Selon le dernier rapport de WWF, en 40 ans la moitié des animaux ont disparu et les deux tiers de la population des vertébrés pourraient disparaître d’ici 2020. Un déclin très inquiétant qui menace la survie des espèces et la nôtre. Bonne nouvelle, il est encore possible d’agir.


La planète va mal et la fin est sans doute proche pour les animaux vertébrés. C’est la nouvelle inquiétante que dévoile le rappport « Planète Vivante » de l’ONG environnementale WWF. La dégradation des écosystèmes s’est intensifiée avec une chute de la population des vertébrés (poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles). En plus de mettre en péril la biodiversité, le déclin menace la survie des espèces ainsi que celle de l’homme. WWF tire la sonnette d’alarme et pousse à agir dès à présent.

Selon Planète vivante 2016, l’humanité se met en danger elle-même

Mesurer l’évolution des populations d’espèces vertébrées du monde entier n’est pas chose aisée, et pour ce faire, le WWF s’appuie sur deux critères reconnus :

  • l’indice Planète Vivante, mesuré par la Société zoologique de Londres sur la base des données scientifiques collectées sur 14.152 populations appartenant à 3.706 espèces d’animaux vertébrés à travers le monde, fait état de la biodiversité en calculant la variation moyenne de leur abondance au fil du temps ;
  • l’empreinte écologique, un indicateur qui calcule l’aptitude de la planète à subvenir aux besoins de l’humanité. Chaque année, il détermine le moment à partir duquel les ressources naturelles consommées par l’homme dépassent leur capacité de renouvellement en un an  : le fameux Jour du Dépassement. En observant les chiffres des dernières décennies, on se rend bien compte que ce jour arrive un peu plus tôt chaque année, preuve que nous consommons bien plus de ressources que la Terre ne peut en produire.
L’Homme détruit le capital naturel sur lequel il est assis et sans lequel toute prospérité est tout simplement impossible. Notre Rapport Planète Vivante montre que l’effectif des populations de mammifères, de poissons, d’oiseaux, de reptiles et d’amphibiens a chuté de 58 % en l’espace de 40 ans. Nous devons au plus vite passer de cette période de grande régression à une réconciliation de l’Homme avec la nature et donc de l’Homme avec lui-même. »
Pascal Canfin, directeur général du WWF France

Nos systèmes alimentaire et énergétique à revoir

Selon le rapport Planète vivante 2016, la perte de biodiversité et le déclin des espèces seraient principalement dus à la pression agricole internationale. Surexploitation des espèces et des terres, appauvrissement des sols, pollution (intrants chimiques, transports…), provoquent la dégradation quasi généralisée des habitats, et pèsent lourd dans la balance : « à elle seule, l’agriculture occupe environ un tiers de la surface terrestre totale, est la cause de 80 % de la déforestation mondiale et pèse pour près de 70 % de la consommation d’eau », or « 75 % de la nourriture mondiale est produite à partir de 12 plantes et cinq espèces animales seulement ».

Les plantes et les animaux sauvages sont concernés, mais le rapport rappelle également que le nombre d’êtres humains victimes de la détérioration de l’environnement va également croissant. Il désigne comme causes profondes de nos comportements non responsables : les modes de consommation et de production destructeurs, une gouvernance défaillante et la planification économique à court terme.

Les espèces disparaissent à un rythme sans précédent. Et ce phénomène ne concerne pas seulement les espèces emblématiques que nous adorons tous, mais toute la biodiversité, dont dépend la bonne santé des forêts, des fleuves et des océans […]. Nous disposons des outils qui peuvent permettre de résoudre le problème auquel nous sommes confrontés : il faut maintenant les mettre en action sans plus tarder si nous tenons sérieusement à préserver une planète vivante pour notre survie et notre prospérité. Plus nous irons loin au-delà des limites de la Terre, plus nous compromettrons notre propre avenir.
Marco Lambertini, directeur général du WWF International

Ainsi, la dernière édition du rapport Planète Vivante montre bien la gravité de la situation mais avance aussi que les solutions sont à portée de main pour envisager une planète résiliente pour la nature et pour l’homme.

Pour parvenir à un développement économique soutenable, il nous faut repenser de toute urgence notre manière de produire et de consommer : la réforme de nos systèmes alimentaire et énergétique doit débuter dès maintenant, des engagements globaux être pris pour lutter contre le changement climatique, protéger la biodiversité et soutenir le développement durable… Ou nous courrons à notre perte.

Consultez le rapport Planète vivante 2016 complet


Source : bioalaune.com / consoglobe.com

Publicités

Laisser un commentaire