformer par les animaux d’élevage, il y aurait largement assez de nourriture pour vaincre la faim dans le monde.
  16. Produire des protéines avec des poulets nécessite trois fois plus de terres que de produire des protéines avec du soja.
    Quant aux protéines issues des cochons, elles nécessitent neuf fois plus de terres. 32 fois pour celles issues du bœuf.
Note :
Le végétarisme est une règle de vie qui ne doit pas être imposée, sous peine de déséquilibres aussi bien psychiques que physiques. Cette intention nécessite une mûre réflexion qui doit aboutir peu à peu à une décision librement consentie. Car il ne suffit pas de simplement supprimer la viande des repas; pour préserver un équilibre alimentaire il est indispensable de remplacer la viande par diverses protéines végétales.
Il est important que ces modifications s’effectuent en connaissance de cause, dans l’harmonie, et comme étant le résultat d’un libre choix. Les motivations personnelles et l’état d’esprit sont des facteurs déterminants pour la réussite de ce choix. 

Source : vegetarisme.fr / vegan-pratique.fr / sciencesetavenir.fr / vegetarisme.fr / petafrance.com

Publicités

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :